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Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé]

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MessageSujet: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Jeu 12 Fév 2015 - 18:16

Quel ennui... Tu ne savais plus quoi faire Shô... Mark était parti de la maison depuis plusieurs jours pour aller voir un ami. Un ami malade, un mal se nommant la mort. Le vieil homme qui t'entraînait et t'hébergeait le connaissait bien et il voulait être à son chevet. Pour un adieu et un remerciement pour sa présence et son amitié, sûrement. Le vieil homme restait discret sur ses connaissances diverses et vairées.

Mais toi mon cher Slayer, tu t'étais installé là, dans la guilde qui a trahi son serment de fidélité au royaume. Te trouvant assis sur une chaise en bois dans la pièce principale, le corps écrasé sur une table ronde faisant face à ce qui te permettait de t'asseoir. Les bras croisés, la tête couchée sur les avant-bras. Tu t'ennuyais profondément et cela se voyait grâce aux bâillements que tu laissais sortir de ta bouche, un petit, fin et très léger nuage de poison en prime s'échappait en même temps. Ce même nuage presque invisible arrivait tout de même à faire tousser les personnes qui avaient le malheur de passer trop près de ton corps avachi.

Tu te demandais ce que tu pouvais faire, ce que tu voulais faire pour te bouger un peu, mais ta tête était beaucoup trop remplie de vide. Le vide des conversations, des rires gras ou sadiques. Le vide de l'inaction, un vide de nature étrange, car il bourrait sa tête tout en la laissant cette impression de manque, d'absence. Même dans cet état second, tu pouvais discerner des timbres familiers. Un psychopathe, un dingue, un meurtrier, un pauvre type qui ne savait même pas pourquoi il était resté à Thunder Light, un vantard... Oh la liste était longue...

Tu te souvenais de chacun d'eux, pas grâce à une magie de mémoire, non, il n'y avait nul besoin de magie pour ça. C'était plus le résultat d'une observation régulière, journalière. Ton sens de l'observation te servait bien dans ce genre de domaines ! Mais parfois, même la personne la plus patiente finissait par se lasser de la quiétude oppressante d'un lieu comme celui où tu te trouvais.

Tu te sentais bien dans la guilde d'autrefois. Lorsque tu fermais les yeux, cherchant à la revoir, cherchant à oublier tous ces évènements déplorables. Tu peinais à supprimer de ton esprit aussi perméable aux débats qu'une éponge l'était à l'eau, la quantité de personnages infréquentables qui se gaussaient de blagues ringardes et de récits de batailles sanguinaires.

Ils étaient fatigants, épuisants de négativité, lassants de violence et écœurants avec leurs histoires de meurtres... Comme si c'était un acte dont on pouvait se glorifier. Tu les voyais comme des horreurs, des êtres immondes ramenés par un type complètement dingue, mais dingue dans le mauvais sens du mot. La grande majorité des types peu recommandables de la guide ayant fait leur apparition suite au passage de Thunder Light, ils étaient pour la plus part très forts, donc les chercher était une chose à rayer de ta liste des idées idiotes à faire.    

Tu rouvris les yeux, cherchant du regard une personne normale, calme, paisible, une personne qui pouvait sembler un minimum saine d'esprit. Oh, tu pouvais en voir un peu partout, car il y en avait beaucoup. Bon, ''beaucoup'' pouvait être exagéré comme mot, mais cela ne changeait rien au fait que ces brebis égarées existaient belle et bien. Pauvres victimes de la folie d'un homme. Cette guilde était une sorte de mixte entre le Bien et le Mal.

Ton esprit se baladait ainsi, cherchant un rien pour se divertir un peu. La possibilité d'engager la discussion avec quelqu'un pouvait sembler être bonne, mais tu n'en fis rien. Tu avais déjà épuisé cette possibilité une heure auparavant avec un type qui se plaignait de la difficulté des missions, un type presque normal dans sa psychologie.

Tu n'étais pas très populaire ici, mais tu n'étais pas non plus le type le plus détesté. Il y avait bien pire, d'autant plus que ton sourire charmeur et ton discours hypocrite parfaitement maîtrisé te permettaient d'être d'accord avec tous ceux qui étaient ouverts à la discussion.

Malgré le fait que tu essayais de ne pas trop parler avec les personnes que tu définissais de ''malfaisante", il y avait un type parmi les puissants membres qui t'intriguait. Pas sur le fait qu'il t'était sympathique, bien au contraire, mais par son incroyable caractère. Un caractère horrible, insupportable pour toi, mais qui pourtant, te donnait une impression étrange. Rainer Akusei. Un Dragon Slayer lui aussi, doté d'une forte personnalité et d'une férocité sans noms pour ses cibles et ces collègues, il n'avait peur de rien, il le portait sur lui. Tu ne pouvais pas le supporter et pourtant, il avait quelque chose de magnétique. Peut-être enviais-tu son assurance et sa force ?

Tu l'avais vu arriver le jour de la trahison de la guilde d'Oak, te forçant ainsi à voir d'emblée ta plus grande faiblesse : Tu n'étais qu'un petit gars, bien faible à souhait face à une armée de guerrier sanguinaires plus puissants les uns que les autres.

Pourtant, tu fus l'un des seuls membres du ''Bien'' à rester malgré ta farouche opposition à ce changement. Tu étais peut-être un faible, mais tu n'allais pas fuir, tu allais combattre de l'intérieur. Une folie, mais passons le détail.

Ainsi, tu restais assis à vagabonder par ton esprit de sujet en sujet, sans liens entre chacun d'entre eux. Affalé, tu attendais, sans vraiment savoir quoi, sans vraiment savoir pourquoi, mais tu attendais.

Depuis trois jours déjà ton maître de l'art de l'épée avait quitté son domicile. Tu t'étais déjà entrainé toute la matinée à toujours répéter les mêmes mouvements comme le refrain d'une musique lancinante, comme tu le faisais souvent d'ailleurs. L'on ne pouvait passer ses journées à s'entraîner à l'épée sans vouloir ne serait-ce qu'une fois se mesurer à un défi permettant de voir de démontrer ses capacités, pas à une personne tierce, mais à toi-même. Tu pouvais analyser le comportement d'une personne dans les grandes lignes, alors tu devais pouvoir déceler tes propres failles dans. Non ? Après ton entraînement, tu étais allé dans la guilde pour prouver que tu n'avais pas de répulsion et donc que tu étais toujours d'accord avec les idées de Celcius. Mais ce n'était que ce que tu pensais renvoyer comme image. Et après comme je l'ai dit plus précédemment, tu t'étais mis à discuter avec un membre pour après finir sur ta chaise et ta table.

Le manque d'action te rongeait. Le problème était que tu n'avais pas la volonté de vouloir faire une mission à l'autre bout du pays pour au final n'avoir comme seule récompense qu'un paquet de stupides pièces de monnaie... Qu'est-ce que ces Jewels avaient de si... Attrayant. Tu ne pouvais pas les voir en peinture et pourtant, tu devais faire avec.

Parfois, tu te demandais s'il ne fallait pas changer ce système inégal, pourri jusqu'à la moelle. Des gens mourraient tous les jours pour un paquet de biffetons. Tu partageais l'avis de ton senseï : « L'argent n'est que la preuve que l'Homme n'est pas assez évolué pour vivre en société ». Alors quand on venait te parler de la capacité de l'humain à vivre en communauté, tu ne pouvais faire autrement que de réprimer une envie d'en coller une à la personne qui osait raconter une ânerie pareille.

Alors que tu divaguais encore et encore dans le monde merveilleusement chiant des pensées hasardeuses, un membre de ta guilde vint te trouver et de sa voix rauque te fit part de la volonté de Celcius de te voir.

Tes yeux montrant encore ton état de semi-conscience furent subitement transformés en yeux de surprises. Tu ne pouvais t'empêcher de penser :

*Mais qu'est-ce qu'il me veut encore celui-là.*

Eh oui, toi qui ne pouvais le supporter, tu devais te faire à l'idée qu'il était ton supérieur et que te demander quelque chose devait forcément impliquer une possibilité de devoir faire un truc à l'encontre de ton éthique. Mais bon, tu pris tout de même la peine de reformer ton joli sourire et ton regard joyeux. Remerciant poliment l'homme musclé t'ayant informé, te levant sans convictions pour te diriger vers le bureau du maître.

Toi qui ne pouvais plus le considérer comme un allié, tu allais devoir défendre ton bifteck contre ce barbu.

Frappant trois fois à la porte menant à son lieu de travail, tu entendis la voix de cet homme te dire d'entrer en prononçant ton nom. Même s'il t'avait fait appeler, cela pouvait être quelqu'un d'autre... Pouvait-il sentir que c'était toi ? Etait-ce juste de la logique ? Tu ne le savais pas.

Tu n'avais plus qu'à pousser la porte et entrer, ce que tu fis d'ailleurs. Refermant la porte derrière toi, tu te mis dans une bonne disposition mentale pour jouer ton rôle de gentille fourmi ouvrière faisant tout ce qu'on lui demandait. Tu faisais un sacrifice énorme pour ton but ultime. Le sacrifice de faire semblant d'approuver tous les choix de ce traître pour le but ultime de mieux le détrôner.

Tu ne voulais pas lui succéder, tu n'en avais aucune envie. Ce que tu voulais, c'était rendre à la guilde sa gloire d'antan, son brillant. Mais si tu n'y parvenais pas, alors tu la détruirais de tes propres mains. Voilà l'idée. Quel programme ! Est-ce utile de rajouter ''irréalisable'' ?

Pour en revenir à action présente, le maître Celcius te demanda d'approcher et de lire le contenu d'une feuille de papier. A première vue, un simple document, peut-être une mission. Pas de chance ! Il s'agissait d'une lettre de menace ! Plus précisément, une guilde du nom de Shadow Panther voulant détruire Thunder Light. Cette guilde inconnue donnait sa position géographique afin de défier ouvertement la guilde de l'aigle.

Outre le fait que le papier était bourré de fautes et était très mal écrit, le contenu en lui-même était ridicule. Des types voulant combattre l'une des plus puissantes guildes de Fiore... Tu fis part de tes pensées quant à ces mages un petit peu trop sûrs d'eux à l'homme assis derrière sa table de travail.

Celui-ci ne put qu'acquiescer. Oh, crois-moi, tu n'es pas au bout de tes surprises, car le voilà qui se mit à te confier une mission. En effet, étant donné que Thunder' avait beaucoup de problèmes à régler et qui étaient pour la plus part autrement plus importants, il te demanda d'aller te charger d'eux. Sans personne d'autre que ta petite personne pour régler leur compte.

Devant une telle demande, tu en vins à sourire nerveusement. Cela te rappela une vieille expérience n'est-ce pas Shô. Quand tu avais été invité à rejoindre une Guilde noire. Celle que tu as tentée de combattre seul et où Mark t'a sauvé d'une mort inéluctable. Tu voyais en cette mission une sorte de revanche sur le passé et peut-être même une possibilité de te faire quelques informateurs si tu pouvais manipuler ces guignols.

Ainsi, tu mis fin à ce sourire nerveux peu sérieux pour le faire devenir amusé, tu fis comprendre à ton interlocuteur que tu acceptais la mission. Il en fut ravi et alla même jusqu'à te promettre une récompense en Jewels, comme une véritable quête de panneau.

Tu te mis à tourner les talons avant de te faire interpeller par l'homme qui te servait de patron. Il voulait te préciser que, l'espace d'un combat, tu avais l'honneur de Thunder Light sur les épaules. Comme n'importe quel idiot dans ces cas-là, tu le questionnas sur son choix, pourquoi toi ? Il répondit simplement qu'il t'avait vu t'ennuyer depuis plusieurs jours et que c'était du gâchis de ne pas utiliser le potentiel d'un Dragon Slayer pour éloigner de possibles menaces pour la guilde d'Oak. Il rajouta que lors de ton entrée à Thunder', tu avais dit que tu souhaitais être utile à la guilde, si celle-ci en avait besoin.

Il croyait que tu pouvais oublier ce qu'il avait fait de cette même guilde qu'il voulait que tu défendes et gentiment de faire avaler qu'il te donnait une mission parce que tu semblais t'ennuyer ? Te prenait-il pour un idiot ? Bah, s'il voulait t'écraser, il pourrait le faire en un claquement de doigts.

Peut-être faisait-il ça pour tester ta volonté de servir SES intérêts, ou alors voulait-il te stimuler pour te forcer à te battre contre les panthères avec d'autant plus de conviction pour lui prouver qu'il avait raison de vouloir te faire confiance. Ou alors il y avait autre chose de plus subtil que tu n'arrivais pas à saisir. Ce que Celcius pouvait t'énerver par moment. Enfin, plus que d'habitude. Tout ce que tu savais, était que tu devais faire en sorte de pondre un joli plan pour tirer tes marrons du feu et des deux côtés du tableau.

Bien, ainsi avec ton lot de questions, d'interrogations et de plans foireux, tu te mis en chemin. Vers chez-toi bien sûr ! Shadow Panther se trouvait vers la forêt boréale d'après le papier que tu avais lu et que le barbu t'avait laissé. Ce n'était pas porte à-côté. Toi qui ne voulais pas partir à je ne sais pas combien de kilomètres, tu étais servi mon ami !

Rentrant dans la maison, tu pris toutes tes affaires afin de pouvoir subvenir aux possibles besoins de la mission. Ce que tu voulais, c'était faire de cette guilde d'idiots prétentieux des alliés cachés. Toi qui t'ennuyais il y a quelques minutes, tu te retrouvais avec un groupe de mage complet à abattre, battre ou juste convaincre. Pour le moment, il était préférable de ne pas faire de plans sur la comète et d'attendre d'être sur place.

Tu fus tout de même assez prévoyant, en écrivant sur un papier à Mark que tu partais en mission. Un petit mot afin d'éviter qu'il ne se pose des questions inutiles. Pour le reste, tu ne voulais pas t'encombrer d'une sacoche pleine à craquer. Ton katana à la ceinture, un bout de chocolat bien noir entre les dents, un porte-monnaie dans la poche et une fiole de poison dans l’autre allaient largement suffire. Le reste, tu le prendrais directement à Yuyama, la ville la plus proche du lieu de rencontre inter-guildes.

Tu avais envie de te pousser dans tes retranchements, comme pour voir si le fait d'être aux pieds du mur te permettait d'obtenir un plus grand ressenti des choses t'environnant, une plus grande volonté de vaincre. Au dernier moment, tu te dis qu'il te fallait une boussole pour savoir où aller, exactement, bonne initiative. Tu l'utiliseras pour trouver une porte de sortie quand les mages de la panthère de l'ombre seront en train de te mettre en charpie. Oups... Je n'ai rien dit.

Donc ! Tu sortis et partis de chez-toi en quête du groupe à éliminer ou à rallier à ta cause. Tu ne te faisais pas beaucoup d'illusions, surtout quant à la difficulté du combat qui allait obligatoirement avoir lieu, mais parfois l'optimisme pouvait être une arme faiseuse d'idées géniales. Tu savais que Celcius n'avait pas tout dit, qu'il avait une idée derrière la tête, mais tu ne savais pas quoi et tu le sauras probablement jamais. Il savait que tu n'étais pas le plus fort. Peut-être t'avait-il demandé parce qu'il n'y avait personne d'autre de disponible... C'était sûrement ça ou peut-être était-ce vraiment une épreuve de fidélité et obédience totale ou alors...?

Arrêtes de réfléchir comme si tu étais Sherlock Holmes, ça ne te va pas du tout... Pour en revenir à nos moutons, je puis te dire mon cher Shô, que malgré ton premier élan de courage pour traverser tout Fiore à pieds, tu te rendis compte de l'absurdité de son entreprise. Voilà une bien sage décision de prendre le train, même si tu allais devoir te remettre de tes émotions avant de jouer le ''Survivants de la bataille ultime''.

Ce périple en train passant par une chaîne montagneuse et le résonnement te forçant à prendre ce fichu mode de déplacement, te rappelaient ton petit voyage à Cliver et ta rencontre avec le Water God Slayer. Sacré mage celui-là. Tout ceci pour dire que tu n'avais aucune envie de te retrouver avec le vertige et le mal des transports en plus du froid et d'un combat proche de l'impossible. Même si ça te semblait faisable, toi, le joyeux idiot. Oh oui, tu avais appris la leçon. Ainsi donc, tu tirais les rideaux pour ne pas pouvoir voir au travers de la fenêtre. Tu pris place dans la position la plus confortable possible pour résister aux mieux, et malheureusement en vain aux effets dévastateurs que les engins de transports avaient sur toi, espérant ne pas ressembler à un résidu de Pourfendeur de Dragon malade.

L'idée était de prendre le train jusqu'à Yuyama et boucler le reste du chemin à pieds avec un manteau bien chaud, lui-même acheté dans la ville aux bords des chaînes de Yu. Comme la nuit allait probablement déjà être tombée à ton arrivé là-bas, tu pensais déjà à l'idée de trouver un hôtel ou une auberge.

Je ne décrirai pas le nombre incalculable de fois où tu as été malade, je tiens à préserver l'intégrité stomacale des lecteurs. Je peux te dire qu'au moins, tu as fait preuve de courage en descendant du train tel un asticot malade à moitié écrasé, vraiment. Et comme prévu, la beauté de Yuyama n'avait d'égale que le froid perçant qui y régnait. La nuit déjà bien avancée qui embellissait l'ensemble couplé à un vieux dicton : L'équilibre des choses apparaît lorsque chose positive est contrebalancée par une négative et vice-versa. Retiens bien, jeune guerrier. J'hésite à rajouter rampant à te voir comme ça.

Tout se déroulait comme tu le voulais. Tu avais acheté une parka totalement noire dans une petite boutique non loin de la gare, après avoir récupéré un peu de ta forme. Tu pus de ce fait partir en direction du centre de cet ensemble de bâtisses toutes plus intrigantes les unes que les autres. Cette région de Fiore avait la réputation d'être très froide, mais aussi d'être majestueuse grâce à cette agglomération. Il y avait des constructions qui semblaient venir d'une époque contemporaine au reste du pays et en même temps, totalement différente. Après avoir fait le strict minimum de tourisme, tu pus trouver un hôtel pas trop cher et dormir avant ton périple qui promettait d'être rude, très rude.

Le lendemain, tu repartis aux premières lueurs de l'aube afin d'accomplir ta mission et si possible la retourner à ton avantage.

Le matin. Il faisait froid, tu avais froid. Marcher dans la neige millénaire avec une simple parka, un manteau, une jaquette et une chemise, quelle idiotie ! Tu voulais être aux pieds du mur ? Bravo, tu y es arrivé, applaudissons notre Slayer complètement marteau !

Etrange. Tu ne te plaignais pas, c'était presque comme si tu acceptais ton sort, voulant recevoir la totalité du jugement, arrêter de te plaindre l'espace d'un combat. Tu avais commis une erreur et telle était ta punition, la punition de t'être pris pour quelqu'un de plus fort que tu ne l'étais. Tout comme ton maître des arts samurai te l'enseignait : « Quand tu te trompes, n'attends pas que l'on t'aide, essaie de t'aider tout seul, après on verra. » C'était vrai, mais bon, se faire aider n'était pas si mal non plus ! Tu allais profiter de ce combat pour de venir plus fort. Et ce, dans tous les sens du mot. Plus Fort !

Mais étrangement, malgré ton corps qui se réchauffait tant bien que mal en utilisant la chaleur émise par ta marche, tu pus adapter peu à peu ton corps à la température ambiante, même si tu frissonnais et te gelais toujours les miches comme dans un congélateur.

Crois-moi, tu n'as plus le temps de t'occuper du froid.

Les aurores boréales présentent au loin dansaient, montrant la violence du combat entre les rayons telluriques et les rayons cosmiques. Seuls des êtres inconscients voudraient se mettre en dessous. Et pourtant, tu étais là. A sentir le danger de plus en plus proche. Bien entendu, je ne parlais pas du danger des aurores, mais celui des crocs de la panthère. C'était certain, ils allaient jaillir pour mordre le dragon, mais quand, et surtout, comment les éviter ? Tu étais presque arrivé au point indiqué sur la lettre de menace. Tu avais bien fait de la prendre avec toi en fin de compte.


Cette sensation, tu la connaissais bien, le stress intense, l'adrénaline montante. Le froid cachait les odeurs que ton odorat pouvait sentir, les diluants. Ton corps se réchauffait, le stress faisant monter ta température.

Si cette guilde voulait décider de t'attaquer, elle serait en position de force, sachant qu'elle avait l'aurait l'avantage de connaître le terrain et d'être plus nombreux. Tu le savais très bien et surtout, tu savais que rien n'était plus efficace qu'un bon plan foireux pour déjouer des pièges réfléchis. Du moins, c'était la théorie.

Tu y étais presque, à quelques centaines de mètres, un bâtiment se dessinait, c'était trop loin pour que tu puisses le décrire. Tu avais le sentiment que ton épée allait devoir être dégainée et sur le champ !


