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[Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ]

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MessageSujet: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Lun 30 Mar 2015 - 9:24

Vraiment pas moyen qu'une simple patrouille se passe normalement, il a fallu que ce soit dans les Flèches d'argent, des montagnes, hautes, fatigantes, monotones, froides. Vraiment ça l'énervait. Monter depuis des heures sur ce chemin poussiéreux, oui poussiéreux, partout il n'y avait que de la poussière, sur le sol, dans l'air ambiant, sur les uniformes du conseil, et il y en avait de plus en plus à mesure qu'ils s'approchaient de cette colonne de fumée, au loin. Une fumée dense, laiteuse, colonne pâle aux temples que forment les pic alentours. Pilier de toute une économie minière, dans une ville où ils arrivaient. La petite ville typique de la région, les maisons de pierre, l'air coloré par la poussière et un marché où une foule bavarde s'affairait. Palmira, l'oie à tête barrée qui se dandinait à ses cotés avait la bougeotte, soudain, elle s'envola. Brieg était en train de se demander quelle mouche l'avait piquée quand un des soi-disant camarades d'escouade, Brent, de taille moyenne, frimeur et un peu lourdaud sur les bords, enfin, très lourdaud, eu le bon goût de se plaindre :
 
- Ah, mince, elle s'est barrée, pas de foie gras ce soir, dommage.

Ce qui fut accueilli par de grands rires du reste de l'escouade. Il en remis une couche :

- Mais bon finalement ça nous ôte une épine du pied, oups, désolé, l'épine est toujours là. Hein le grand machin !

Ce qu'il pouvait être lourd ! Brieg Pris sur lui, c'était sa première mission avec eux et autant éviter les disputes, et puis ça ne dureras pas car le général qui n'était pas venu en même temps qu'eux car il était retenu par une affaire à Era allait les rejoindre au crépuscule.
Brieg eut alors l'impression que son pied s'enfonçait dans le sol devenu liquide, par réflexe, il sauta hors du trou boueux, encore un coup de Brent ! Pfff, qu'est-ce qu'il disait, pas moyen que ça se passe normalement. Brent le regarda et dit d'une voix molle ( si une voix pouvait être molle ) :

- Touché !

Gemma, une des deux fille du groupe s'approcha de Brieg et lui susurra :

- Eh oui, le conseil ce n'est pas que la rigueur ! Mais c'est vrai qu'on peut s'amuser autrement qu'en chahutant non ?

Elle ouvrit la main, un cercle magique se forma et ils entendirent une sonnerie militaire déformée, qui semblait bourdonner et qui devint un son de guitare électrique.

- Tada !! Vous en pensez quoi ?

Elle trébucha sur un rocher, perdit l'équilibre et fit du cloche pied sur deux mètres. Tout les memres du petit groupe, Brieg compris, se retinrent de rire. Gemma cria un :

- Ho ça va !

Puis demanda :

- Où est Savin, pour une fois elle ne se gausse pas, c'est agréable !

Environ 3 seconde après avoir finit sa phrase, elle tituba de nouveau et tomba de tout son long. Savin sorti alors de terre avec un :

- Coucou, avouez que c'est quand même plus drôle que la musique !



- Totalement mais tu ne m'arrive pas à la cheville en matière de coups fourrés. 



- c'est ça !

Dilac, le dernier membre du groupe, avec ses 1 mètre 90 aida Gemma à se relever et alla voir Savin et Brent en train de se disputer pour élire le plus grand farceur pour les féliciter.



- Bravo, c'était vraiment super...

Il leur fit une tape amicale dans le dos et les deux tressautèrent pendant que l'on voyait des étincelles courir sur les mains de Dilac.

-... Mais faut pas s'en prendre à une artiste.


- C'est maintenant que je décide qui m'a le plus amusé c'est ça ? Vous êtes tous vraiment, comment dire, extravagants mais je pense que je vais choisir Dilac.

Brent et Savin ne surent quoi répondre et grommelèrent quelque chose d'incompréhensible. Sur cela se termina le petit contretemps et ils arrivèrent au village, quand même, Brieg se demandait où Palmira avait bien pu aller.

Déjà une heure et l'oie ne revint pas, ça inquiète Brieg le soleil se cachait déjà derrière les cimes,. La petite troupe n'avait pas encore retrouvé son dirigeant et Dilac proposa d'aller dîner et passer la nuit dans une auberge et, comble de tout, c'est le grand blagueur de Brent qui paya à boire à tout le monde, sauf à Brieg, qui n'avait pas soif d'alcool, seulement soif de nouvelles de Palmira, elle ne s'était jamais éloignée plus d'une demi-heure. Commençant à se faire tous les film dramatiques possibles et inimaginables et jugea qu'il était sûrement mieux qu'il parte à sa recherche, surtout que le brouhaha du lieu commençait à lui taper sur les nerfs. Il sortit donc et l'air frais et crasseux lui rafraîchit et irrita les poumons, il faut bien faire des choix ! Suffoquer dans un air chaud et lourd ou tousser dans un air glacial. En tout cas la nuit était fraîche dans le village d'altitude, Brieg regretta de ne pas prendre plus de vêtements.

- Pas chaud hein !

Un mendiant lui faisait face, assis, grelotant.

- Oui c'est ça, pas chaud.

Brieg lui lança une pomme qu'il avait dans son sac et repris ses recherches, en tout cas le mendiant lui avait fais une drôle d'impression. En route il se demandait ce que faisaient les autres, si le général était enfin arrivé, et surtout, où pouvait s'être fourrée Palmira ? Il sonda les environs, ne perçut que les maisons, il continua sa route quand il entendis un grand bruit, une sorte de mélange entre cris humains, détonation, et cacardement d'oie. Brieg courut le plus vite possible, que se passait-il là bas.
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Mar 31 Mar 2015 - 18:34



feat. Brieg & Jude


Le non-calme de la montagne.

White Dragon's Sanction


Lorsque l’on est dans un groupe, l’on ne se sépare pas,
sauf sur ordre d’un supérieur.
Retenez bien cela si vous voulez rester en vie dans l’