Dernière édition par Shô Weissdren le Sam 28 Mar 2015 - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 17 Fév 2015 - 11:39

Voilà maintenant plusieurs heures que le dragon de Thunder Light luttait contre le climat hostile de la région. Mais pas en vain, son objectif venait d’apparaitre dans son champ de vision sous la forme d’un chalet en bois des plus classiques. Hormis l’énorme sculpture glacée en forme de panthère trônant sur le toit, rien ne pouvait laisser penser que ce bâtiment habitait une guilde noire en pleine expansion. Les mages de celle-ci n’étaient peut-être pas encore au niveau de ceux de la guilde n°1 de Fiore (ex-æquo), mais ils possédaient l’avantage du terrain. Et ils comptaient bien l’utiliser ! Voilà maintenant plusieurs minutes que le venimeux dragon était suivi, les longs manteaux blanchâtres permettaient aux panthères de se camoufler parfaitement dans le décor. Positionnées et prêtes à l’action, elles n’attendaient plus que le signal pour refermer leur mâchoire sur l’intrus. Ce dernier vint sous la forme d’une chouette harfang de belle taille son cri retentit, résonnant dans le calme ambiant. Il était temps…

Un grondement vint faire trembler la terre, il enflait lentement tandis que les flots de neige se rapprochaient de Shô. Une avalanche surgit de nulle part s'abattit sur le dragon, le recouvrant sous deux bons mètres de neige. C'est ce moment que choisit une chimère aux proportions hors normes pour venir se positionner dans les cieux, à la verticale du cercueil enneigé. Sa gueule pleine de crocs s'ouvrit en grand laissant échapper un nuage de gaz fortement toxique. Puis sans crier garde, la créature vomit une sphère enflammée à l'endroit où le dragon était supposément enterré. Vous en voulez plus ? Une silhouette sortit lentement du chalet puis s'immobilisa à la limite de la neige. Un golem de glace apparut, fonçant droit sur le lieu de l'affrontement tandis que le rire de son créateur se faisait entendre. Un seul ennemi contre toute une guilde ? À quoi pensait le maître de Thunder Light en confiant une telle mission à un homme seul... Les choses se présentaient mal et l'avenir du dragon venimeux semblait incertain.

La chimère vint se placer à la verticale du maker tandis qu'une ombre enneigée se rapprochait de ses deux acolytes. Les trois protecteurs de Shadow Panther, le trio magique, la dream team... Tant de titres autoproclamés pour ses trois mages gonflés d'orgueil. Malgré ça, les sous-estimer serait une erreur fatale pour Shô et sa riposte devrait être à la hauteur pour les pulvériser. Ils étaient le seul et unique barrage entre l'intrus et leur maître.



____________________________________________________________________________________


- Tu te trouves face à trois adversaires habitués à se battre en équipe.
- Un mage possède une magie basée sur le contrôle de la neige (600PPs), il combattra à distance en se dissimulant du mieux possible.
- Un mage possède le Take Over Beast Soul avec comme forme complète une chimère contrôlant le feu (600PPs), il combattra dans les airs autant qu’au corps à corps qu’à distance.
- Le dernier des trois est un Ice Maker avec des créations dynamiques uniquement (600PPs). Son golem de glace te fonce dessus à l’heure actuelle.

Bonne chance o/
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Ven 27 Fév 2015 - 18:31

Marchant dans la neige, mes bottes s'enfonçaient de plusieurs centimètres dans ce manteau blanc immaculé, tandis que mon corps frissonnait presque toutes les dix secondes à cause de la température ambiante. Ce n'était vraiment pas le même climat qu'à Oak. J'étais loin, très loin de chez-moi et surtout très loin de toutes aides quel qu’elles soient. Tandis que mon corps tremblait de froid et que ma tête faisait de légers mouvements de droite à gauche, probablement par réflexe pour tenter de créer de la chaleur par le mouvement, je pus voir au loin un bâtiment se dessiner de mieux en mieux. Ce n'était pas digne d'un roi, ni même de moi. Un chalet en bois tout ce qu'il y avait de plus normal et de plus simple. La seule chose qui le rendait différent, c'était cette statue gelée sur le toit, la sculpture d'une panthère.

Pas besoin de vous faire un dessin, vous aviez déjà compris la chose en même temps que moi : Shadow Panther. Leur repère, leur quartier général était juste à portée de vue. Il fallait admettre que ce bâtiment était très adapté pour les mages y résidant, tape à l'œil, mais quand on fouillait un peu, il n'y avait pas grand-chose. Je faisais peut-être passer la charrue avant les bœufs, mais bon, je ne m'attendais pas non plus aux mages les plus puissants de l'univers. Cela dit, la tâche allait tout de même être rude.

Les bras croisés, main droite sur mon sabre de samurai, j'étais sur le qui-vive et aussi un peu sur le qui-gèle. Dans tous les cas de figure, je n'allais pas les laisser me mener en bateau, j'allais en finir vite en bien. Qu'est-ce que j'en avais à cirer de savoir s'ils avaient une bicoque à la noix ou non. Ce que je voulais, c'était soi les détruire, soi en faire mes alliés. Même dans le deuxième cas de figure, les combats étaient inévitables. Pour faire comprendre certaines choses aux humains, il fallait parfois leur botter le gluteus maximus.

Bon, pour en revenir au moment présent, je continuais à marcher, à avancer et je me permis même le droit d'accélérer pour échauffer un peu mes muscles bien refroidis. Non, parce qu'avec le froid régnant dans le coin et le silence glacial, la température chutait vite et sur bien des plans. N'oublions pas que dans cette région du pays, quand le mercure atteignait les zéros degrés, les gens sortaient en maillot de bain, en se faisant bronzer sous les aurores boréales...

Alors que le chalet était toujours plus proche de moi, une chouette vint briser la monotonie des décibels émis par ma respiration et le crissement de mes semelles sur la neige.

Soudainement, un tremblement de terre ou plus exactement, un tremblement de neige eut lieu. Le plus gros mouvement ‘’sismique’’ se trouvait à droite, donc mon regard se tourna instinctivement à tribord.  

Misère ! Voilà que sur la pente de droite une énorme masse de neige surgit comme un tsunami. Devant un tel spectacle, mon sang ne fit qu'un tour. Genou gauche à terre, pied droit bien appuyé sur le sol, bras droit sur l'estomac avec la main ne lâchant pas le manche du katana et enfin le creux du coude gauche couvrant les yeux. Toute cette cinématique pour donner une boule humaine recroquevillée et bien protégée.

Bon, ça ne m'a pas empêché de me faire brinquebaler sur plusieurs mètres, par l'avalanche, je devais avoir fait au moins quatre mètres à vue de nez, ce n'était pas une avalanche très puissante. D'ailleurs, pourquoi appelait-on ça, une avalanche ? Ce n'est que de l'eau froide qui se déplaçait comme un tsunami. Donc si on se trouvait en face d'une avalanche de gaz, ça donnerait une gazavanche ou une gazami ? J'étais en pleine dérive là... Enfin bref.

Comme je le disais, l'avalanche m'a emporté à vue de nez sur plusieurs mètres et au vue de la pression écrasante qu'il y avait sur moi après arrêt du mouvement, j'étais bien enneigé. Tout ça à cause d'un hululement de chouette ? Etrange.

En attendant, je ne devais prendre aucun risque, quitte à devoir creuser une galerie sous cette matière blanche et froide. Quelle que soit l'idée de base, rien que de me retourner fut une sacrée épreuve... Cette neige, écrasante m'empêchait de me mouvoir correctement. A vrai dire, c'était à peine le fait de bouger le bras n'était pas un effort digne de remettre une médaille à l'auteur de cet acte incroyable. Je ne savais pas pourquoi, mais mon instinct criait au loup, il voulait me dire un truc du genre :


« Dégages de là ou tu vas y passer ».

Oui, mon instinct était très imagé alors que moi, le conscient, était très poli. Il devait bien y avoir l’un pour compenser l’autre non ?

Il fallait se résoudre à l'idée qu'imiter une taupe des neiges, n'était pas ma meilleure idée de l'année, loin de-là d'ailleurs... Et que dire des grondements au-dessus de cette fichue couverture blanche réfrigérante. Déjà, ce que je pouvais dire, c'était que j'étais sur le ventre et que je ne me sentais pas vraiment en position de force. Ce n'était déjà pas le cas avant, mais alors là...

Et d'un seul coup, alors que je me sentais de plus en plus claustrophobe dans ce véritable cercueil, une explosion retentit et fit fondre la neige. Des flammes vinrent dire bonjour à mon manteau, au niveau de mes omoplates, la combustion commença à dévorer la matière qui composait l'habit à une vitesse très inquiétante.

Sans me poser plus de questions, je pus sentir que mes membres étaient enfin libres ! Oui, enfin, je pouvais... Me rouler sur cette même eau refroidie sur qui je pestais quelques secondes auparavant ! Juste après m'être débarrassé de ce feu envahissant, je fis tomber le manteau pour me retrouver avec mes habits habituels, qui ne me semblaient pas endommagés. Me redressant au plus vite et courant hors du cratère improvisé qui m'était destiné, je fis la désagréable rencontre d'une chimère et d'un type sortant du chalet.

Rappelez-moi de ne plus jamais critiquer une bâtisse en bois, avec une statue de panthère sur le toit, qui se trouve être paumée dans le Nord de Fiore, ça porte la poisse.

Hum... Bien. Faisons un résumé sérieux de la situation. Une chimère volante qui jette des boules de feu capables de cramer les parkas. Un Ice Maker qui a fait apparaître un golem de glace fonçant tout droit pour me faire un gros câlin musclé et un truc qui bougeait, mais je ne savais pas si c'était un mage ou non. Cette odeur de brûlé, il n'y avait rien de pire pour vous faire perdre vos capacités de repérage à l'odorat.

Donc, que disais-je au sujet des plans foireux ? Ah oui, qu'ils étaient faits pour déjouer les plans bien élaborés. Pour le moment, ma priorité était juste devant moi : Le produit surgelé créé par le Maker. Je savais que c'était un Maker, parce qu'il avait pris sa pose si particulière, une pause qui même de loin était facilement identifiable.

Mon regard alla vers la gauche, rien qui pouvait m'aider, sur la droite, pareil. Donc, la logique m'imposait le raisonnement suivant, il fallait attaquer le Maker et la chimère, avant le golem. Oui, une chimère volante, qui crachait des flammes et avait des muscles aussi gros que ma tête.

Gonflé à bloc, je me mis à courir vers le sprinter de glace pour user d'une technique qui a su vaincre les plus grands comme les plus faibles et accessoirement, aussi les moyens : L'esquive !

La question véritables du moment n’était pas ‘’comment’’, mais ‘’quand’’. Une fois que le ‘’quand’’ serait valide, le ‘’comment’’ viendrait tout seul.

Donc, fort de ma détermination à ne pas vouloir me prendre un coup-de-poing colossal, je fis en sorte de me déplacer soudainement à ma gauche, esquivant l'énorme masse du golem par la même occasion. Maintenant, il me fallait m'occuper du Maker ou de la chimère, en fonction du premier qui viendra physique à ma rencontre.

Laissant le bourrin de glace derrière moi, je fis en sorte de courir vers le chalet. Néanmoins, l'hybride volant ne me laissa pas avancer bien loin avant de me foncer dessus à son tour. Pour vous donner une idée, derrière il y avait la création de glace et devant la chimère. Une sorte d'étau dont je me serai bien passé.

Comme prévu, le monstre au corps de lion voulut m'attaquer au corps-à-corps au vu de sa trajectoire et de la position de sa patte droite. Malgré tous mes efforts, je n'eus pas la possibilité d'esquiver son attaque, comme si quelque chose avait entravé ma course. Je ne pouvais pas éviter son coup, mais l'option sabre pouvait être encore valide, du moins, c'était ce que je pensais... Dommage pour moi, l'autre bête grosse et moche me fila un magnifique coup de patte en plein visage, m'étalant sur le sol. Etrangement, l'entrave n'était plus là pour me retenir de tomber.

Vous n'aviez encore rien vu, parce que le golem m'avait rattrapé pendant le petit temps d'immobilisation et il me sauta dessus comme un fou pour m'écraser sous son poids. J'eus juste assez de temps pour me mettre hors de portée à l'aide d'une roulade vers la gauche.

Oui, le côté gauche offrait un assez grand espace pour esquiver. Il y avait de nombreux arbres dans la zone de droite, c'était idéal pour se cacher. Je ne voulais pas à avoir recours à ce genre de techniques, mais un ennemi, lui pouvait vouloir. En attendant, j'étais agenouillé, prêt pour me relever, dommage pour moi, mon corps fut à nouveau entravé. Mes genoux, mes pieds, toutes les parties en contact avec la neige étaient paralysées. Et pendant mon immobilisme, devinez qui voulait m'atteindre ? La création de glace et le monstre hybride.

Tous deux préparèrent un coup-de-poing simultané avec l'autre. Mais les deux zigotos avaient oublié un truc ! Je suis un Dragon Slayer et en prime, je commençais à ne plus supporter la pestilentielle odeur de la chimère. Lorsqu'ils voulurent envoyer les coups-de-poing synchronisés, je me mis en position pour exécuter mon «
Yokugeki ». Les deux bras dirigés vers la droite, les mains recouvertes de poison et d'un coup d'un seul, je fis un mouvement rapide et horizontal avec mes membres supérieurs, délivrant une grande quantité de poison sous forme d'un vague avançant droit sur mes adversaires. Le monstre fut projeté quelques mètres plus loin et la création de glace, quasiment détruite. Sortant mon katana de son fourreau pour trancher la neige, je pus ainsi me libérer et tracer droit vers la créature mi-lion, mi-autre chose.

Une petite «
Saiga » en uppercut lui ferait le plus grand bien.

Je fus surpris de voir que cette chose pouvait parler et je dirai même, quelle parlait très bien la langue humaine, m’enfin, c’était surtout pour jurer, m’insulter, pester… etc.

Le Maker cria à son allié ailé de ne pas bouger, la première idée qui me vint en tête fut de regarder en direction du mage de glace. Celui-ci lança des corneilles de glace fonçant sur moi. Décidément, j'étais une star dans le coin, tout le monde me sautait dessus.

Pour les corneilles, bien qu'assez rapides, elles ne semblaient pas présenter une grande menace, je ne fis donc que me pousser à nouveau, pour une fois de plus me retrouver entravé. Devant l'urgence de la situation, mon katana me servit à détruire deux volatiles gelés qui attaquaient des points critiques de mon organisme.

Le plus surprenant venait surtout de cette neige. Il y avait un autre type dans le coin, l'ombre que j'avais vue tout à l'heure, ce n'était peut-être pas un animal local. Sur les cinq volatiles, un me rata, deux furent détruits et les trois autres ne firent que m'érafler au niveau du bras gauche et des deux cuisses, rien de bien méchant, ne vous en faites pas.

Toujours bloqué par la matière blanche, je ne pouvais me mouvoir et je ne pouvais pas réutiliser la technique du sabre, ce n'était pas la même situation et là franchement, j'en avais assez. Les petits tours de passe-passe, ça allait bien cinq minutes. Je ne voulais pas y passer la nuit et je devais parler au patron de cette guilde de guignols. N'étant pas tellement bavards, je devais en déduire qu'ils allaient m'envoyer paître si je leur disais que je voulais juste parler à leur patron.

Ma patience pouvait être importante, mais là, on parlait d'une guilde complète et donc de gros ennuis à la clé.

De ces bonnes paroles, ma volonté fut gonflée à bloc, prêt pour en finir une fois pour toutes avec eux. Le golem approchant, je n'eus qu'à enlever mes bottes ou plus exactement, faire sortir mes pieds des bottes pour esquiver sa nouvelle attaque, tandis que la chimère semblait pester de moins en moins. Mon poison semblait avoir fait effet.

Sans semelles pour me protéger du froid, je ne mis pas longtemps avant d'enchaîner avec une autre attaque. La «
Saiga » qui était destiné à la grosse bestiole fut finalement d'attaque qui détruisit la création dynamique en la coupant littéralement en deux, par un coup de pied rotatif.

J'avais déjà utilisé pas mal d'énergie contre ces trois-là... Et ils étaient toujours en bonne voie pour m'énerver. Surtout, ne pas s'énerver. Désormais, pour le reste du combat contre les trois zigotos, je ne devais faire appel qu'à l'art des samurais et rien d'autre, enfin essayer. Je remis mes bottes en coupant la neige sous les semelles. Mes mouvements à nouveau libres, je mis mon katana sous la gorge de la créature au corps de lion et mis les deux pieds sur son flanc gauche, l'autre flan étant couché sur la neige. Cette position, bien que pas très stable me permettait d'échapper à la paralysie de la neige.

Maintenant, je devais essayer de trouver un moyen de me débarrasser du Maker, de l'embusquer et de la chose sous mes pieds. Le monstre comprenait que le moindre mouvement lui serait fatal, le moindre geste brusque pouvait être son dernier. J'observais les alentours...

Le manipulateur de la glace ne voulait plus bouger, certainement qu'il imaginait une menace dans le genre : «
Si tu bouges, je le tue ». Au fond, ce n'était peut-être pas si faux que ça...

Et puis enfin un geste trahit la présence de l'embusqué, un mouvement dans les arbres plus exactement. La neige tombant de la branche, je pus repérer l'endroit. Ne me faisant pas prier plus longtemps, mon bras gauche se leva quasi-instinctivement afin de faire fuir de sa cachette l'amateur de cache-cache. Grâce à mon «
Dokuryu no Ringa », il fut vite mis à défaut. Ne savait-il pas que c'était une technique avec une large zone de frappe ? Comment le pouvait-il ?

Dans tous les cas, l'adversaire fut d'abord débusqué, puis bombardé par une multitude de d'écailles rouge et noire et enfin fut mis au sol. Mon assaut prit fin au moment où la personne que je voyais de loin tomba sur les genoux. Je ne voulais pas le tuer non plus. La dose de poison que je lui avais planté dans corps devait l'avoir calmé. Quant à celui sous mes bottes ? Il tenta de se rebeller devant le malheureux spectacle que je lui offrais, mais la lame argentée de mon arme vint se planter dans son aile gauche, l'arrêtant net dans sa tentative de vouloir me jeter une nouvelle boule de feu. Soudainement, il se retransforma dans un nuage de fumée en humain. Ce même homme semblait affaibli et bien malade, parfait, deux sur trois !

Le mage de glace ne tarda pas à s'énerver. J'avais beau penser à ne pas utiliser mes pouvoirs, je ne pouvais pas faire autrement et puis j'avais deux fioles de poison. Ce n'était pas grand-chose, mais ça pouvait faire l'affaire. Cette tactique à longue distance utilisée par les mages de cette guilde noire me forçait à user de la magie. Peut-être que les futurs combats allaient me fournir une plus grande opportunité pour voir ma progression au niveau martiale et non celle magique, même si c'était important. Voilà que je commençais à résonner comme Mark...

Nous étions en face-à-face. Lui contre moi. La panthère contre le dragon, ce n'était que le premier duel en un contre un de la journée, enfin ! Mon adversaire encore debout ne tarda pas à foncer sur moi en jetant à nouveau des corneilles. Visant toutes le même endroit, moi. Je n'eux qu'à planter mon katana dans le sol, en diagonale et l'utiliser comme pilier pour sauter et esquiver.

Une fois la vague passée, je repris mon arme à l'envers, la lame pointée vers le bas et pommeau vers le haut. Courant à bon train, mais sans m'essouffler pour autant, je tentai de faire se réduite la distance entre lui et mon épée. Je devais en finir avec ma lame, pas la magie. Je devais me répéter la méthode encore et encore. Pas de magie nom d'un chien !

Une fois que la distance entre nous fut assez courte, le membre de Shadow Panther fut soudain pris d'un élan de camaraderie et de reproches.


Toi... Tu ne peux être qu'un membre de Thunder Light pour nous attaquer. Le faire seul, c'est une insulte que ton maître profère au mien et aux autres membres de MA guilde. Tu as attaqué mes amis... Moi, le seul gardien de la guilde encore debout, le chef de la Dream Team, je jure que je te vaincrai comme il se d...

Je l'interrompis en jetant mon sabre vers lui. Forcé d'esquiver, il dut ouvrir une faille dans sa défense pour tenter de prendre l'arme et la retourner contre moi. Pas de chance pour lui, j'étais bien échauffé et de ce fait, mon corps encore chaud réclamait plus de mouvements ! Je ne pouvais que lui obéir dans de telles circonstances.

Pendant qu'il était déconcentré, je lui fis la démonstration de mes talents de boxeur improvisé. Deux coups-de-poing dans le visage, un coup de genou dans le ventre et je repris mon sabre. Grâce au pommeau, un coup violent vint s'abattre sur sa nuque et l'assomma sur le coup. Etant le moins endommagé du lot, je pris la peine d'endommager bénignement ses mains. Ce n'était pas dangereux pour lui, mais fort douloureux. Une petite tentative pour éviter de me retrouver avec un survivant quand je serai en plein combat contre le reste de son groupe.

Ma main gauche dans la poche, je pris une fiole de poison à moitié cassée à cause de l'avalanche, et j'en bus le contenu restant. Je me sentais un peu mieux, mais j'avais bien tapé dans mes réserves. La suite allait être difficile à gérer et j'avais intérêt à me débrouiller mieux que je ne l'avais fait jusqu'à présent. Me présentant devant la porte du chalet, je frappai quatre fois pour partir de l'axe de la porte. M'éloignant le plus possible vers la droite, en évitant les vitres, j'attendais la suite.


Spoiler:
 


Dernière édition par Shô Weissdren le Sam 28 Mar 2015 - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 10 Mar 2015 - 11:14

Le dragon ne semblait pas décidé à se laisser abattre aussi facilement. Il surgit du traquenard mis en place par la Dream Team au pas de course pour se retrouver face à un nouveau problème. Le golem. Le mage de Thunder Light courut à sa rencontre avant d'esquiver au dernier moment l'énorme poing du golem. Celui-ci, emporté par son propre élan, se retrouva la tête dans la neige sans comprendre ce qui lui arrivait. Pendant ce temps, Shô continuait sa charge effrénée, mais la chimère veillait. Elle fondit sur l'imprudent toutes griffes dehors afin de lui assener un crochet du droit. Le mage de neige, pour sa part, prit la peine d'immobiliser les jambes de son ennemi, juste le temps nécessaire pour que la patte touche au but. Le dragon se retrouva le bec dans l'eau, ou plutôt le museau dans la neige. Une ouverture que le golem, enfin remis de ses émotions, s'empressa de saisir d'une manière des plus délicates. Il lui sauta tout bonnement dessus, mais le mage de neige ne fit pas son boulot –quel empoté celui-là !- et le dragon put s'en sortir en roulant sur le côté. Finalement, l'emprise neigeuse revint à la charge pour empêcher Shô de se relever. Les deux mastodontes allièrent alors leurs forces pour en finir une bonne fois pour toutes avec un coup-de-poing simultané.

Énervé pour de bon, le mage de Thunder Light prit les choses en main avec la finesse bien spécifique au Dragon Slayer. Une vague empoisonnée emporta ses deux assaillants dans son sillage avant de finir par détruire le golem en grande partie. Tranchant la neige à ses pieds avec son katana, Shô réussit à se libérer de ses entraves –non mais c'est quoi ce mage de neige en mousse ?-. Cependant, le maker ne l'entendait pas de cette oreille et envoya une flopée de volatiles pour sortir la chimère du mauvais pas dans lequel elle se trouvait. De nouveau bloqué, Shô n'eut d'autres solutions que de se servir de nouveau de sa lame pour écarter les corneilles les plus dangereuses, laissant les autres le blesser superficiellement au niveau de ces membres supérieurs et inférieurs. Le golem boiteux et manchot en profita pour lancer une ultime attaque et fut accueillit par les griffes d'un dragon déterminé à en finir. Ce dernier se retrouvait par contre pied nu et il s'empressa de récupérer ses bottes à l'aide d'une découpe au sabre...

La chimère à moitié empoisonnée se retrouvait à présent à la merci du dragon et celui-ci lui fit bien comprendre en plaçant sa lame au niveau de sa gorge. Avant de lui... Grimper dessus ?! Après une brève observation des alentours, Shô finit par repérer l'incompétent mage de neige et envoya une volée d'écailles dans sa direction. Le pauvre bougre dut rapidement se rendre à l'évidence, il lui serait impossible de tout esquiver... Mais il restait pourtant une solution ! Rassemblant la neige à ses pieds, il réussit à se créer une armure enneigée juste à temps avant de se retrouver projeté au sol par l'impact. Il attendit quelques secondes, que le mage de Thunder Light passe à autre chose, et se releva en se débarrassant de la poudreuse contaminée par le poison. Retournant dans les ombres, il se remit à observer le combat, attendant le moment propice pour repasser à l'offensive. De son côté, le dragon venait de mettre la chimère définitivement hors course et faisait à présent face au Maker. Shô esquiva une nouvelle vague de corneilles et se retrouva finalement à courte distance du dernier membre de la Dream Team encore sur ses pieds –ou tout du moins le croyait-il...-.


Toi... Tu ne peux être qu'un membre de Thunder Light pour nous attaquer. Le faire seul, c'est une insulte que ton maître profère au mien et aux autres membres de MA guilde. Tu as attaqué mes amis... Moi, le seul gardien de la guilde encore debout, le chef de la Dream Team, je jure que je te vaincrai comme il se d...

Le Maker n'eut même pas le temps de finir sa tirade déplacée et dut esquiver le katana du mage de Thunder Light. Sa déconcentration et sa grande gueule lui furent fatales. Et après un enchaînement au corps-à-corps bref mais efficace, il se retrouva hors course. Pour finir, Shô reprit quelques forces avant de frapper à la porte du chalet, attendant la suite des évènements.


________________________________________


Lorsque l'homme trônant à l'intérieur du chalet entendit les quatre coups retentirent, il sut que son équipe avait échoué. Un long et profond soupir vint soulever son torse. Fallait-il vraiment qu'il fasse tout par lui-même ? Désespéré devant tant d'incompétence, il se leva finalement de son siège, dominant de toute sa hauteur les derniers de ses sous-fifres terrés à l'intérieur du chalet. Le maître de Shadow Panther dégageait une aura inquiétante et tout le monde prenait bien soin de se soustraire à son regard en vacant à toutes sortes d'occupations. Devant cette bande de lâches, un nouveau soupir le saisit. Il passa la main dans sa chevelure dorée de hérisson puis posa son regard de même couleur sur l'assemblée.

Personne pour prendre la place de notre Dream Team ? Personne pour terrasser un simple mage d'une guilde ennemi ? Vous êtes des faibles ! Et les panthères n'aiment pas la faiblesse, alors choisissez. Sortez et combattez. Ou restez et je me ferais un plaisir de vous découper en morceaux !

Malgré son gabarit moyen, tous les hommes s'empressèrent d'obéir. Le maître ne tirait pas sa force de son physique et tous connaissaient sa cruauté. Alors le choix fut vite fait. Les chances de s'en sortir vivant restaient plus élevées avec le mage de Thunder Light qui les attaquait. La Panthère en chef retourna poser son séant sur son siège tandis que sa troupe finissait de s'équiper. Aucun d'entre eux ne possédait de magie propre et leur puissance résidait dans l'armure qu'ils arboraient ainsi que les armes magiques qu'ils employaient. Le temps de la contre-attaque était venu !


____________________________________________________________________________________


- Une dizaine d'adversaires, équipés d'armures augmentant leur résistance à la magie, sortent par différentes ouvertures dissimulées de la bâtisse pour attaquer. Tu as l'entière liberté pour choisir les différentes armes magiques qu'ils utilisent. Tu es libre également pour les dialogues et « mise HS » de ces sous-fifres.
- Le mage de neige, toujours debout, attend le moment propice pour revenir se mêler à l’affrontement, ses techniques ne se résument pas à de l’immobilisation. Tu es libre de choisir le moment de son retour.
- Le maître de la guilde reste à l'intérieur du chalet, laissant ses sous-fifres faire le boulot à sa place. Il ne sortira pas de son antre sans une excellente raison !
- Le maître se trouve dans une salle souterraine du chalet et la bâtisse est piégée de toute part.
- Interdiction de faire bouger ou parler le Maitre.


HRP :
 
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Jeu 12 Mar 2015 - 12:43

Après m'être caché, j'avais l'impression que chaque seconde comptait double, voir triple. Le froid pénétrant reprenait le dessus sur moi et mes muscles voyaient leur chaleur baisser. Mon combat avait été expéditif et pourtant, j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose à l'équation, une pièce cachée dans cet échiquier grandeur nature, dont j'étais la seule et unique pièce blanche. Un vent glacial venait de face, se brisant telle une vague sur le chalet en bois. Le terrain enneigé portait les marques de la bataille. Des creux, des masses, des taches rouges sang ou rouges poison. Mes pieds étaient radicalement gelés et mes bottes peinaient à les réchauffer. Je n'étais plus certain de pouvoir bouger correctement et pour ne rien arranger, mes dents claquaient bruyamment. J'avais beau essayer, je n'arrivais pas à les bloquer. Peut-être qu'un second combat mettrait fin à cette crise.

L’idée de me coller à la matière première du bâtiment derrière-moi était bonne, mais le bois avait aussi froid que moi.

Je ne pouvais pas tellement dire si mon audition me jouait un tour ou non, mais j'entendais des bruits de pas lourds et des cliquetis semblables à ceux d'armures métalliques. A vue de nez, si je pouvais tomber sur cinq personnes seulement, je m'en tirais bien. Au vu de la quantité, j'avais intérêt à ne pas jouer les Rambo et à laisser ces types venir à moi.

Rien que cette pensée augmentait mon adrénaline au point que je sentais le bas de mon dos se ramollir. Ce n'était pas de la peur, mais un stress intense. Je ne savais vraiment pas comment me battre contre un groupe encore plus gros que le précédent. S'ils étaient plus forts que la ''Dream Team'', j'étais mort. Mon destin tout entier reposait sur les faiblesses de mes futurs adversaires. Quels monstres assoiffés de sangs, quels guerriers impitoyables m'attendaient au coin du bâtiment ?

Pris de curiosité, je voulus jeter un léger coup d'œil, mais le bruit des pas de mes adversaires allèrent jusqu'à la porte où j'avais frappé quelques minutes auparavant. Le moment du choix arriva donc sous mes yeux. Rester dans mon coin ou attaquer directement à la sortie du premier adversaire ? Ma décision fut prise sur un coup de tête. Parfois, il fallait laisser le fou en retrait pour que les tours puissent s'approcher. Je fis un schéma rapide dans ma tête et je vis que si je me cachais et leur laissais le temps de peaufiner leurs plans, j'étais cuit, donc, il me fallait oublier le coin. Si je devais mourir au combat, je devais le faire avec courage et honneur, quitte à me faire blesser stupidement. J'étais un manipulateur hypocrite, mais je devais au moins une fois dans ma vie me comporter en véritable samurai sans subterfuges de guérillas, oui, j'avais tendance à ne pas me définir assez digne et à souvent dramatiser les situations...

Je sortis donc de mon coin, faisant face à l'allée où se trouvait la porte d'entrée. La poignée fut tournée avec force. J'étais prêt, arme à la main, le mental déterminé à vaincre l'adversité, les yeux fermés attendant le premier assaut pour s'ouvrir. Ma disposition mentale luttait contre l'adrénaline et bien que cela fût inutile, je me sentais mieux, transformant ce stress en une pseudo-férocité draconique. Le froid me frappait et mes problèmes restaient les mêmes, mais mes dents ne claquaient plus. Mes pensées étaient orientées sur le combat et plus sur la température, je résistais bien mieux et c'était un bon point, même si quelques frissons parcoururent mon dos pour réagir à l'agression que subissait mon organisme.

La porte en matière organique morte s'ouvrit de l'intérieur et le premier individu sorti. Clic-clic, clic-clic. J'ouvris les yeux, dévoilant ainsi mes pupilles ambre. Je pus voir l'armure métallique argentée, cliquetant sans cesse. Une immense épée aux bords rouges et au plat noir à la main, le premier membre de Shadow Panther était sorti. Son regard haineux et effrayé à la fois m'intriguait, mais je n'avais pas de temps à perdre. Pour eux, c'était la capitulation ou la mort, point, mais avant, je devais leur imposer le respect.

Mon premier ennemi semblait doté d'un minimum d'honneur, parce qu'il leva sa main libre pour dire aux autres d'attendre et le cria haut et fort en demandant à tous de se replier Je vis une dizaine d’individus qui sortirent par divers endroits. Vraisemblablement, le courroux de cet homme en effrayait plus d’un. Une bande de lâche ou alors… De toute manière, quand un type aussi grand et musclé ordonnait quelque chose, à titre de groupe, il était aisément battable, mais à titre individuel, il pouvait en tuer plus d’un. Mettant sa main libre sur le manche de son épée démesurée, il se mit à foncer sur moi tel un bélier voulant enfoncer une porte. Le premier combat commença et je n'avais pas envie d'y passer si facilement, néanmoins, je savais que mon épée se briserait en un instant face à cette lame large et épaisse. Je devais donc opter pour une tactique plus rudimentaire, mais ayant fait ses preuves : attaquer les endroits mal protégés par l'armure tels que le cou, la jugulaire, un œil ou une pliure de genou, des bricoles dans ce genre...

Une fois à portée de lame, mon adversaire tenta de me trancher par la moitié par un puissant mouvement circulaire. Ceci étant dit, il était lent dans ses mouvements et facile à esquiver, même si quelques mèches de cheveux quittèrent ma tête à cause de cette attaque. J'avais tout de même pris un risque en me baissant. Il avait donc lancé sa première attaque, mais visiblement, il n'avait pas compris que les épéistes devaient avoir la force de manier rapidement leurs armes. Une erreur qui... Ne lui coûta pas grand-chose, puisque sa défense était aussi grande qu'il était lent. Au vu de ma position accroupie, le blond aux yeux verts voulut m'écraser un pied avec à l'aide du sien. Une chance que je pus aussi esquiver ça.

Dans son assaut surpuissant, le colosse de deux mètres avait coincé son épée dans le bois et quand il essaya de la retirer pour profiter de ma position pas très avantageuse, le sort ne le laissa pas faire et... Moi non plus !

Usant de ma lame, je fis une tentative pour blesser l'œil de mon ennemi et ainsi passer à autre chose, mais... Je fus vite contré par l'homme en armure, qui avait paré mon attaque grâce au dos de sa main droite, faisant ainsi glisser ma lame sur sa protection, m'exposant à un coup-de-poing magistral qui me fit voler deux mètres droit devant lui. Les cris des membres de la guilde locale acclamant leur champion semblaient retentir dans ma tête comme les cris d'une vache que l'on égorgeait, quelle horreur. Comme un idiot, j'avais lâché mon épée et le ''géant'' ne se gêna pas pour tenter briser l'arme sous son pied. La simple idée d'être privé de mon ''cure-dent'' préféré m'était insupportable, je n'avais plus qu'à foncer sur lui et sauver mon arme pendant qu'il était encore sur une seule jambe !

Combien de mages en ce monde utilisaient la magie sans avoir recours à des armes ? Beaucoup d'entre eux. Alors, bien que cela pût être risqué, je devais affronter cet adversaire une bonne fois pour toute, en utilisant ses alliés ! Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'ils souhaitaient se joindre à la fête, ne voyant finalement en moi qu'un gringalet sans histoires, juste bon à se faire trancher ou broyé ou même enneigé. Malgré le coup-de-poing et malgré mon état, je fis mon possible pour foncer sur mon opposant, tout en m'élançant de tout mon poids. Me jetant sur lui, il abandonna l'idée de détruire l'épée, mais par un miracle inexplicable, il parvint à libérer son arme d'un seul coup et je m'élançais droit sur le tranchant rouge.

Un instant après, j'étais juste devant l'épée, les deux mains posées de chaque côté du plat de la lame, le bord écarlate juste devant mon visage. Le poids de l'arme était tel que l'homme qui l'utilisait dû poser la pointe au sol avant de tenter une nouvelle attaque. J'en avais assez de me poser des questions, je devais agir ou mourir.

L'ennemi usa d'un coup en diagonale, visant en haut en à droite. Je lâchai son épée pour une fois de plus esquiver, mais cette fois-ci, je pris mon katana, et je me mis juste en face de la porte d'entrée où un amas de mages noirs attendaient ma venue. Je fus surpris de voir qu'ils attendaient bien sagement dans une masse difforme. Ils étaient sortis d’un peu partout et je fus particulièrement surpris quand j’en vis venir derrière-moi. Mais ce colosse, bien qu’étant un membre de leur guilde, semblait différent et je pouvais voir dans certain regards la peur de la mort. Bah, je n’en avais rien à cirer de leurs petites histoires. Ils étaient tous agglutinés comme des spectateurs à une dizaine de mètres plus loin que nous. Je dus les provoquer un peu pour les faire sortir de la bicoque.

Non, je n’étais pas fou, j’avais une idée en tête et le seul moyen de la réaliser, c’était de faire un combat monstrueusement déséquilibré.


Alors les filles, on danse ? Leur lançais-je d’un ton ironique et un sourire amusé aux lèvres.

La réponse fut immédiate de la part du colosse. Il somma à sa guilde d'arrêter. C'était son combat et il ne permettrait à personne d'interférer. Les mages s'étant aventuré à m’approcher, reculèrent aussitôt, vraisemblablement effrayés par la musculature et l'épée de leur confrère, ainsi que son caractère peu conciliant. Fonçant sur moi telle une fusée de haine, le guerrier déchaîna le pouvoir de son arme, enflammant celle-ci. La pose épique qu'il avait prise en courant vers moi, son épée flamboyante tenue par ses deux puissantes mains me fit reculer d'un pas tant cela semblait... Irréaliste. Je ne pouvais plus me permettre le genre de fantaisie que j'avais utilisé contre la Dream, et je devais trouver la faille qui le mettrait au sol, sans pour autant le tuer et sans user du poison. Déjà, ce type, que voulait-il...

Il ne semblait pas foncièrement vouloir me tuer, il semblait plus vouloir me combattre, combattre la menace que je représentais à ses yeux, sans pour autant m'annihiler. Sa haine semblait différente de ce que je pensais, elle semblait porter envers un autre que moi. Il était fort et il semblait avoir un code de l'honneur, il me voulait comme adversaire et était prêt à passer à la vitesse supérieure contre moi. L'avais-je vexé en demandant aux autres de me combattre ? C'était fort probable, mais en attendant, son épée avait soif de combat, un combat que je n'étais pas disposé à faire au vu des autres guerriers qui attendaient.

Je ne pouvais pas laisser cette lame me toucher et surtout, je ne devais pas le tuer. Pour une raison qui m'était inconnue, je voyais en lui du bon et du mauvais. Un soldat, un simple soldat qui exécutait les ordres. Rah, je n'avais pas de temps à perdre pour ça. Quand je fus à nouveau à portée d'attaque, il enchaîna une série d'attaques rotatives, de coups d'estocs et autres lentes attaques, qui avaient doublé en dangerosité. Je n'étais plus apte à approcher cette lame et il le savait. Chacune de mes esquives ou presque devaient s'accompagner d'une roulade dans la neige pour étouffer le feu. Je n'avais pas le temps de me brûler sérieusement, mais ça commençait à devenir embêtant. Parfois, un petit peu partout était pire que beaucoup à un seul endroit.

Après toutes ces attaques dans le vide ou presque, après toutes les fois où j'avais usé de mon épée pour me protéger, sans pour autant la faire croiser directement le fer, mon ennemi avait fini par être à bout de souffle. Nous avions prolongé notre combat sur deux, trois dizaines de mètres plus loin que le chalet. Il avait usé de toute sa vitalité, de tout son dynamisme pour être à la hauteur, mais ma patience avait triomphé, de même que tous mes efforts pour économiser mon énergie. Sa faiblesse était enfin révélée. Il était sûrement parmi les meilleurs, mais il n'était pas LE meilleur à cause de ce défaut d'endurance et surtout d'une évidente incapacité à user de la magie. Ceci dit, il n'avait pas encore abandonné.

Le guerrier en armure lâcha son arme et monta ses poings pour prendre une position digne de celle  d’un boxeur. J’en fis de même, en signe de respect et de remerciement quant à sa volonté de me combattre tout seul. J’étais donc dans l’optique d’user de ma magie cette fois. Je n’avais pas l’intention de combattre directement cette montagne de muscle. En même temps, c’était une campagne de terreur, car si je le battais lui, alors les autres seraient très, très impressionnés.

Coup-de-poing droit, gauche, droit, crochet de gauche, uppercut du droit, tel était son enchaînement, la tactique, le combo qu'il tenta de m'infliger en utilisant ses dernières forces. Mais j'étais habitué à combattre plus fort que moi et j'étais certain que la meilleure tactique était de continuer à l'épuiser. Il se débâtait bien et à chaque tentative de son groupe d'intervenir, il aboya tel un chien enragé pour les faire reculer. Je pus contre-attaquer en lui retirant son espèce de heaume et je m'en servis par la suite, pour contrer directement ses attaques. Il ne lui fallut que quelques coups pour l'aplatir, il envoyait vraiment tout, faisant passer le coup qu'il m'avait mis en pleine poire pour une gentille petite caresse.

Quand il fut suffisamment épuisé, une faible «
Saiga » vint lui dire bonjour, mais son poing arrêta mon attaque, et manqua de provoquer des dégâts à ma main, je fis donc en sorte d'utiliser une arme beaucoup plus connue et beaucoup plus physique : Le coup de pied dans la pliure de son genou gauche. Son articulation ploya sur le coup et je pus ainsi lui envoyer un magnifique, que disais-je là... Un sublimissime coup de poing dans sa nuque pour l'étourdir dans un premier temps et dans un deuxième temps, ce fut sa fatigue qui acheva de l'assommer. Tel était le sort que je lui réservais et rien de plus.    

Il y eut comme un blanc, je sentais bien que j'avais fait une bonne impression, j'eus même le temps de ramasser mon sabre et faire quelques pas en direction du groupe pour continuer ma mission. Je fus vite stoppé par un cri, un cri de guerre enragé, après quoi, un homme armé de dagues jaunes se mit en tête, devant la porte, en disant à ses compagnons que désormais, Heartslyff était incapable de donner des coups perdus ou péter un câble si on lui volait sa cible et que désormais, la voie était libre pour eux.

Alors voilà la raison pour laquelle il ne voulait pas les laisser passer... Et moi qui croyais que c'était de l'honneur, mais non, il ne voulait tout simplement pas donner de coups perdus à ses collègues ou faire preuve d'une grande violence envers eux... J'étais donc une fois encore dépité d'avoir cru voir de l'honneur alors que ce n'était qu'une solidarité étrange pour malfrats... Ceci dit, il n'en demeurait pas moins respectable, car les manières étaient différentes, mais au moins, j'avais pu livrer un combat dans les "règles" pour une fois.

J'étais dépité de voir tant de nullité dans mon jugement, mais je fus vite ramené à la réalité par un assaut général ayant pour cible ma personne. Cette fois, les choses sérieuses commençaient et le colosse n'était que la mise en bouche de ce merveilleux repas. Les hommes seuls combattants des guildes complètes n'étaient pas si faibles et surtout, ils avaient une renommée non-négligeable, hors, je n'avais ni la surpuissance, ni la renommée. Mais après, en combat la renommée, ça n'avait d'intérêt que pour les supporters.

Le premier que je dus contrer fut l'homme brun, de petite taille et armé de dagues jaunes. Ces armes vicieuses étaient des objets que je détestais. Je ne pouvais pas laisser ce type me toucher, mais c'était plus par égo' que part nécessité. De plus, mon souffle n'était toujours pas revenu et dès que j'arrêtais de me mouvoir, le froid reprenait le dessus. Pire encore, ma transpiration accentuait la sensation de refroidissement.

Le petit brun tenait sa paire d'armes à l'envers, de sorte qu'il puisse trancher devant lui, mais avec les lames vers le bas. Il tenta une série de coups répétitifs, mais très rapides et j'eus beaucoup de mal à les contrer, car je ne pouvais pas les esquiver, le risque était trop grand. Pourquoi ? Des éclairs parcouraient la lame de ses doubles dagues.

Nous fûmes interrompus par l'arrivée, via le côté gauche, d'une demoiselle armée d'une faux dont la lame semblait gelée et colorée d'un magnifique bleu ciel. Le coup voulait me faucher en diagonale, heureusement pour moi, je pus me baisser juste à temps pour que mes deux adversaires lancent une attaque simultanée et se bloquèrent entre eux. Ma contre-attaque visa leurs jambes, mais tous deux sautèrent au bon moment pour ne pas se faire toucher. Mes deux ennemis levèrent leurs armes afin de les abaisser sur moi et je ne pus esquiver que de justesse. Certes, ils n'étaient pas des professionnels, mais chaque coup était destiné à tuer et de ce fait, l'erreur ne m'était pas permise. De toute manière, l'erreur n'était jamais permise en combat, alors c'était vite vu.

Une fois leurs armes abaissées, je voulus à nouveau les attaquer à l'aide de mon sabre, inclinant légèrement ma lame pour trancher leurs bras et ainsi les neutraliser. Je fus une fois encore bloqué dans mon action par une nouvelle arme. Une claymore enflammée. Son porteur, un homme grand et fin n'attendit pas longtemps avant d'enchaîner une série de coups basiques pour tenter de me tuer, ma lame put contrer, non sans peine et non sans commencer à rougir.

Une lame rougeoyante est une lame potentiellement cassable ou pliable, mais aussi une arme brûlante. Pourquoi cette remarque ? Parce que l'armure de mon assaillant était mal attachée et un bout de peau sortait entre sa ceinture et son plastron, cette andouille avait une armure trop petite pour lui. Après avoir contré un énième coup de sa part, je fis en sorte de l'attaquer horizontalement avec la partie rougeoyante de mon sabre, coupant et brûlant mon adversaire, sans le tuer. Je pris son arme qui était en train de choir, pour contrer l'attaque suivante.

En effet, la fille avec sa faux vint à moi et malheureusement pour elle, la lame enflammée de la claymore bloqua la lame gelée et courbe de son arme. Petit à petit, mon épée empruntée fit fondre la partie tranchante de la faux, jusqu'à l'intervention d'un nouveau personnage. Un lancier armé d'un yari. Lorsque je vis cette arme, je fus pris d'une soudaine envie de sourire, un sourire amusé et un sourire de défi.

Contrairement aux autres, celui-ci demanda à m'affronter seul. Ses comparses l'envoyèrent se faire voir et continuèrent d'affluer sur moi. Armé de l'épée de feu et de mon katana qui avait refroidi, je tentais tant bien que mal de me protéger, mais ce n'était pas gagné...

Je bloquais, redirigeais, donnais des coups-de-pied, je faisais de mon mieux pour éviter de me faire tuer, mais l'arrivée du petit brun et ses dagues couvertes de foudre firent reculer tout le monde. Je pus facilement en déduire que ce type en avait des armes puissantes et que personne ne voulait risquer un coup perdu. J'eus vite compris pourquoi. La neige n'était que de l'eau, la chaleur de mon corps rendait à la neige son statut liquide et donc, je devenais un conducteur parfait pour ces petites armes jaunes.

Contrairement à eux, j'avais un certain passif et je savais comment me débrouiller dans de telles situations, combattre le feu par le feu ou plus exactement, la foudre par la foudre. Par une rotation sur moi-même, je pus esquiver un double coup d'estoc et à l'aide de pommeau de mon sabre, je frappai un gros coup sur le haut du poignet adverse devant moi. La manœuvre fut un succès, le brun avait failli lâcher sa dague gauche. Un simple coup de genou dans sa main le fit lâcher son arme et je pus la récupérer, après avoir lâché la claymore de feu et avoir prix le risque de me faire électrocuter. Enervé, l'homme aux dagues fondit sur moi et vit l'objet que je lui avais dérobé contrer celui qui lui restait.


Alors que nous étions en plein duel, une douleur fulgurante me transperça le dos. Mon cri fut tel que même le petit brun fut surpris. La raison ? Dans mon ombre était planté un poignard noir. Je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais plus me mouvoir, j'étais fichu et le mage de Shadow Panther à l'arme foudroyante voulu en profiter. Une masse grise sortit de nulles parts, son propriétaire était un homme grand, fort, chauve et avec une marteau géant. Ce dernier s'abattit dans mon estomac avec une force colossale. L'impact fut si violent que le poignard ne put me retenir et je fus projeté sur plusieurs mètres, tourbillonnant sans cesse, mes armes partirent de mes mains et mon fluide écarlate sortit de ma bouche. Au moins, j'avais échappé au brun.

Le plus étrange était que la partie solide du marteau ne m'avait pas touchée. Après plusieurs mètres, je pus poser mes deux pieds et ma main droite dans la neige pour me freiner. Mon visage ne souriait plus, mais montrait une détermination nouvelle d'en finir. Cette fois, j'allais balancer la sauce et ça allait être sec !



Le lancier fut le premier à foncer sur moi, suivit par le type au poignard et enfin le type avec son marteau, tout le reste courant derrière. Du poison s'échappait de moi et je vins moi-même les accueillir en courant aussi vers eux. Le type avec sa belle lance tenta un coup d'estoc après avoir sauté sur moi, mais le coup ne me perça pas, il se contenta d'avoir sa pointe plantée sous ma cage thoracique. Ce n'était que superficiel, rien de bien méchant, mais c'était terriblement énervant. La lance fut bloquée par ma main, prenant la partie du manche la plus proche la lame. Il n'y était pas allé à fond, moi si. Cet homme pouvait peut-être, être doué dans l'art de la lance, mais moi, j'étais en rogne et ça faisait longtemps que je n'avais pas été en colère comme ça. Je ne pouvais tout simplement pas supporter l'idée de perdre et mourir à cause d'une mission confiée par Celcius. Je refusais.

Je ne mourrai pas à cause de CELCIUS !!!  Criais-je avec une férocité presque effrayante.

Mes cheveux couvraient mon visage, assombrissant celui-ci et seuls deux orbes ambre parvenaient à percer au travers de cette ombre. Le poison autour de moi se concentra dans mes pieds et j'attendis, le dernier moment, l'instant ultime pour faire ce que je voulais accomplir. Toute la masse des mages encore debout fonça vers moi et juste au moment où le marteau géant fut sur le point de me toucher, je lâchai le yari, je sautai sur mes mains, après quoi, je me mis à tourner sur moi-même, tout mon corps devenant une toupie humaine, et ce, pour lancer des vagues de poison sur mes ennemis.


DOKURYU NO RASENGAKU ! Hurlais-je comme un Dragon furieux.

Toutes les panthères touchées furent projetées plusieurs mètres plus loin, personne n'était mort et je dirai même que certains se relevaient déjà. Je pus retrouver mon sabre et je le repris. Ce fut juste, car un type avec deux boucliers sur les avant-bras voulu m'asséner une série de coups violents avec ses armes de défense. Je pus à peine le contrer, car il y mettait vraiment tout et moi, je commençais à vraiment fatiguer, ma colère épuisant mes nerfs. Pour ne rien arranger, un homme armé d'un arc et de flèches, apparut sur le toit du chalet profita que ses alliés étaient presque tous à terre pour user de ses projectiles sur moi et pour ne rien arranger, ces projectiles étaient... Empoisonnés ! Oh yeah !

Une flèche vint se planter dans mon épaule et un coup de bouclier dans mon estomac faisant une fois encore couler mon sang sur le manteau blanc. La fille à la faux voulut terminer son travail, mais une «
saiga » vint briser sa lame déjà bien endommagée, heureusement que l'état de son arme était pitoyable, autrement elle ne se serait jamais brisée.

L'homme aux boucliers jumeaux rechargea et l'archer tira à nouveau pour toucher l'armure ennemie. Il n'était pas très doué, ou alors c'était le vent glacial s'énervant qui était la cause de cette erreur. Je profitais de la surprise pour filer un coup de pied rotatif dans le visage de la fille à la fausse brisée, ce qui l'assomma sur le coup. Me retournant, je mis le pied sur le bouclier m'attaquant pour me projeter plus en arrière en profitant de la puissance du coup et de la surface de ce dit bouclier. La douleur devenait de la colère et j'étais très énervé, malgré cela, l'environnement était un ennemi. La dose de poison contenu dans la flèche me permit de tenir le coup.

Le lancier revint à la charge, mais cette fois, je n'allais pas me laisser faire, j'étais bien trop endommagé pour jouer au gentil petit samurai. Je lançai un coup de pied qu'il para en mettant sa lance sur mon tibia, bloquant mon attaque, mais il ne put pas rester stable à cause de la violence du coup, ainsi, la neige se déroba sous lui et il tomba juste dans la trajectoire du coup de marteau qui m'était destiné. Ce coup le tua sur l'instant. Bien que je fus choqué, je n'avais plus de temps à perdre, c'était moi ou eux. De mon bras valide, j'usai de mon arme pour attaquer son l'œil gauche de l'utilisateur du marteau semblant user d'une sorte de champ de gravitation. Dans tous les cas, le chauve usa de la magie de son outil pour attirer la lame vers le manche plutôt que vers son œil. Le manche de son marteau dévia la lame vers l'extérieur, mais je n'avais pas encore fini. Le tranchant était toujours à-côté de son visage, donc, je voulus faire ployer son de genou comme avec Heartslyff. Dommage, il esquiva et repoussa mon épée encore plus loin, sans compter que l'autre type aux boucliers rechargeait.

J'avais toujours la flèche à arrière de l'épaule, mais au moins, le poison me rechargeait. Le petit brun avait récupéré ses deux armes et voulaient me dire bonjour, de même que le type et son poignard noir et l'archer avec ses flèches. Lorsqu'ils lancèrent leurs attaques respectives, je fis de mon mieux pour me protéger.

Une flaque de sang se créa, la lame argentée se brisa, un corps épuisé tomba. L'homme au poignard avait lancé son arme pour qu'elle se plante dans mon ombre, mais son projectile fut involontairement bloqué par le champ gravitationnel répulsif du marteau qui fut à son tour contré par un bouclier, qui fut lui-même touché par la dague encore électrique du petit brun. Quant à la flèche, elle se planta à nouveau au mauvais endroit, mais pas dans quelqu'un, juste dans la neige.

Quant à moi, j'étais privé de mon katana, qui s'était brisé à cause d'un événement surprenant. Le deuxième épéiste de feu avait attaqué mon épée pour me désarmer et comme ma pauvre arme avait bien souffert, elle me lâcha sans trop résister. Comment avais-je pu esquiver toutes ces attaques ? A votre avis, la claymore s'était arrêtée à mon sabre ? Non, elle avait fait une jolie entaille au niveau de mon ventre, oui encore lui, une entaille horizontale semblable à celle d'un Seppuku, mais juste superficiellement. Pour les autres, ils s'étaient entre attaquer et n'avaient pas besoin de moi pour se planter de cible, même si marteau m'avait projeté au sol en cassant la flèche, sans l'enlever entièrement.

J'étais donc dans un sal état, mais cet épéiste surprise était épuisé et pour une raison que j'ignorais, peut-être à cause de sa blessure, il tomba au sol. Je me sortis vite fait de la mêlé avant de finir en gaspacho pour panthères. Mon épée était brisée, mais heureusement pour moi, la lame de feu qui m'avait touchée avait perdu ses propriétés magiques quelques minutes auparavant, donc elle était vraiment de mauvaise qualité contrairement aux autres armes. Ma lame cassée pouvait encore servir et c'est ce que je fis pour attaque la pliure du genou de l'homme au gros marteau. Dans un geste rapide, mais assez mou, je pus le faire ployer et du pommeau de mon katana, je frappai un gros coup sur sa nuque, et ce fut inefficace.

Voyant la situation devenir de plus en plus sombre, je dus prendre le poignard et le planter dans l'ombre de monsieur dagues, qui voulait en profiter pour m'électrocuter. Grâce à cette idée de génie, je pus lui prendre une dague, jeter mon sabre inutile et planter l'arme électrique dans la cuisse du manieur de masse, qui fut plus frappé par l'effet neige plus foudre, que par l'effet métal plus foudre. Leurs armures semblaient plus résistantes à la magie qu'aux attaques physiques.

Ayant enfin pu me débarrasser de quatre-vingt pourcent de mes adversaires, je mis une droite mémorable aux manieurs d'armes électriques, celui-ci étant toujours paralysé par le poignard et je fus malheureusement pris par surprise.

En effet, une balle magique frappa ma dague et la fit voler bien trop loin pour moi. Fatigué, épuisé, exténué, je ne pouvais même pas imaginer l'espace d'une seconde devoir me coltiner miss j'ai-un-44-Magnum-magique et monsieur j'ai-des-flèches-empoisonnées, sans oublier le maître de guilde.

La blonde en armure légère et son magnum à la main s'approcha de moi d'un pas décidé à en finir, mais qui voulait tout de même abattre sa cible à bout portant. Celle-ci s'approcha jusqu'à être à trois mètres de mon corps immobile. Cela ne se voyait pas, mais j'essayais de me reposer. Elle tira une nouvelle fois, ce coup fit voler le poignard hors de l'ombre du brun, permettant à celui-ci de revenir à la charge. Un troisième coup le stoppa. Elle voulait avoir le mérite de me tuer. Une discussion eut lieu entre les deux ennemis, discussion interrompue par l'archer qui cette fois toucha sa cible, autant dire moi. Je pouvais tout de même le voir et bien que m'étant déplacé, le projectile retoucha à nouveau la même épaule délivrant une dose de poison salvatrice. La fille qui était sortie de, je ne savais où hurla après son collègue, en oubliant Mr.Dagues qui ne se fit pas prier pour foncer sur moi alors que je criais de douleur. Cet acte de vouloir attenter une fois encore à ma vie eut achevé de me faire revenir à moi et grâce à un coup de pied bien placé, je fis un croche-pied à l'ennemi, pris la première arme me tombant sous la main et je fis un joli trou dans son épaule gauche, lui arrachant à son tour un cri. N'attendant rien de plus qu'une réaction venant de la blonde, celle-ci se retourna et tira aussi vite qu'elle put. Ce qu'elle toucha ? L'épaule droite du brun, m'étant servi de lui comme d'un bouclier, au prix, d'être moi-même blessé en superficie du flanc droit, même si ça coulait bien.

Horrifiée par son geste et par le mien, il n'y eut plus de coups de feu venant d’elle. L'archer descendit de son "perchoir" et décocha une volée de flèches vers moi. Je me mis à bouger le plus vite possible, en contre-sens, par rapport au vent qui n'augmentait pas, si ce n'est par fluctuation normale venteuse. Ainsi, je pouvais éviter les flèches, mon arme dans la main droite. Le yari. La détentrice de l'arme à feu tira à nouveau, mais la colère lui fit manquer sa cible. Je m'approchai d'elle. Un nouveau coup, mais celui-ci fut quasiment mortel. A quelques centimètres, c'était dans la carotide. Une chance pour moi, la balle ne fit que toucher le haut de mon trapèze gauche. Son magnum était juste devant mon visage, c'était fini pour moi.


Un grondement se fit entendre, un grondement familier, mais l'artilleuse n'en tint pas compte, trop occupée à coller son revolver juste entre mes deux yeux.


Des dernières paroles, enflure ? Me demanda la blondinette avec une rage dans la voix. Elle ne disait ça que par principe, en réalité, elle s’en fichait totalement.

Ouais… Gaffe à l’avalanche. Lui répondis-je d’un ton monotone et presque soulagé.

Une énorme masse neigeuse était subitement apparue derrière celle qui allait me tuer, embarquant dans son sillage l'archer, la blonde et moi. Cette fois, j'étais vraiment mal, parce qu'étrangement, je sentais que mon prochain adversaire n'allait pas être un archer ou une artilleuse, mais un mage de neige qui n'était pas si KO que ça... Mais je ne l'étais pas non plus ! Je pus sortir de cette masse neigeuse, mais ce ne fut pas par une volonté propre, ce fut grâce une poussée de neige, qui vint me propulser hors du manteau blanc, avec tous les autres, armes non comprises, même si ma main droite tenait fermement le yari. Le problème, venait de la chute, qui fut assez rude et me fit terriblement mal au bras gauche, ceci étant, j'avais d'autres chats à fouetter. Profitant de quelques instants de répit, je retirai sommairement les deux bouts de flèches cassées.

Le mage de neige se rapprocha de moi et malgré toute ma douleur, je pris sur moi afin de me lever pour faire face à mon opposant. Encore une fois. Malgré mes blessures.

La blonde se leva irritée et demanda à son allié de s'expliquer, pourquoi les avait-il emportés avec moi ? C'était une excellente question à laquelle je n'attendis pas de réponse. Il était évident que l'alliance n'aurait pas lieu... Ils étaient trop butés pour pouvoir comprendre ce genre de choses.


Hey ! Lâche cette lance, elle ne t'appartient pas ! M'ordonna le mage de neige en se désintéressant de sa comparse.

Viens la chercher alors. Lui répondis-je sans l'once d'une gentillesse dans ma voix.

J'en avais assez, là, j'en avais vraiment assez. La fille n'avait plus son arme et l'archer était dans les vapes.

Le mage de neige bougea son bras vers moi et cinq piliers de neiges se mirent autour de ma personne pour finalement s'unir en une seule et unique colonne, m'écrasant à l'intérieur comme un escargot dans un étau. J'étais broyé et j'avais mal, terriblement mal. Mon poison, paradoxalement, n'était pas à sec, il était à moitié vide, mais c'était plus que nécessaire. Je les avais surestimés et donc, j'avais échoué, dans ma quête de faire de ses types mes alliés. La faute n'était pas leur, mais mienne.

La neige tomba et une rafale de projectiles neiges solides s’abattit sur mon torse.


Et maintenant Slayer, tu tombes et tu échoues.

Oui, je tombais et je m'écrasais sur la neige de tout mon long, tout ce que ce type disait, n'étaient que de simples observations. La lance à la main, la douleur couvrant mon corps comme une armure de peines et de souffrances. L'utilisateur de neige usa de sa magie pour tenter de récupérer la lance, mais... Il fut surpris de voir que les gros fils de neige qu'il avait placés de chaque côté de l'arme ne tirait pas que le bout de métal peint, mais aussi mon corps. Je m'agrippais comme une tique et mon poing droit ne voulait pas lâcher. Je ne pouvais pas lâcher, car le fait de forcer ma préhension rendait ma douleur un peu plus supportable. Mes cheveux étaient devant mon visage et pour la deuxième fois depuis le début du combat, ça me donnait un air à la fois sombre et terrifiant.


Tu n’aurais pas dû venir seul. Même en nous mettant KO les uns après les autres, tu ne t’en sortiras pas. Que comptes-tu faire au juste ?


L'archer se réveilla et ne tarda pas se rendre compte de l'absence de son arc, il avait pourtant ses flèches dans le carquois et il se moqua royalement de ce que pouvait vouloir faire ses deux alliés, il fonça sur moi, sortit une flèche et voulut s'en servir comme poignard. Dommage pour lui, le membre de la Dream Team le bloqua avec son élément.


Non, il est à moi. Il a fait ça.Disait-il en montrant le champ de bataille. Il est en mon devoir d’en finir, de plus, tes flèches ne feront que le renforcer, un Slayer absorbe l’élément qui lui correspond pour augmenter sa force. Si tu veux l’aider, vas-y, uses de tes flèches, si tu veux nous aider restes en retrait.

L’archer habillé de son armure verte détourna le regard et acquiesça. Quant à moi, je ne perdis pas de temps et je lâchai long manche marron pour tomber sur la neige et entamer une course vers le mage des neiges. Mes pieds furent encore bloqués, mais du poison sur mes pieds surpassa le pouvoir magique de la neige ce qui arracha un rire au mage m’ayant encore entravé.

Je suis le plus fort de la Dream Team, mais même comme ça, j'en demeure moins fort que toi. De ce fait, j'ai attendu que tu sois bien fatigué pour user au mieux de ma magie. Ca t'énerve que je te bloque ? Très bien alors ramènes-toi Slayer de Thunder Light, je vais t'octroyer le droit de voir mon attaque ultime, histoire de te remettre à ta place comme tu l’as fait à mes camarades. Tu vas voir, je vais juste t’assommer et te donner en proie aux animaux locaux. Il se mit à rire.  

Le mage se mit en position pour charger une sphère de neige tourbillonnante autour de son poing. Son attaque chargeait tant dis que le poison sur mes pieds partait sur mon poing pour créer un nuage rouge et noir autour de mon poing valide. Une fois à bonne distance, le mage sauta vers moi. Son attaque ultime était une attaque à charger dans le poing et à balancer sous la forme d'une intense tornade de neige. Quoi de mieux pour contrer cette attaque que...


COMPRESSED SNOW STORM !!!

Dokuryu no… TOTSUGA !

Déchargeant une partie de ma colère dans cette technique, le nuage de poison devint plus gros et se transforma en une sorte de tête de serpent grossière qui entra en collusion avec la tornade de neige. De là, un duel magique eut lieu et les deux arcanes luttaient pour annihiler celle de l'autre. En même temps colère ne voulait pas dire ethernano, en d'autres mots, je n'avais pas tout envoyé, après tout, j'avais encore deux membres et un Maitre à vaincre. Mon attaque finit par dominer, petit à petit, jusqu'à atteindre mon ennemi. Une explosion eut lieu et nous fûmes tous deux projetés plusieurs mètres en arrière comme de légers fétus de paille.


Une fois de plus, il survécut et bien que fortement affaibli par mon attaque et l'utilisation de la sienne, il fit en sorte de solidifier le plus possible des flocons de neige pour les projeter sur moi, j'en fis de même avec mes « ringa », me contentant de les balancer, pas de les solidifier, de toute manière, je ne pouvais pas. La large surface de mon attaque toucha plus ou moins la blonde, l'archer et le Mr. Neige. C'était un duel stupide, mais nécessaire pour en finir. Je fus le premier à arrêter, car je ne voulais pas tout balancer et être à sec pour le pire du pire. Je fus tout de même bien touché par les flocons de neige, mais il s'arrêta subitement pour tousser. Sa comparse mit sa main sur son dos, comme pour le soutenir, mais il repoussa son bras et tenta de me faire face de nouveau. Quand il regarda en ma direction, je retirai mon manteau, pour l'entourer autour de mon poing. J'avais encore plus froid d'un coup et je me vidais petit à petit de mon sang. Je courus droit devant pour attaquer au corps-à-corps, mais la fille s'interposa et par une technique experte, elle parvint à parer l'attaque, à me mettre au sol et termina par un coup de coude dans... Les paris étaient ouverts... Eh oui, l'estomac !

Je ne me fis pas faire pour autant, dommage que dans sa colère, le mage de Shadow Panther à la neige énervante créa une énorme boule de neige au-dessus de moi et son alliée, pour la laisser tomber. Cette masse m'écrasa, mais sa densité était faible, donc l'utilisateur était très affaibli. L'artilleuse avait put esquiver en majorité, mais sa jambe droite fut touchée, rien de bien méchant. La boule-de-neige se brisa et s'évanouit. Le mage de la Dream n'en pouvait plus, il s'était emporté et maintenant, il devait en finir.

Il usa de sa magie restante pour amener sa lance grâce à des liens de neige, plaça à-côté de sa main droite et chercha à m’embrocher. Tout ce qu’il toucha, fut de la neige. De mon pied, j’avais trouvé le courage de frapper dans la lance pour la dévier et de mon poing droit, j’envoyai de tout mon poids une attaque bien physique en uppercut. Le coup parfait pour assommer un homme fatigué, sauf quand celui-ci utilisait de la neige pour refroidir au plus vite avant de tomber dans les vapes. Il avait réduit ma vitesse et pour permettre à la blondinette de m’achever.

Cette même femme se mit en garde et m'envoya une attaque dans le visage, je pus l'esquiver à moitié et le prit dans la pommette droite et je savais que le seul moyen de m'en sortir fut d'attaque tout de suite. Son attaque me déséquilibra et me fit choir. Roulant sur la neige, j'usai de ma technique secrète pour m'éloigner de cette folle furieuse. La raison ? La douleur, celle-ci me réveilla et me boosta nerveusement ! A l'aide de la taille de mon corps, je chargeai sur elle et commençai à déchaîner une rafale de coups-de-poing droits. Elle finit par bloquer à nouveau mon bras, mais l'archer avait décidé qu'en plantant une flèche dans mon cœur, j'allais forcément mourir, il s'était donc approché et leva sa flèche pour me planter. La fille l'avait remarqué et avait vaguement compris son idée. Elle tenta de me bloquer complètement, mais j'avais aussi des techniques du genre ? Pile au moment où la flèche, utilisée comme un poignard, avançait pour me tuer, je pus déplacer ma carcasse dans un abominable cri de douleur non simulée et ainsi au lieu de mon cœur, ce fut une partie non protégée du bras de son collègue qui prit l'attaque. Paniquée, car sachant la puissance du poison de la flèche, la blonde chercha à sortir de là où elle était et me vira pour mon plus grand plaisir.


Mais… Bon sang quel c** donne-moi ta saleté d’antidote maintenant !

Antidote ? Répondis-je en riant à la place de l’archer. Parfois, le seul antidote, c’est la rédemption.

Mais fermes-là… Et toi, donnes-moi mon antidote.

Je pus me relever et avec ce qu'il me restait, je lançai un faible « Hôkô » de manière à les endommager. Cela fut un succès et comme prévu les armures avaient protégé leurs porteurs. Enlevant mon manteau de mon poing, je pris la lance et je profitai de la situation pour aller à la rencontre des deux panthères. Tous deux se relevèrent un peu secoué et étant plus préoccupé par les antidotes que par moi. De la queue de ce yari, frappai l'archer. Encore plus paniquée, la panthère femelle tenta de se déchaîner les nerfs sur moi. Mark m'avait bien entraîné à la lance et malgré mon état, je pouvais parer toutes les attaques. Usant de ma lance, je fis tomber la fille en frappant dans la neige sous ses pieds. Déstabilisée, elle tomba et un énième coup de lance, frappa sa tête pour l'assommer à son tour.

L'archer avait un antidote dans la main. Je lâchai mon arme empruntée pour lui arracher la fiole des mains et la donner à la dame. Je n'étais pas un meurtrier sans cœur et j'avais la possibilité d'empêcher mon poison de causer encore plus de dégâts. L'antidote allait mettre du temps, l'avenir de la blonde était incertain. Quant à l'archer, il paniqua en me voyant me rapprocher. Il prit la lance et me chargea avec. Une attaque facile à esquiver qui fut contrée par un coup de genou dans le ventre, un coup-de-poing dans l'oreille gauche et un croche-pied. Frappant sa nuque de mon poing, je crus finir de l'assommer, mais se mit à rire devant la faiblesse de mes coups. Il était à terre, mais cela ne semblait pas le déranger contrairement à moi qui souffrais comme pas un.

Je pris toutes les flèches qui lui restaient et j'aspirai le liquide sur la pointe et ce qui restait dans les poches externes du carquois, il ne se débâtit pas, se contentant de rire et de me dire que je n'avais pas la moindre chance de m'en sortir. Je ne savais vraiment pas si le poison allait m'aider, mais dans tous les cas, j'étais déjà avec un pied et demi dans la tombe. Je devais me poser dans le chalet pour me reposer et tenter de soigner sommairement mes blessures.

Pour faire taire ce petit rigolo, je lui mis un coup de pied dans le front. Son armure verte était la moins solide du lot et grâce à ça, mon coup put faire son effet. J'avais tenté d'assommer tout le monde, mais, ce n'était pas comme ça que je m'en sortirais...

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Dernière édition par Shô Weissdren le Sam 28 Mar 2015 - 21:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 17 Mar 2015 - 11:27

Le scepticisme pouvait se lire dans le regard du maître de Shadow Panther. Ses yeux, posés sur le lacrima de vision lui permettant de surveiller l'entrée, voyaient ses hommes tomber un par un sous les coups empoisonnés du Dragon. Ses poings se serraient convulsivement sous l'effet de la rage. Lui qui pensait ses sous-fifres prêts... Il n'aurait pas pu se tromper davantage. Mais tout ceci n'était rien à comparer de la colère ressentit devant l'affront de Thunder Light. Oser envoyer un seul de ses mages pour l'affronter Lui. Le grand maître de la petite guilde fulminait ! Lorsque plus de la moitié de ses effectifs furent mis hors d'état de combattre, il se décida finalement à se lever. Il allait devoir régler toute cette histoire à sa manière. Il lui faudrait également remercier le dragon pour avoir fait le tri dans tout le tas d'incapables sous ses ordres. Des panthères faibles ne méritaient pas de vivre, il devrait se montrer bien plus exigeant pour le prochain recrutement. Et alors, il pourrait vaincre la guilde traitresse une bonne fois pour toute...

Pièce par pièce, il installait son armure tout en gardant un œil sur le lacrima. Sa protection était presque identique à celle des incapables agonisant à l'extérieur. Mais forcément, en tant que panthère Alpha, il se devait de posséder un meilleur équipement. Ainsi, elle s'avérait plus légère et plus performante au niveau de la protection magique. Deux atouts qui pouvaient faire la différence face au Dragon Slayer à ses portes. Il se saisit ensuite de son trident, une arme sans pouvoir particulier si ce n'est celui d'utiliser la magie de son porteur en la boostant. Un dernier regard à son « lacriméra » lui apprit que l'ennemi venait de franchir les dernières lignes de défense et s'apprêtait à pénétrer dans sa tanière. Plus le temps de tergiverser ! Le maître s'engouffra dans un des passages dissimulés pour déboucher sur le toit du chalet, juste derrière la sculpture glacée. D'un bond, il descendit de son perchoir pour se retrouver dans le dos du mage draconique avant de lui envoyer un trait d'acide. Une attaque destinée à l'assommer et non à le tuer, un otage pouvait toujours être utile.

Le dragon était fort mal en point et malgré sa réticence, le maître dut se résoudre à le soigner durant son inconscience. Il utilisa plusieurs fioles de poison pour restaurer les forces du mage et banda sommairement les plaies ouvertes. Une fois tout ceci terminé, il l'attacha au mur de la salle principale à l'aide de liens inhibiteurs de magie.


« J’espère que ton maître tient plus à toi que je ne tiens à mes propres hommes… »

Il réactiva les pièges de la salle puis sortit dehors pour voir de ses propres yeux, l'ampleur de l'hécatombe. Plusieurs corps remuaient encore faiblement. Des mouvements faibles pour des faibles victimes de leur faiblesse. Le maître commença alors sa tournée morbide, achevant méthodiquement ses hommes avec un plaisir non dissimulé.


____________________________________________________________________________________

- Tu te retrouves attaché avec des liens inhibiteurs de magie au mur du chalet.
- Tu as retrouvé toutes tes forces grâce au poison ingéré mais tes blessures, bien que pansées, restent douloureuses.
- De nombreux objets tranchants et armes magiques sont fixés sur les murs qui t’entourent. Le maitre te pensant trop mal en point et inconscient, n’a pas pris la peine de les ôter.
- De nombreux pièges dissimulés dans la pièce sont activés. Se sont des pièges classiques de donjons. Tu as l’entière liberté de les choisir.
- Ta lance a été posée contre le mur, à côté de la porte du chalet.
- Le maitre (1000 PPs) utilise l’Acid Magic.
- Il utilise une armure légère atténuant les dommages magiques reçus. (+ 250 PPs)
- Il utilise un trident boostant sa magie. (+ 150PPs)
- Interdiction de faire bouger ou parler le maitre.
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Ven 20 Mar 2015 - 19:10

Difficilement, lentement, j'avançais vers la porte. Chacun de mes pas était lourd et un délai séparait chaque nouvelle tentative de me mouvoir vers l'avant. Ma vision tentait de se flouer tandis que mes paupières s'ouvraient et se fermaient rapidement, comme pour chasser ce qui troublait ma vue, en vain. Mon torse se balançait d'avant en arrière, comme si j'avais des troubles de l'équilibre. Mon ventre, mon bras, mon trapèze, mon corps, tout semblaient inutilisables chez moi, montrant mon incapacité à me battre. La moindre pichenette pouvait me faire tomber, de même que le vent me poussait, sans me faire tomber, mais me poussait tout de même. Le froid m'avait capturé en quelques instants, me ralentissant dans mes mouvements. Je me rapprochai de l'entrée, aussi vite qu'une limace, mais je ne pouvais pas abandonner, je refusais cette option et le simple fait de continuer m'incitait à envoyer un nouveau pas !

Ma force me quittait à chaque seconde, et ce, malgré le poison que j'avais pris sur les flèches et le carquois. Il était facilement imaginable que cette saleté de poison n'avait comme capacité d'empoisonnements que le nom. Et dire que je croyais m'en sortir avec cette substance seule, une bonne blague.

Ma lance dans la main droite, me servait à corriger ma trajectoire quand mes jambes n'allaient pas dans la bonne direction. J'étais en moins bon état que la plupart des types au sol, mais étrangement, j'étais le seul debout, hormis le maître de la guilde bien entendu. D'ailleurs, je me demandai où il pouvait bien être et surtout comme allais-je m'y prendre pour me battre malgré ma condition physique catastrophique. En voilà une question intéressante.

Le vent poussait la neige dans ma direction, comme pour tenter de me refroidir encore un peu plus. La nature était contre moi ou commençais-je à devenir paranoïaque ?

Quand je pus arriver devant la porte, ma main droite usa de l'index et du majeur pour abaisser la poignée et renter dans ce fichu chalet. Mais vraisemblablement, la chance ne voulait que partiellement m'aider, car j'entendis comme une masse tomber dans la neige. Sans me poser plus de questions, je tentai d'attaquer grâce à la lance, en vain, à nouveau. Mes mouvements étaient si lents que même une tortue avait la possibilité de m'esquiver. Je sentis soudain une brûlure au niveau de mon cou, une intense brûlure, mais pas de crépitements, ni d'éclairs. Il devait s'agir de... D'acide au vu de l'odeur. La frontière entre acide et poison était mince pour de nombreuses personnes, mais en tant qu'expert à la renommée inexistante malgré mes connaissances, je savais que c'étaient deux choses radicalement différentes.

Dommage que je pus continuer d'argumenter plus longtemps sur le sujet. L'attaque fut la pichenette dont je parlais tout à l'heure, une pichenette un tantinet plus forte que prévue et donc, m'assomma assez rapidement. J'eus à peine le temps de discerner une silhouette noire avec une sorte de bâton dans la main, puis, mes paupières se fermèrent toutes seules et je pus ainsi... Me faire tuer ? Assurément ! Adieu tout le monde. Et dire que je ne voulais pas mourir dans ce coin et surtout pour une mission donnée par Celcius. Alors c'était donc ça, cette sensation quand l'on mourrait d'une manière autre que celle voulut par notre esprit. C'était un mélange de honte, colère et désespoir.

Mes yeux s'ouvrirent subitement. Noir. Pas la couleur, mais la sensation. Je flottais dans le vide un vide noir où il n'y avait aucune porte de sortie. Pourtant, j'avais la sensation de flotter vers l'avant, tête la première et surtout la sensation d'être paralysé par une force inconnue. Je ne luttais pas, c'était inutile au vu de ma situation. Je me demandais si je n'étais pas au purgatoire ou un truc du genre. J'étais donc mort. Ma vision n'était plus floue et au bout de quelques instants, je pus m'en rendre compte grâce à l'apparition de trois visages, le premier étant celui de Mark, placé à gauche, avec ces cheveux gris et ses rides. Le deuxième était celui de Celcius, à droite et au milieu, c'était le mien. Tour à tour, ils se mirent à parler, mais je ne comprenais rien puisque je n'entendais rien et en même temps, ils parlaient juste entre eux, en m'ignorant royalement.

Après un petit temps de discussion en catimini, le visage de Mark pris la parole, me disant que je me battais comme un enfant, que je devais grandir et devenir un homme. Celui de Celcius poursuivit en me disant que je ne pouvais lui faire aucun mal dans l'état actuel des choses. Le seul n'ayant pas parlé se rattrapa en me disant que Motgift nous avait appris à user de sa magie et me demanda pourquoi il avait fait cela. Bien entendu, je ne répondis rien, et même si je le voulais, je n'aurais pas pu puisqu'il que mon visage reprit la main en affirmant que je n'avais aucune réponse à donner puisque je ne savais pas, rajoutant que je ne pouvais que supposer.


Les trois visages se mirent à parler à l'unisson, leurs visages géants restant fixes, leurs yeux me fixant avec sérieux :

Tu n'as pas encore compris ce que tu es et ce que tu représentes. Si tu veux le savoir, alors réveilles-toi et bats cette guilde.

Les trois visages disparurent sur cette phrase lourde de sens. En gros, je ne savais pas qui j'étais, comme d'habitude et toujours pour ''changer'', je devais me battre en suivant les conseils avisés de trois faces géantes. En voilà une chose originale... Vous pensiez que c'était fini ? Raté, car une voix sortie de nulle part et sans visages s'adressa à moi, une voix métallique, électronique ou une chose dans ce genre.

Bats-toi et gagne ou meurs et perds. Sache une chose, humain, ton poison est faible comparé à ce qu'il devrait être, mais tu peux devenir plus fort. Cette force, tu ne l'obtiendras en te dissimulant pour trahir ta guilde. Le poison ne peut vaincre le mal s'il ne se charge pas d'une inextinguible volonté de vaincre.

Oh sérieux, ce n'est pas bientôt fini ?! Je suis mort, je vous rappelle, alors vos leçons de morale, vous pouvez vous les carrer où je pense. Répondis-je avec énervement en interrompant la voix sans même savoir d'où elle venait.

Es-tu le bouclier qui protège les innocents de son corps ou la lance qui perce le mal au cœur ? Rétorquas l'inconnu sans modifier son ton.

Vous commencez à m'énerver avec vos questions, puisque je vous dis que je suis mort !

Pas encore Dragon Slayer.

Un rire humain retentit dans le vide, le son tournant autour de mon corps comme si l'on cherchait à m'effrayer. D'un coup d'un seul, mes yeux s'ouvrirent. J'avais donc fait un rêve, pourtant, ça semblait bien réel, les voix aussi et surtout... Ce n'était logique que je puisse encore être en vie. Techniquement, l'ombre du type au bâton devait m'avoir tué depuis un bon moment déjà. Je me cassais la tête une fois encore pour pas-grand-chose et en plus, j'embrouillais mon esprit avec mes... Quoi ?!

Je fus sérieusement choqué en voyant où je me trouvais et surtout, de voir que mes blessures étaient pansées, sommairement, certes, mais c'était mieux que rien. Mon énergie magique était revenue à un niveau normal, même si je me sentais comme incapable de l'utiliser. Mon corps, bien que me faisant toujours souffrir, semblait moins douloureux. Qui pouvait bien avoir eu la merveilleuse idée de faire exactement ce que je voulais faire ? Je ne savais pas, mais j'étais certain d'une chose, je me trouvais dans le chalet et j'étais attaché.

Je reconnus le chalet grâce au bois composant la structure du bâtiment. Je pus voir une grande salle avec des tables et des chaises, qui à l'effigie des membres de la guilde, n'étaient pas tellement nombreuses. En outre, plusieurs lacrimas servaient à éclairer la pièce au bois clair. Ma lance était posée à gauche de la porte de sortie, c'était peut-être l'une des deux seules preuves de méfiances que la personne m'ayant attachée eut fait. J'étais effectivement bloqué par des espèces de liens solidement ancrés au mur. Un lien partant de la gauche et un autre de la droite, tous deux enroulés autour de moi pour bloquer les mouvements de mes bras et de mon corps. J'étais debout, le dos plaqué au mur à cause des liens me serrant, ce qui me faisait vachement mal à l'épaule et au trapèze. J'étais sacrément bien saucissonné et je ne savais pas pourquoi, mais je ne pouvais pas utiliser mon poison pour me libérer.

Sur ce point, j'étais mal, mais il y avait un autre point où en revanche, j'avais touché le gros lot, les murs étaient couverts d'armes en tous genres. Il y avait des épées, des lances, des fusils, des faux, des tridents, des kunaïs, des marteaux, des fouets, des couteaux et autres armes. Le paradis pour une personne connaissant la puissance d'une arme sans pouvoir magique. Et juste à ma gauche, il y avait un très joli ninjato à lame argentée de cinquante centimètres, manche noir et une garde noire carrée. L'arme était mal accrochée au mur, dans le sens où il était aisé, par une pression ascendante de faire tomber l'arme sur le sol et de s'en servir pour se sortir d'une mauvaise passe.

Le plan était donc assez simple, faire tomber l'arme, la rapprocher de moi avec le pied et en la collant la faire glisser sur celui-ci toujours grâce à mon pied, jusqu'à atteindre les mains toutes deux derrière mon dos. De cette idée géniale sortait tout de même un problème considérable, comment atteindre l'épée sachant que je ne pouvais pas bouger le torse. De plus, le fait de n'être que sur une seule jambe n'allait pas m'aider avec mes nombreuses blessures. Car seules les plus importantes étaient vraiment pansées, les autres, étaient soit oubliées volontairement, soit trop rapidement bandées.

Penser que je pouvais m'arrêter en étant si près du but relevait de l'hérésie. Un simple cauchemar et de simples liens n'avaient pas la puissance pour résister à ma volonté de vaincre. Décidément, j'avais le don pour tomber dans des missions très difficiles. Ou alors, peut-être que c'était le fait de venir seul qui fut l'erreur à me mettre dans une telle situation. Probablement, cette dernière version.

Ma botte gauche allait être mon arme. Le ninjato se trouvait gauche et c'était l'arme la plus proche, de moi, donc celle que je devais prendre. Je mis la semelle de ma botte droite sur le talon de la gauche, me servant de la semelle comme d'un tire-botte. Une fois mon pied gauche suffisamment dégagé, sans pour autant être sorti, je fis en sorte de passer la totalité de mon poids sur la droite. Ma jambe à la botte mal chaussée ayant gagnée en longueur, je pouvais maintenant espérer faire chuter la lame argentée de son présentoir vertical. Je fis monter la semelle en la collant au mur, jusqu'à toucher la pointe du sabre. Une fois fait, je continuai mon action aussi loin que je pus, mais en vain. Je ne pouvais pas faire monter ma jambe plus haut.

Mon corps était trop bien attaché pour pouvoir aller plus loin et mes blessures devenaient toujours plus douloureuses à mesure que mon talon s'élevait vers le plafond. Prenant mon courage à deux mains, je fis de mon mieux pour tenter d'augmenter la hauteur de ma jambe d'un coup sec. Hormis me faire un mal de chien au niveau mon pseudo-seppuku et à mon épaule meurtrie, cela n'eut aucun résultat. Enervé par cet échec, sans pour autant piquer une crise, je voulus recommencer, malgré mes souffrances lancinantes. Je recommençai, mais ce fut un nouvel un échec, même si à un moment, je croyais vraiment qu'elle allait tomber au sol. Enfin, je fis une nouvelle et dernière tentative, ma botte se leva d'un coup, faisant choir l'arme du mur dans un bruit peu discret, mais pas forcément repérable. Le bois m'avait aidé sur ce coup-là.

Ma botte était quasi-complètement déchaussée et je devais encore amener la lame à moi. Je pris tout de même le temps de me reposer un minimum. Il était inutile d'aller trop vite. D'ailleurs, où étaient les autres, et même le maître de guilde ? Et qui m'avait mis ici ? Oh et puis mince, je n'avais pas le temps pour ce genre d'ânerie. Une fois que j'eus considéré mon corps prêt à passer à la phase deux de mon plan, je tentai d'allonger au mieux la jambe pour récupérer l'arme au plus vite. Pour une fois, je n'eus pas trop de mal à le faire et en peu de temps en plus ! Je n'avais plus qu'à rechausser ma botte et faire glisser l'arme sur le mur. Pour reposer un peu, ma jambe gauche, je fis appel à la droite pour cette épreuve qui s'annonçait longue et difficile. Non seulement, je n'avais pas beaucoup de marche de manœuvre, mais je devais être le plus discret possible et en bonus, aller le plus vite possible. Autant de pression nuisait à ma santé.

De mon talon droit, je collai l’épée sur le mur, celle-ci étant en biais, seuls la garde et la pointe de la lame touchait la paroi de bois. Faisant remonter mon pied, lentement et doucement, en utilisant la jambe gauche pour bloquer le manche à intervalles réguliers, je pus arriver à glisser le sabre jusqu’à mes mains qui prirent l’objet sans trop se poser de questions et pour cause, c’étaient les miennes et je voulais vraiment me tirer de ce chalet. Je fis de mon mieux pour mettre la lame à la verticale, la pointe vers le haut. Avec cette position, je devais être apte à pouvoir couper les liens en usant le tranchant de l’épée.

Par de légers mouvements du poignet droit, je fis bouger le tranchant sur les cordes de haut en bas, encore, encore et encore jusqu’au moment fatidique où… Les liens cédèrent et je pus me libérer. Par des mouvements de bras, je poussai les liens me collant encore pour me sentir enfin libre de mes gestes. Enfin… J’avais tout de même des restrictions à cause de la douleur. C’est avec un grand soulagement, que je soupirai, laissant un filet d’air sortir par ma bouche.

Ne voulant pas faire attendre mes hôtes plus longtemps, je me mis à marcher à bon train vers ma lance quand soudain, une trappe s’ouvrit sous mes pieds. Une trappe pas très profonde, emplie de pics métalliques assoiffés de sang, prêts à embrocher le moindre visiteur trop imprudent. Une chance que le ninjato fut encore dans ma main droite, car je peux m’en servir pour le planter dans bois avant de finir en brochette de Dragon Slayer.

Je sentais un pic métallique frôler mes bijoux de famille et cette fois, j'avais une bonne raison de soupirer. Cette malencontreuse expérience avait au moins eu le mérite de me révéler la présence de pièges. Ce fut probablement la raison du manque de prudence de mon, ou mes ravisseurs. Mon bras droit tenta de me remonter au niveau du plancher où il fut aidé dans cette action par mes petites guibolles, me faisant un point d'appui sur la paroi que la lame de l'arme en ma main avait accroché. Je pus me remonter et récupérer le sabre que j'avais solidement planté dans le feu de l'action. Je devais trouver le moyen de me partir sans me faire embrocher et de ce fait, je devais prendre une arme assez longue, plus longue que ce ninjato en tout cas. Avec la plus grande précaution, je tentai de revenir sur mes pas et en même temps, je cherchais l'arme la plus longue et la plus proche. Je pus retourner à l'endroit où j'étais attaché et grâce à la lame du sabre, je tâtais le sol pour vérifier où j'allais mettre le pied.

L'arme la plus longue et la plus proche était un odachi, un sabre à la lame et au manche long, il était entièrement noir et surtout avait une longueur de lame parfaire pour ce que je voulais en faire. Je posai donc mon arme pour ninja à l'endroit où je l'avais trouvé et je pris la longue épée qui se trouvait juste à droite. Méfiant face aux pièges, je fus très méfiant au moment de prendre le sabre par le manche. Et même après l'avoir pris, je me méfiais toujours. Les pièges avec des délais étaient souvent les plus meurtriers.

Comme je prévu, j'usais de cette nouvelle arme comme d'un bâton pour percer à jour et activer certains pièges avant que je ne me fasse tuer par ceux-ci. Je pus vite me rendre compte de la lenteur de cette action et surtout, je prenais des risques, même comme ça, car je ne pouvais savoir si une attaque ou un piège n'allait pas venir par-derrière. Je tentai de prendre le chemin le plus court vers la sortie et je pus arriver plus ou moins à la moitié de la salle avant qu'un piège s'active à cause de la pression de mon objet tranchant sur le sol. Une trappe s'ouvrit au plafond et de multiples flèches furent projetées dans un périmètre d'un mètre quarré autour de la lame noire, qui à elle toute seule, faisait un mètre vingt. Je fus heureux de voir que je n'allais pas me transformer en gruyère humain. Mon arme semblait solide, car de nombreuses flèches étaient tombées sur elle et avaient rebondi sans égratigner le sombre métal.

Au moins, je savais par où je ne devais pas aller. Trouvant que la ligne directe était beaucoup trop piégée, je pris la décision de passer par la droite tout en tâtant toujours autant le sol. Je pus faire quelques pas avant que la pointe de la lame ne fasse s'activer une nouvelle trappe, qui étrangement était très petite, laissant une case noire dans le plancher. Soudain, deux haches géantes vinrent s'entrechoquer au niveau du carré noir. Le choc fut si violent que le plafond céda et ce ne fut que de justesse que je pus esquiver la plaque de bois s'écrasant au sol. Cette même plaque fut scellée par des minis pieux se plantant dans le bois descendant juste au moment de sa chute.

Devant la succession d'actions, je ne pus m'empêcher de lever le sourcil droit avec un regard septique. Faisant marche arrière en mettant les pieds exactement là où je les avais mis avant, je repartis à gauche de l'endroit où les flèches étaient tombées. Je fis le plus attention possible avant d'activer à nouveau un piège, qui s'activa très vite et avec une grande violence. Un total de neuf pics, s'élevant à deux mètres de hauteur. Ils sortirent si vite du sol que mon sabre fut repoussé en arrière et mon postérieur fit un choc mémorable sur le bois. J'entendis un bruit et sans me poser de questions, je me mis à courir comme un fou vers la sortie et zigzaguant, la pointe de l'épée frappant aléatoirement le sol. Je pus voir ce qui m'attendait derrière, une cage tombée du plafond. Heureusement, le mécanisme défectueux ne la fit pas tomber assez vite.

Pour une fois dans ma vie, ma peur put me servir à quelque chose et même dans ma précipitation, je pus voir s'activer un piège de chasseur à quelques mètres de la porte qui se referma sur mon odachi. Peu soucieux de finir dans un état définitivement lamentable, je courus vers ma lance où un ultime piège s'activa. Un seau d'acide tomba juste devant la porte et ma botte gauche en fut aspergée. Devant ma précipitation, je ne pus faire autrement que d'enlever ma chausse le plus vite possible. Juste à temps.

Désormais privé de chaussure gauche. Je me disais vraiment que cette mission était une pure horreur. Parfois, je venais à regretter le fait de me retrouver, tout seul, dans ce genre de missions, mais au final, il n'était pas très prudent de me faire accompagner et je n'avais pas autant de liberté en groupe.

Cherchant du regard quelque chose pour me couvrir les pieds, je pus voir à quelques mètres de là sur le côté droit de la porte, une paire de chaussures métalliques vraiment très laide. Le genre de trucs qui ne devaient pas être appréciés, mais qui au vu de sa position dans ce musée des pièges et des armes devaient certainement avoir une arme quelque part. Dans tous les cas de figure, avoir mes pieds au sec était plus important que de me retrouver en chaussette, je pris donc surmoi pour longer le mur le tâtant avec ma lance et je fus surpris de ne voir aucun piège s'activer. Je mis donc ces deux horribles choses que l'on osait appeler chaussures et je partis en remettant mes pieds pile aux mêmes endroits qu'à mon arrivée.

D'un bon, je sortis de cette salle abominable où je pus enfin ressentir le froid mordant et impitoyable de l'air et la vision merveilleuse d'un type qui tuait les hommes et femmes que j'avais mis K.O.

Devant tant de cruauté, alors que j'avais moi-même prit soin de limiter la casse, ma colère monta d'un seul coup, même si je n'étais pas contre l'idée de débarrasser le monde du mal, je préférais que ce fût fait avec calme qu'avec haine et sadisme.

Oh ! Non mais tu te prends pour qui le lâche ?! Tu trouves que c'est honorable de tuer quelqu'un à terre ?! Oh, mais c'est qu'il est fier de ce qu'il fait le p'tit paon ! Allez, viens voir papa, petit mage, je vais te montrer ce que je fais aux panthères dans ton genre. Oh et n'oublie pas ton trident, tu en auras besoin, tu es tellement faible que tu dois porter une arme pour te battre !

Sous le coup de la colère, j'avais fait pas moins de quatre erreurs. La première, me signaler à plus de vingt mètres de distance. La deuxième, de provoquer un type qui pouvait peut-être et sûrement être plus fort que moi. La troisième, était de m'énerver pour si peu, m'enfin... La lâcheté de ce type quand même... Et enfin, la quatrième, je me battais aussi avec une arme...

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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 24 Mar 2015 - 9:20

Le maître de Shadow Panther s'amusait comme un petit fou. Achever ses serviteurs à terre le divertissait. Oui, c'est bien ainsi qu'ils les considéraient. Comme de simples serviteurs devant subvenir au moindre de ses caprices. Il n'avait aucun respect pour cette vermine. Il remerciait d'ailleurs le mage de Thunder Light d'avoir fait presque tout le travail à sa place. Tous ses hommes s'avéraient empoisonnés plus ou moins gravement selon les cas. Mais cela n'entachait aucunement le plaisir qu'il prenait en plongeant son trident gorgé d'acide dans leurs cœurs. Avoir un fils de Dragon dans ses rangs pouvait s'avérer intéressant. Peut-être réussirait-il à le corrompre. Peut-être qu'une recrue de choix se trouvait attachée en ce moment même à l'intérieur de son repère. Il stocka cette idée dans un coin de son esprit. Il serait toujours temps d'y réfléchir une fois son jeu terminé. L'odeur de peau brûlée emplissait ses narines. Cette senteur lui donnait faim. Elle lui rappelait la viande dorant sur le grill. Un afflux de salive remonta dans sa bouche à cette simple pensée avant qu'un ricanement ne s'élève dans le calme environnant. Il était fou. Il le savait. Et il aimait ça. Il s'étonnait même qu'autant d'inconscients se soient mis à son service. Lui qui ne pensait qu'à sa propre personne. Quelle bande de naïfs !

Son flot d’idées fut interrompu par une voix s’élevant dans son dos. Oh ! Le reptile avait réussi à se détacher. Un froncement de sourcils vint déformer son visage. Il était contrarié. Non seulement, ce mage réussissait à s’évader, mais en plus, il osait le déranger. Pire que ça ! Il osait l’insulter lui. Le grand chef des Panthères ! Il n’était certainement pas un lâche ! Il aurait pu tuer tous ses hommes même s’ils s’étaient tenus debout. Ils ne lui arrivaient même pas à la cheville. Alors comment se simple mage osait-il le prendre à partie ? Lui reprochant même de se servir de son trident alors qu’il osait se servir d’une lance ne lui appartenant même pas. Une grande gueule et un voleur ! Dire qu’il avait envisagé de prendre un tel mage comme allié. Il balaya définitivement cette idée de son esprit. Il voyait rouge maintenant. Un rouge qui prenait le pas sur la blancheur éclatante de la neige environnante. Un rouge identique à celui du sang qu’il allait bientôt faire couler. Il prit une grande inspiration afin de reprendre une certaine contenance. Puis se décida finalement à riposter à ces accusations injustes.


« Ah, il est beau le dragonnet donneur de leçons ! Mais, ne devrais-tu pas plutôt être redevable envers l’homme qui t’a soigné ? J’aurais pu te tuer comme tous ses insectes. Et pourtant, tu respires toujours. Et voilà que tu te sers de ce nouveau souffle pour me cracher dessus ! Il est temps de te donner une bonne leçon ! »

Il tendit son trident en direction de Shô, projetant un rayon d'acide directement sur le dragon. Puis, sans attendre, il se précipita dans sa direction. Projetant de l'acide derrière lui pour booster sa vitesse. La neige fondit sous cet assaut tandis qu'il assenait un coup de son arme sur son ennemi toujours sur pied. Pour finir, il joignit ses mains au niveau de son torse et son corps se mit à luire. Et, tout explosa, des projections d'acide surgirent de tout son corps. Un épais brouillard de vapeur d'eau vint l'entourer suite à cette technique, l'empêchant de voir s'il avait réussi à faire mouche. Le maître de Shadow Panther se remit donc en garde avec son trident pour attendre la suite d'un combat, qui, il en était sûr : ne faisait que commencer.


____________________________________________________________________________________


- Ta lance (800PPs) possède la magie d’annulation. (Du coup si tu te bats avec la lance uniquement tu possèdes 800PPs alors que si tu combats avec ta magie tu possèdes 1241PPs. Si tu réussis à planter la lance dans ton adversaire, tu annuleras sa magie tant que la lame restera plantée. Si celle-ci est retirée, il faudra plusieurs secondes pour que ton adversaire retrouve l’usage de sa magie. En cas de simples éraflures, la magie de ton ennemi sera annulée pour une très courte suivants la blessure et son niveau.)
- Le maitre avec son armure (+250 PPs) et son trident (+ 150 PPs) possède une puissance de 1 400PPs.
- Il t’envoie un rayon d’acide et te fonce dessus pour t’assener un coup de trident gorgé d’acide. Pour finir, il concentre son énergie afin de faire exploser son acide dans toutes les directions. (A toi de voir lesquelles de ses attaques tu encaisses, lesquelles tu esquives.)
- Tu peux contrôler les actions du Maître, mais veille à respecter sa puissance et à rester cohérent.
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mer 25 Mar 2015 - 21:20

Ah, il est beau le dragonnet donneur de leçons ! Mais, ne devrais-tu pas plutôt être redevable envers l’homme qui t’a soigné ? J’aurais pu te tuer comme tous ses insectes. Et pourtant, tu respires toujours. Et voilà que tu te sers de ce nouveau souffle pour me cracher dessus ! Il est temps de te donner une bonne leçon !

Eh bien, voilà qui vous laissera l’opportunité de réparer votre erreur !
Rétorquais-je avec le ton ironique que j’appréciais tant.

Je ne tins pas compte du reste de ses paroles, ni même de ses actes. J'allais lui faire la peau comme il le méritait. L'ennemi de mon ennemi n'était pas forcément un ami. Il sentait la colère monter en lui ? Bien ! Ce n'était qu'un léger ressenti comparé à ce que je ressentais. Il allait vite comprendre que le « dragonnet » n'était pas un simple bout de viande bon à être jeté dans une marre d'acide. Pourquoi parlais-je d'acide ? Une question intéressante. Cet homme au loin avait un bâton et une silhouette similaire à celle du type qui m'avait attaqué, donc je n'avais qu'à faire ''A'' plus ''B'' pour comprendre la nature de sa magie. Même si j'avais eu un doute, l'action suivante de ce mage allait mettre les choses d'équerre.

Levant son trident et le pointant en ma direction, il ne tarda pas à l'insuffler d'un liquide étrange, qui de loin, ressemblait à de la gelé fondue. L'odeur abominable émise par l'acide, était reconnaissable entre mille et anéantissait toutes possibilités d'erreur quant à sa nature. Sans attendre plus longtemps, la panthère en chef lança un rayon d'acide pour me faire fondre. La distance jouait en ma faveur, me permettant de contrecarrer son initiative en esquivant. L'esquive fut simple, un bond vers la gauche. Oui, aujourd'hui la gauche semblait être mon côté préféré.

Laissant de côté les plaisanteries idiotes, je dus vite réfléchir à ma contre-attaque, car mon adversaire, n'avait pas dit son dernier mot, bien au contraire. De l'acide fut généré par les pieds de mon ennemi, il tira ainsi parti de la propulsion donnée par le liquide mortel, il s'approchait dangereusement de moi et par les airs. Je devais penser large, un combat contre cet homme au corps-à-corps... Ce n'était pas une mauvaise idée et en même temps, c'était une terrible idée. Si j'utilisais mon poison pour contrer son acide, j'avais peut-être une chance de m'en sortir avec les honneurs.

Fronçant mes sourcils, bravant le froid avec mon corps endolori, mon regard déchaînait un véritable torrent de volonté de vaincre. Quand mon adversaire fut assez proche, il tenta de m'attaquer de son arme à trois pointes en tentant de me percer de part en part. Il avait beau être un maître de guilde, ce pauvre type savait aussi bien manier un trident que moi je savais me battre avec un nunchaku en dansant la salsa tout en lisant regardant le journal hebdomadaire à l'envers. Oui, ce coup était si prévisible et si mal exécuté ,pourtant il était si dangereux... Préférant largement de me faire mal à l'épaule gauche, plus que de finir avec un trou dans le buffet, je pris ma longue arme des deux mains, positionnant le manche à la verticale, le morceau de métal dirigé vers le ciel. Quand le trident fut suffisamment proche, je fis s'entrechoquer les hampes des deux armes de hast pour rediriger l'attaque acide sur le côté... Gauche !

Je pus contrer son attaque juste à temps, car je vis le liquide adverse s'attaquer à la manche gauche de ma chemise, ce qu'il en restait tout du moins. Ne restant pas sur cette première altercation, je voulus lui rendre la monnaie de sa pièce en mettant mon yari dans une position horizontale, et d'un mouvement sec, je tentai de percer l'armure noire du maître d'un coup d'estoc, pour lui asséner un coup quasi-mortel.

Ce fut sans compter sur le répondant d'un mage sans scrupules. Joignant ses mains devant lui, il put bloquer ma lance avant qu'elle ne le blesse, après quoi, il se mit à briller d'une lueur étrange, une lueur mélangeant violet et vert. Je compris que mon attaque avait échoué en beauté. Lâchant mon arme en même temps que je fis apparaître du poison sur mes poings, je fis en sorte d'activer mon «
Yokugeki » au plus vite. Hélas, je le fis beaucoup trop tard.

Mon attaque fut juste suffisante pour contrer la partie mortelle de l'arcane ennemie, mais de l'acide parvint à passer à cause du manque de densité de mes "ailes". Mon corps ne put rester en placer et fut projeté plusieurs mètres plus loin. J'avais encore plus mal qu'avant et mon corps était brûlé par l'acide à divers endroits, surtout les jambes. La peau était brûlée superficiellement, mais était très douloureuse et je me doutais que ce n'étaient pas des blessures à prendre à la légère malgré cette apparence de dommages superficiels.

Pour vaincre cette panthère, je devais éviter le plus possible ses attaques et ne l'attaquer qu'avec ma lance. Si son armure noire était aussi faible face aux attaques physiques que celles de ses subordonnés, j'avais peut-être une chance de le battre.

Le choc de l'acide, du poison et de la neige avait provoqué une évaporation express. Une couverture visuelle naturelle, ce n'était pas une mauvaise chose. Toutefois, je devais me remettre de mes blessures, et ce, au plus vite. Je me roulais dans la neige encore intacte de manière à réduire la sensation de brûlure. Le problème était que ce n'était vraiment pas efficace. Je mis du poison sur mes doigts, préparant ma prochaine attaque. Me relevant dès que je me sentis apte, je fis en sorte de me mettre à courir vers la dernière position du mage noir, mais je ne pus le faire bien longtemps, car je fus soudainement sur le ventre, le visage sur le sol. Dans la brume qui se dissipait, je n'avais pas vu un corps et j'avais donc trébuché sur ce dernier. Le corps était celui du mage de neige, avec un trou au niveau du corps.

Mes mâchoires se crispèrent, mon regard enragé fusillait la dernière position du maître de Shadow Panther. La douleur devint rapidement une alliée, passant d'entrave à booster. Elle me poussait vers l'avant m'hurlant de foncer comme un fou sur l'adversaire et lui exploser le visage à coup de griffe et de poison.

Obéissant à mon instinct comme un chien à son maître. Je fis un bond sur la position théorique de mon nouvel adversaire, ma main droite ouverte, une traînée de poison suivant les mouvements du bout des doigts de cette dite main. Mon bond n'avait pas été suffisant, je fis donc quelques pas de plus, mais... Je fus stoppé par un coup dans le visage, par un coup de hampe. A nouveau à terre, mais sur le dos, la brume se dissipa et je vis dans les yeux du grand brun ténébreux une haine immense, la colère due à mes paroles offensantes.

Son trident gorgé d'acide vint fondre sur moi, mais il se planta dans la terre qui n'était plus couverte par la neige. Par une roulade sur côté droit, je pus éviter l'attaque en grande partie, le dos de ma chemise, avait reçut l'attaque, une chance que la peau fut épargnée et le symbole de ma guilde apparaissait aux yeux de tous. Enervé par cette vision, le mage d'acide voulut planter ma lance, qu'il tenait dans sa main gauche, dans mon dos. Heureusement pour moi, je pus me mettre hors danger juste à temps et ce ne fut qu'une éraflure au niveau de la marque, montrant tout de même une symbloique simple et la preuve que je me faisais totalement dominer. Etrangement, suite à cette blessure, je sentais que quelque chose me manquait, comme avec les liens inhibiteurs.

Riant furieusement, le brun aux yeux vert émeraude m'interpella :


Oh ? Tu ne savais pas ? Cette lance annule la magie, mais tu ne devrais pas t'en faire, pour ce à quoi elle te servait...

Il termina sa phrase ironique, non pas par un point, mais par un coup de pied. Un coup de pied dans le menton. Je ne pus pas l'éviter et franchement, je le regrettais déjà.

Me servant de ma colère pour me relever, je dus à nouveau esquiver une rafale d'attaques. Une véritable pluie de coups de yaris annulateurs et de tridents acides. Je parvenais à peine à reculer tant ma concentration sur l'esquive était élevée. Malgré tous ces efforts, je fus touché à de nombreuses reprises par la lance et quelques fois par le trident, m'arrachant un grognement de douleur à cause de l'acide. Mon grognement était le seul son que je m'autorisais à émettre.

Finalement, cet adversaire maniait plutôt bien ses armes, mais il répétait sans cesse les mêmes coups, sûrement pour me narguer et me forcer à réagir. Je parvins à attraper la hampe du yari, juste avant que la pointe ne me fasse un joli trou dans le poumon droit, usant du dos de ma main droite pour dévier la trajectoire vers le sol, la lame s'enfonçant dans la terre. Un coup de pied dans la hampe du trident dévia l'attaque d'acide. Je croyais pouvoir me relever, mais la panthère recouvrit son pied droit d'acide pour attaquer mon fémur gauche en l'écrasant et le fondant. N'ayant pas plus envie que ça de devenir un estropié, je saisit mon arme volée des deux mains et appuyais de tout mon corps dessus pour éviter qu'il ne l'enlève du sol. Usant de toute ma force abdominale et de mes bras, je retirai ma jambe en me servant de l'arme comme d'un pivot.

Mon but n'était pas uniquement de dégager la jambe, mais de récupérer le yari et de pouvoir l'utiliser immédiatement. Je ne me fis pas prier pour me relever au plus vite, sortir la lance de la terre et tenter d'attaquer mon ennemi avec le tranchant de la lance, afin de couper en diagonale ce meurtrier. Son trident bloqua mon action en coinçant entre deux dents, la tête de mon arme. Ainsi stoppé, je mis fin à mon étonnement quant à la contre-attaque et je tentai d'attaque le genou gauche du type devant moi pour le faire tomber. Ce fut décevant pour moi de le voir sauter pour esquiver et me faire de nouveau échouer dans ma tentative de retournement de situation.

Je pus au moins libérer ma lame et tenter d'attaquer avec le bout de la hampe, comme avec un bâton le visage de ce maître à la noix. Avec la hampe de sa propre arme, il contra de nouveau, insuffla de l'acide sur les trois dents et tenta de me trouer la peau une nouvelle fois, tant dis que mes deux mains étaient sur mon arme. Je ne pouvais rien faire pour me défendre avec mes mains. Certes, je n'étais sûrement pas le meilleur, mais je n'étais pas non plus le plus faible et j'allais le lui faire comprendre ! Voici arrivé, Monsieur Plan B !

Couvrant mon pied gauche de poison, je donnai un coup de pied dans le manche du trident, histoire de rendre la monnaie de sa pièce à mon cher bienfaiteur en contrant son attaque. Je ne perdis pas de temps pour enchaîner avec un coup de lance dans le visage, usant de la lame, en direction de son œil. Ne pouvant pas esquiver de par sa position et donc, il préféra déplacer sa tête, faisant ainsi passer la lame à côté de son œil droit, blessant sa tempe, sans plus. En revanche, lui, il usa de sa magie pour couvrir son pied droit d'acide et tenta de frapper mon genou. Ce n'était pas du déjà vu ? Je me disais que c'était peut-être bien une vendetta.

Je vis l'attaque arriver et j'eus juste assez de temps pour reculer mon genou pour n'avoir qu'une petite brûlure superficielle, une de plus en somme. Je commençais à sentir le vent tourner et il tournait pour me faire tomber, car il s'agissait du terrible vent de la défaite.

Avec le bout de la hampe de son arme, le "bienfaiteur" frappa la partie droite de mon visage, ceci me faisant tomber sur une partie encore recouverte de neige. J'étais comme paralysé. Je ne l'avais quasiment pas touché et lui, il m'avait bien amoché. J'étais blessé et je souffrais aussi bien physiquement que mentalement et lui, il semblait respirer la santé.

Pourquoi devais-je toujours perdre quand je pouvais gagner ? Pourquoi devais-je toujours perdre si je ne me faisais pas aider... ? Mais qu'est-ce que je fichais dans ce monde...

Mes pensées furent soudain troublées, une déferlante d'images défilaient sous mes yeux fatigués. Ces lieux, ces situations, elles m'étaient familières... C'était... Ma vie. Les images se stoppèrent sur l'une d'entre elles, celle de moi et Motgift dans notre antre, un jour d'entraînement. Je me souvenais de cette scène comme si c'était hier. Ce jour-là, j'avais cassé un gros roché avec ma magie à force de toujours l'attaquer, ce n'était pas forcément un exploit pour un mage, mais ça l'était quand on apprenait à user de sa magie. Oui, je n'y connaissais pas grand-chose à ce moment-là. Il me disait que...

Mais oui, voilà, c'était la réponse que je devais donner à mon subconscient. La lance ou le bouclier ! Ahah, c'était si évident pourtant. Finalement, ce n'était pas si inutile de voir défiler sa vie sous ses yeux, mais cette fois, ce n'était pas parce que j'allais mourir !

Prenant fermement son trident, le maître des panthères s'approcha un petit peu plus de moi, réinsuffla une nouvelle fois de l'acide pour tenter de m'embrocher, une fois de plus. Il fit s'approcher à grande vitesse les trois pointes de mon corps allongé, mais pile au moment où il pensait me tenir, je fis un geste inattendu. Ce geste fut de sourire, comme si j'étais en paix. Ce sourire choqua tellement la panthère, qui ne voulait voir sur mon visage que douleur et souffrance, qu'il stoppa instantanément son attaque. Il n'allait pas me laisser mourir avec un sourire sur les lèvres.


Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?! Tu trouves ça amusant ?! Il n'y a que moi qui aie le droit de m'amuser dans ce combat et je vais t'arracher ce sourire de ton visage... Acid Vortex !


Autour de ses pieds, de l'acide apparaissait et je sentais que ça allait être pour ma pomme. J'eus juste le temps de m'éloigner en roulant, avant qu'une tornade de liquide corrosif n'entoure cet adversaire redoutable. Mon sourire se creusa dans ma commissure de lèvre droite. Mon regard, était plus déterminé que jamais à en finir, les paroles de Motgift me trottant dans la tête comme une chanson, ses paroles étaient :


« Être un Dragon Slayer, ce n'est pas uniquement reproduire les gestes d'un Dragon ou uniquement essayer de se battre en tant qu'humain/mage. Être un Dragon Slayer, c'est ÊTRE un Dragon voulant DETRUIRE TOUS les autres Dragons. N'oublie jamais que tu dois être un humain dans ta tête, un Dragon dans ton cœur et un Pourfendeur en combat. »

La tornade d'acide ressemblant à un cône inversé se stoppa et j'entendis venant de mon adversaire ces mots :

Acid Long Whip !

Un long rayon d'acide se déplaçant comme un fouet se dirigea vers moi dans un mouvement descendant. Je roulais une fois encore sur moi-même pour éviter, ce qui suscita une certaine rancœur venant de l'utilisateur de magie corrosive.

Alors c'est CA le pouvoir des Dragon Slayers ? Un coup de griffe, deux coups de patte, deux ou trois roulades et c'est fini ?! Je me suis vraiment trompé à ton sujet, et dire que l'espace d'un instant, j'ai pensé à te recruter... J'ai honte d'avoir pensé ça. Finalement, les Dragon Slayers ne sont que des faibles et ce sont EUX les vrais lâches, n'est-ce pas ?!

Ces mots me firent rire pendant que je me relevais. Un rire qui commença par un léger filet d'air, continuant en une vaine tentative de ne pas exploser de rire, pour finir en un rire bruyant et assez franc. Enervé par cette joie apparente, le mage noir réutilisa à nouveau sa dernière technique en date, mais dans un axe horizontale pour me découper en deux, le fouet voulant dessiner une ligne allant de sa gauche vers sa droite. Une attaque inutile, car en me laissant tomber sur la neige, je pus éviter son assaut. Je lançai un regard féroce à mon adversaire, tout en laissant un visage paisible subsister sur mon visage. Mon apparence était effrayante par son étrangeté.

N'ayant toujours pas réussi à supprimer mon sourire, le mage me chargea, sauta en s'appuyant de sa propulsion corrosive et dans un mouvement rotatif, il usa de son trident comme d'une batte de baseball en donnant le nom de la technique qu'il allait employer :


Acid Strike !

Une grosse masse d'acide se forma sur les dents de son arme et cette boule qui semblait ne pouvoir être utilisée qu'à la manière d'une massue, donc au corps-à-corps, parvint tout de même à me toucher de plein fouet. Enfin, c'était bien parti pour...

Feignant un immobilisme dû à la douleur, je l'attendais de pied ferme avec un plan en tête. Il avait dit que le yari en ma possession pouvait annuler la magie donc, comme un homme bête et discipliné, j'avais profité de sa colère et du fait qu'il se fut rapproché de ma personne pour planter la pointe de mon arme dans une partie non protégée de son armure, le dessous-de-bras ! C'était une partie rarement protégée par souci d'agilité et donc de liberté de mouvement. J'avais gentiment attendu qu'il s'approchât de moi pour lancer son attaque de plein fouet pour l'attaquer d'en bas. Quand ma lance se planta, il hurla et jura comme nul autre ne pouvait le faire à sa place. Sa technique fut dissoute par manque de magie au moment où ce pauvre gars avait vu sa chair blessée dans son intégrité.

Quand il fut redescendu, je ne perdis pas une seule seconde pour asséner un crochet du droit à ce maître de guilde. Malheureusement pour moi, cet adversaire était loin d'en avoir fini avec moi et d'un simple coup, il me troua la jambe gauche de son trident, m'handicapant encore plus que je ne l'étais déjà. La douleur qui ne m'avait pas quitté devint insupportable, mais au moins, il n'avait pas touché mon artère fémorale, alors que j'avais touché son artère axillaire.

L'information nerveuse transmise par mon cerveau fut si violente qu'elle eut l'effet de la goutte faisant déborder le vase. Mes mains encore posées sur le yari le firent sortir de la plaie en même temps que je tombais. Debout cria mon cœur, debout cria le pouvoir de Pourfendeur de Dragons. Mon combat devait être victorieux ! Ma puissance devait être écrasante sur la négativité de ce monde.

Mon ennemi encore affecté par le pouvoir de la lance, me vit sauter sur lui en m'appuyant de mon arme volée comme d'une canne. Il tenta de me faire chuter avec la sienne, mais il était trop tard. Il avait planté les dents de son arme argentée et sanguinolentes dans mon épaule gauche et moi, je tenais son visage dans le creux de ma main droite et la lance tomba au sol.


Je vois enfin de la véritable colère dans ton visage, je suis heureux de voir qu'en fin de compte, tu as plus de tripes que je ne l'imaginais. Me dit le brun ténébreux.

Ce n'est pas de la colère, mais de la férocité. Permets-moi de te montrer la différence, mage corrompu ! Lui répondis-je avec le même ton sarcastique que lui.

Mes joues se gonflèrent de poison et juste avant de relâcher mon attaque, j'enlevais ma main pour enlever le trident de mon épaule et enfin, délivrer mon «
Hoko ». En effet, je n'hurlai pas le nom de mon arcane, il était inutile de le faire puisque c'était déjà un hurlement.

L'utilisateur d'acide fut pris dans le flot, mais parvint à s'en extirper, voir même à le contrer à l'aide de son «
Acide Vortex ». Lorsque j'eus arrêté ma technique et lui la sienne, nous nous défiâmes du regard tels deux lions sur le même territoire... Non... Tels un Dragon au venin voulant faire le bien et une Panthère à l'acide néfaste. Un duel sous des yeux d'émeraude et d'ambre.

Mettant fin à ce status quo des plus épuisant, mon rival fonça en courant vers moi, son trident tenu par son bras valide, le gauche. Moi en revanche, je voyais le mien de gauche en train de pendre, il était attaché à mon corps, mais ne répondait plus. Mon être physique me brûlait à cause du poison et me poignardait à cause de coupures et autres blessures du même genre.

Sur une seule jambe, je ne pouvais pas faire grand-chose, si ce n'était, ce que j'allais faire.

Au moment où il allait venir, je comptais lui envoyer une « Saiga » ascendante de plein fouet, mais le bougre avait prévu ma manœuvre et il usa de sa magie pour prendre le plus de hauteur possible. En son trident, il insuffla son liquide surpuissant et il mit à faire tourbillonner son corps comme une toupie verticale. Ses pieds et sa tête inversaient leurs rôles respectivement et à une vitesse telle que la descente vers moi à cause de la gravité semblait lente. Une énorme masse acide s'était créée et elle fonçait droit sur moi, tout comme le corps de celui qui utilisait cette technique. Je ramassai ma lance au plus vite et m'en servit comme une canne de manière à m'éloigner aussi vite que je le pus.


Acid Whip, Heavy Striker ! Cria le tourbillonnant.

La boule d'acide toujours reliée au trident par un rayon de liquide corrosif vint s'écraser bien plus près de moi que ce que je souhaitais. Heureusement, en me retournant, je pus prendre l'initiative de planter la pointe du yari dans le sol et ainsi m'en servir comme pilier pour m'accrocher du mieux possible à lui, le temps de l'attaque. Ma tentative fut assez utile, car je pus esquiver le gros de la troupe, mais des éclaboussures me touchèrent et me firent lâcher prise. M'écrasant au sol, le mage noir local n'attendit pas le départ de la buée provoquée par le choc chimique de l'acide et de la neige.


Il sauta vers moi et de son arme que je ne pouvais désormais plus voir en peinture, il sauta et une grosse masse d'acide vint se mettre sur les trois dents et une autre sur le poing du maître. Les deux masses fusionnèrent, donnant ainsi naissance à une sorte de météorite d'acide entre son arme et son poing droit, qui à ma grande surprise, pouvait toujours bouger.

Je n'avais pas le temps de me lever, ni d'esquiver, je devais contre-attaquer. Quand il fut à la bonne distance, il laissa son bras prendre et concentra toute la puissance sur les pointes de son arme.


Acid Meteor Wave !!! Hurla avec rage la panthère alpha.

Dokuryu no Totsuga ! Criais-je en retour, levant mon bras droit vers l'ennemi et libérant le pseudo-serpent rouge de poison pour qu'il anéantisse la négativité que représentait l'ennemi.

Les deux attaques fondirent l'une sur l'autre, créant une simple explosion qui mit tout de suite fin aux pronostics d'un duel mémorable entre techniques. Cette fin prématurée fit disparaître la buée et ainsi, tous pouvaient voir les dégâts dans les deux camps.

J'étais allongé sur le dos, épuisé, endolori sur particulièrement proche de la défaite. J'en avais un tout petit peu assez de toujours entendre la même rengaine. Je ne pouvais pas être l'incontestable vainqueur pour une fois ? Non parce que là... J'étais presque sans chemise, dans la neige, le pantalon quasiment en miettes, le froid me mordant avec une intensité double.

Le choc de l'acide et du poison avait projeté une grosse quantité d'acide sur moi et sans le poison de mon «
Totsuga », j'aurais été tué sur le coup. Mon corps refusait de bouger pour le moment. Quoi de plus normal après tout. J'avais une autre mauvaise nouvelle, ma lance était cassée. C'était facilement réparable, mais je n'en avais pas envie.

Plus d'armes annulation et mon pouvoir magique était presque à sec. Un état lamentable, une situation catastrophique pour une mission délirante. Conclusion : J'étais sur une mauvaise pente.

Alors que je me lamentais comme un homme dans l'antichambre de la mort, mon adverse, lui, s'approcha, pas après pas, son arme redoutable imprégnée, d'acide prêt à me faire fondre. Quand il fut arrivé à ma hauteur, je n'avais plus envie de sourire, j'attendais juste mon heure, tel que mon cœur me le dictait. Le brun ténébreux leva son arme de son seul bras gauche et voulut planter des pointes en ma direction. Je fermai les yeux, essayant de mourir avec un minimum d'honneur.

L'honneur. Pourquoi ce mot revenait toujours dans ma tête ? Pourquoi me sentais-je si... Apeuré dès que je prononçais ce mot ? L'honneur, ce n'était pourtant pas une chose qui permettait de vaincre ce type. Je sentais en moi comme une sensation de battement de cœur. Je trouvais que mon corps était faible, facilement abattable. Mais pourquoi ? Pourquoi « Pourquoi ? » ? D'où me venait cette fascination face aux questions dont je ne pouvais pas obtenir la réponse ? Ce corps faible... Je me sentais nu. Ce n'était pas à cause de mes vêtements, alors...

L'arme... Je n'avais plus d'outils pour me cacher, oui, c'était ça la raison. La peur de se retrouver sans arme. L'honneur, j'en avais peur, car mon arme était la seule chose d'honorable chez-moi. Non, je devais arrêter ces raisonements. Le plus honorable était de pouvoir se battre avec une magie vicieuse avec dignité. Je devais me relever et prouver à mon être que je pouvais me battre avec une arme comme soutien, mais pas que j'étais un lâche se cachant derrière une lance ou un katana. Sakki, Mark, ce mage noir, ils avaient tous raison, j'étais un gamin, un Baby Dragon Slayer. Je devais sortir de mon œuf, sortir de cette coquille et apprendre à me servir d'une arme et non à me réfugier derrière elle.

Les dents pointues du trident s'étaient plantées dans la neige et un hurlement retentit dans les environs. C'était celui du maître de guilde. Ma main droite avait saisi la pointe du yari planté dans le sol et j'avais puisé dans cette nouvelle volonté étrangement puissante la force de continuer à me battre, à accepter cette douleur comme une amie cherchant à me protéger. La pointe du yari, je l'avais plantée dans le côté intérieur du genou droit de ce sale type.

J'avais attrapé le bout de lame à la dernière minute. Je ne me réfugiais pas, puisque je ne le gardais pas pour me battre uniquement avec lui, mais seulement en soutien. Le trident fut dévié de sa trajectoire à cause de la subite douleur. Un coup de pied droit dans la lame eut fini de planter celle-ci dans le genou.


Je te rends la monnaie de ta pièce, pantherounnette ! Lui crachais-je presque au visage en lui rendant son « Dragonnet ». J'espère que t'aime ma prothèse, parce que je trouve qu'elle te va très bien !


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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Sam 28 Mar 2015 - 13:06

Les deux techniques s'annulèrent en explosant. Le maître de Shadow Panther fut expulsé dans la direction opposée à celle du dragon avant d'atterrir contre la barrière en bois bordant son repère. Il fendit celle-ci en deux, s'affalant au sol dans un râle de souffrance. Le combat commençait à se faire long, et même s'il avait plutôt le dessus dans cet affrontement, il n'arrivait pas à briser la résistance de son ennemi. Celui-ci se relevait toujours. Peu importait les blessures. Peu importait les brûlures. Il résistait encore et toujours. Pourtant, il était mal en point, tout comme le maître. Ce dernier commençait à se sentir vaseux, sa vue se troublait et il peinait de plus en plus à se mouvoir. Pour ne rien arranger, son dessous-de-bras saignait abondamment, là où le dragonnet avait planté profondément sa lance. Une attaque bien pensée vu qu'elle profitait d'une faiblesse très commune aux armures. La panthère en chef ne voulait pas pour autant abandonner avant de décrocher la victoire. Le poison de son adversaire aurait certainement raison de lui, mais rien au monde ne pourrait l'empêcher d'entraîner le mage de Thunder Light dans sa chute. Une fierté bien mal placée pour un homme aux portes de la mort.

Il rassembla finalement ces dernières forces pour s'approcher de son ennemi et l'achever. Utilisant son trident comme une canne afin de garder une certaine contenance. Il s'immobilisa devant le corps toujours étendu par terre de son adversaire. Ce dernier était vivant, un grand soulagement pour le maître... Il pourrait ainsi l'achever de ses propres mains... Cet impertinent qui avait osé venir seul pour éliminer toute une guilde. Dans l'absolu, il avait réussi. Mais il ne pourrait jamais sans vanter auprès de quelqu'un... La panthère arma son bras au-dessus de sa tête pour donner le coup de grâce. Le dragonnet ne l'entendait cependant pas de cette oreille. Une douleur fulgurante au genou fit dévier la trajectoire du trident. Il lui avait enfoncé la lance entièrement dans la jambe et se permettait même de le narguer. Décidément, il ne lâchait rien...


«En…foi…ré… »

La douleur, cumulée aux effets de plus en plus puissants du poison, aurait bientôt raison de sa magnifique vie. Pourquoi avait-il envoyé une lettre de défi à Thunder Light ? Il ne s’en rappelait même pas. Sûrement une action effectuée sur un coup de tête dans l’un de ces moments de délire… Il était temps pour lui de dire adieu au monde avec une ultime attaque. Son dernier acte héroïque avant le trépas…

«Acid… Strike… »


____________________________________________________________________________________


- Ton ennemi rassemble ses dernières forces pour lancer son ultime attaque.
- Il tombera dans l’inconscience ou mourra dès qu’il l’aura assené.
- Tu es libre d’achever le RP comme tu l’entends.
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Sam 28 Mar 2015 - 20:38

Ma volonté me poussait à aller plus loin, mais même avec toute la puissance mentale du monde, mon corps ne pouvait plus se battre. Avait-il vraiment combattu ? N'avait-il pas fait que combattre sournoisement un adversaire redoutable et puissant ? Oui, mais que vouliez-vous, je n'étais pas un héros et encore moins invincible, je n'étais pas très fort et j'avais du mal à me battre en regardant les gens mourir autour de moi, amis ou ennemis. La "panthère" à qui j'avais pris le yari, lorsqu'il fut tué sous mes yeux, je n'étais pas resté indifférent, mais si la pression exercée par ses camarades, m'avait forcé à sortir rapidement de mon état de choc.

La mort... Je ne savais pas quoi penser d'elle. Etait-elle comme la douleur, une amie, ou était-elle une ennemie que je devais fuir ? Je ne pouvais pas le dire en ce moment, car je devais essayer d'user de toute mon inventivité pour me sortir de cette situation. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine comme le branle-bas de combat organique d'un être effrayé par la mort imminente.

Le trident sortit de la terre pour se lever dans le ciel, couvrant ses pics, dont mon sang ornait toujours le métal, d'une sphère d'acide. Difficilement, l'homme aux yeux émeraude gonfla cette boule, un petit peu plus, toujours plus. Son regard était déjà dans l'antichambre de la mort, son visage avait les traits tirés. Des cernes violets sous ses paupières ornaient son visage, par fatigue et par effet de mon poison draconique. Son arme, il la tenait de son seul bras gauche, levant ce dernier comme il l'avait fait avec son outil de bataille. Pour me montrer et se montrer que lui aussi avait une volonté puissante, il força son bras endommagé à se lever, à tenir la hampe, lui aussi. Je vis ses mâchoires se contracter, sa jambe droite trembler et résister à l'envie de ployer.

Une idée, je devais trouver une idée, mais... J'avais déjà tout essayé. Le poison était en pleine action, ma lame était plantée dans l'articulation et mon corps ne pouvait quasiment plus bouger. La seule idée que j'avais, c'était de forcer ce genou à ployer définitivement pour me permettre de réduire au maximum les dégâts. Une théorie bien belle et emplie d'espoir, mais je sentais que pour le moment, mon corps ne voulait pas vouloir accepter un mouvement autre que la respiration.

Non, je n'en avais pas le droit, je n'avais pas le droit de dire ce genre de choses, je ne devais pas me laisser abattre, je ne devais pas le laisser me battre. J'avais tant donné, sa guilde m'avait tant pris. Mon dû, je réclamais mon dû aux responsables de cet état de faiblesse dans lequel je me trouvais. Je devais rentrer victorieux de ma mission, telle était mon envie et ma volonté, j'allais ordonner à cette enveloppe charnelle de m'aider dans ce but. Mon cœur battait plus fort, le Dragon en moi se rebellait contre ma fatigue. Je fermai les yeux quelques instants et je vis. Je vis la force de ce Dragon en moi, l'être que mon père m'avait légué, un être métaphorique, une allégorie pure dans une imagination si débordante.

Lorsque mes yeux se rouvrirent, mon regard avait repris en intensité, mon courage revenait en force, mon adrénaline explosait les limites de mon corps, ma volonté me faisait me surpasser en tous points. Jambe droite, toi qui pouvais encore te mouvoir, je te donnais l'ordre formel de m'obéir, de bouger et me sauver, allez ! J'avais dit...


-ALLEZ ! Criais-je comme l'on faisait lors d'un cri de guerre.

Ma jambe droite peina à se déplacer, mais je parvins à la faire se mouvoir et à placer mon pied dans la pliure du genou blessé. D'un coup sec, je ramenais ma jambe vers moi et je tentai dans le même temps de forcer sur mes abdominaux pour me mettre sur le derrière, assis. Au même moment, mon ennemi lança son attaque de manière descendante, me prenant comme cible.


Acid...Strike... Répondit mon adversaire avec une difficulté non dissimulée.

Il ignora mon acte et chercha à forcer le passage à l'aide de sa technique. Son genou plia, son trident s'abaissa, sans tenir acte de la position étrange de son utilisateur. Il tomba agenouillé, nos deux visages se faisant face, mais pas avec les mêmes regards défiants. Je hurlais, de douleur, par la brûlure, par la sensation horrible de sentir son dos fondre. La boule d'acide avait touché mon dos en brûlant l'emblème de ma guilde et un peu autour.

Après quelques instants, la boule de liquide corrosif disparut comme si elle s'était évaporait. Le corps de mon opposant appuya sur le mien dans sa chute ultime, me poussant sur le sol, ce qui m'arracha un nouveau cri. C'était rare venant de moi, mais la douleur fut telle que je sentais les lames venir. Etrange, j'étais pourtant très résistant à la douleur, mais là, c'était trop, beaucoup trop. Je ne savais pas comment me mettre, j'étais paniqué, affolé, la souffrance brouillait de nouveau tous mes sens. Je voulais faire cesser ces démangeaisons, ces réactions nerveuses.

De mon bras droit, je poussai cet homme. Je devais me déplacer, c'était une nécessité, je ne pouvais pas rester immobile, mon instinct avait pris le pas sur ma raison. Une colère qui me semblait inextinguible me força à prendre le départ au plus vite, me faisant ramper vers le chalet. J'avais encore en tête mon chemin pour ne pas me faire tuer. J'étais si mal en point que je ne luttais plus pour reprendre le contrôle, laissant tout mon corps décider à ma place.

Rampant comme un asticot, nulle honte ne me touchait, je voulais juste sauver ma peau, ne pas mourir ici. La neige, le froid, la douleur, toutes ces choses semblaient se cumuler pour devenir une arme me faisant avancer toujours plus près de l'entrée du chalet. La panique ne diminua qu'au moment de mon entrée dans la salle du chalet. Le seau d'acide toujours présent n'était plus qu'un obstacle comme un autre. Je pris le seau pour m'en servir d'appui, faisant passer tout mon corps dans la grande pièce sans toucher le liquide vert. Je fermai la porte de mon pied valide et je me mis sur une zone que je savais sûre, le long du mur où j'avais pris les chaussures métalliques.
Une fois que je me sentis en ''sécurité'', je ne pus faire autrement que de faire tomber un objet sur ma tête et ainsi m'assommer pour forcer mon corps à dormir malgré la douleur, un marteau fut suffisant pour obtenir cet effet. Mon corps s'endormit sur le coup. Mon esprit stoppa intensément de réfléchir, penser et surtout analyser la douleur. Enfin.

Je me réveillai quelque temps plus tard. Mon sommeil fut lourd et très utile. Mon dos me faisait toujours très mal, mais au moins, j'avais la possibilité de me mettre debout si j'utilisai une arme comme canne. De toute manière, je ne pouvais pas sortir de cet endroit sans avoir une petite pelure et quand je disais ''petite'', je voulais dire grosse. Prenant la première hallebarde qui me tombait sous la main, je la pris comme une canne, et tout en me relevant, je fis tourner mon regard autour de la salle pour détecter le moindre habit, armure ou autre qui était susceptible de combler mes attentes.

Il n'y avait rien. Rien d'autre que des armes et des équipements capables d'attaquer. Je ne savais même pas quel était le pouvoir de mes chaussures. Je les avais prises et pas même un instant, j'avais pensé à utiliser leur capacité. Elles devaient bien avoir une aptitude... Peut-être même utile.

Comment activer ces armes ? Je n'en savais rien, il y avait peut-être un mot à dire, où alors ça ne s'activait que dans des circonstances particulières. Mais... Maintenant que j'y repensais, les chaussures avaient des gants et une ceinture juste à-côté, peut-être que c'était un ensemble d'armes donnant un effet qui pouvait me servir. Je pris donc le temps de revenir à l'endroit où j'avais pris mes chausses, tout en utilisant la hampe de la hallebarde pour à la fois me soutenir et tâter le sol. Aucun piège ne s'était déclenché. Enfilant du mieux que je pus les deux autres accessoires, je pus effectivement voir que la ceinture avait une sorte de bouton et ce bouton avait pour effet... D'utiliser des flammes ! Je ne rêvais pas, les gants et les chaussures émettaient des flammes. Je pouvais peut-être me tirer vite fait de cet endroit en utilisant la chaleur du feu des quatre pièces d'armure comme bouclier thermique.

Trouvant cette idée géniale, je rebroussai chemin en faisant très attention, tout en essayant d'aller au plus vite, ce qui me faisait grogner par la douleur. En bonus, j'avais une bosse.

Je sortis au plus vite et parti en direction de Yuyama où je pourrais par la suite rejoindre à nouveau Oak. La nuit n'était pas tombée, mais elle menaçait de vouloir se dépêcher d'apparaître dans cette froide partie de monde. Je faisais de mon mieux pour rejoindre la ville, allant jusqu'à trébucher, tomber et hurler à nouveau. Je détestais me sentir faible et encore plus quand la nuit tombait et que les habitants des lieux appartenant au règne animal commençaient à avoir les crocs.

Une chance pour moi, je pus atteindre la ville à temps. Mon premier réflexe ? Hôpital. Je ne pus pas atteindre le lieu voulu et c'est en plein milieu de la rue que mon corps s'effondra à nouveau pour ne plus se relever. Je pus juste voir quelques passants s'approcher de moi et se demandant ce qui m'arrivait.

Mon réveil eut lieu dans un hôpital, où j'étais couvert de bandages et aussi incroyable cela pouvait-il sembler, je me sentais beaucoup mieux. Un calendrier à la gauche de mon lit m'indiqua que quatre jours s'étaient écoulés depuis ma victoire sur la guilde noire.


Eheh ! Shô, un, guilde noire, zéro, marmonnais-je satisfait.

Je me levai, me dirigeant vers l'armoire où étaient certainement entreposés mes vêtements. Les odeurs de la bataille me permettaient de repérer les habits. Etrangement, je vis les miens, mais aussi d'autres, semblant plus chauds. Je pris rapidement la décision de prendre les plus adaptés au voyage retour, tout en gardant les autres sous les bras. Une fois habillé, j'ouvris la fenêtre et voyant que le sol semblait bien bas. Je n’étais pas très chaud pour le coup du vide, mais au moins, je pouvais me permettre de sauter pour échapper aux questions, mais juste avant, de la poche de mon nouveau pantalon noir, je vis une petite carte tombée. Sur cette carte de papier blanc, il y avait marqué : « De la part d'un anonyme bienfaiteur ». Certes ? Merci anonyme bienfaiteur.

Grâce à mon pantalon noir bien épais, mon polo noir épais, mes bottes de neige blanches et ma parka beige, semblant tout aussi épaisse que le reste, je sautai par la fenêtre en faisant l’erreur monumentale de fermer les yeux pour avoir moins peur du vide. Je fis un joli plongeon pour me retrouver à me ramasser comme une… Enfin bon, ce n’était pas élégant et mon fémur gauche n’était pas content. Je pus même voir une infirmière avoir peur en me voyant atterrir de la sorte. Maintenant, je boitais, alors que je ne boitais plus, la poisse.
Ce fut au moins un succès pour mon ‘’évasion’’, me permettant donc de rejoindre la gare dans les plus brefs délais et montrer à ce fichu Celcius que j'avais survécu. La chance me souriait, car je pus arriver juste à temps pour sauter sur le toit du train et ainsi ne pas avoir à payer de billet. Certains bandages étaient toujours sur moi, d'autres furent enlevés pour me donner plus de liberté de mouvement.

Je pouvais amplement vous passer les détails du voyage. Froid, froid et encore froid, sans oublier le vertige, qui me faisait nettement plus d'impressions que pour la petite descente de ma chambre de malade. Plusieurs heures plus tard, j'arrivai à Oak et en titubant tel le blessé de guerre que j'étais, je me dirigeai vers la guilde. Pas un regard, pas un commentaire, je traversai les épreuves avec un estomac encore barbouillé et ce fut non sans satisfaction personnelle, que je frappai à la porte du bureau du maître de guilde pour avoir ma récompense. Pas des Jewels, mais voir sa tête en me voyant vivant.

Ce fut bref, il était lui-même satisfait, me disant que j'avais fait du bon travail, surtout pour le maître de guilde, il rajouta qu'il était agréablement surpris par ma détermination à abattre mon adversaire de la sorte. En effet, il avait eut vent de la défaite de Shadow Panther et de l'état lamentable de la panthère alpha. Je ne me souvenais pas de l'avoir tant amoché que cela. Mais bon, je me contentai de le remercier et de prendre la bourse de Jewels qu'il me tendit. Cela fait, je le saluai et je partis de ma deuxième maison pour rentrer dans ma première maison, celle de Mark. Depuis le temps, il devait être rentré.

Si seulement à ce moment-là, j'avais su que lors de mon sommeil, après bataille contre le mage d'acide, alors que je dormais dans le chalet, deux ombres s'étaient approchées du maître de Shadow' Panther...


[Flashback]
Bien, bien, bien... C'est un joli travail, qu'en dis-tu ? Demanda la plus petite des ombres.

Oui, monsieur, répondit la plus grande avec une voix métallique.

La plus petite tendit un appareil semblable à une seringue à son acolyte et rajouta quelques mots.

Prends ceci et prélève du sang venant de ce maître déchu. Appuie sur le bouton rouge pour faire le tri entre ce sang impur et le poison du Dragon Slayer.

Oui, monsieur.

Le géant s'exécuta sans rechigner et planta violemment la pointe de l'appareil rectangulaire faite à cet effet. Il préleva du sang et appuya sur le bouton. Le sang tomba au sol et seul le poison restait, très peu de poison, mais le plus petit des deux inconnus semblait satisfait.

Très bien, allons-nous-en, décida le petit.

Monsieur, le maître bouge, que dois-je faire ?

Il ne doit pas plus s'attaquer au Slayer, nous nous sommes déjà bien servis de la situation, pas de témoins, tue-le.

Il regarda son homme de main frapper d'un coup sec la nuque du brun, sans pitié, ni ressenti. Après quoi, quand le géant revint à sa hauteur, il lui adressa quelques mots de sa voix étrange à son équipier :

Pourquoi ne pas attaquer tout de suite ? Demanda le tueur de la panthère alpha.

Il est trop épuisé, ça ne servirait à rien. Mais ne t'inquiètes pas, avec cet échantillon de poison, je pourrais modifier ce qui doit l'être et tu sauras fin prêt. Rassura-le vraisemblablement chef hiérarchique.

Bien, monsieur.

Le ''monsieur'' regarda en direction du chalet avant de partir :

Repose-toi bien Shô Weissdren. Reprends des forces et surtout de la magie, car bientôt, ton heure sonnera... [Fin du Flashback.]

C'était donc dans une ignorance totale du danger qui me guettait que j'approchais de la maison de mon sensei, où un homme chauve, habillé comme un croquemort m'attendait de pied ferme avec son nez crochu et son air supérieur. Il attendait devant la porte d'entrée, ne sachant pas quoi faire, je m'armais de mon sourire habituel et m'approchai de cet inconnu. Avant même de pouvoir en placer une, le chauve prit l'initiative de prendre la parole en premier.

Êtes-vous Shô Weissdren ? Demanda l'étrange personnage d'un ton assez noble et tout aussi supérieur que le regard qu'il portait sur moi.

En effet. Et vous êtes ? Répondis-je en haussant le sourcil droit.

Je viens vous faire part d'une bien triste nouvelle... La mort de Mark Weissdren.

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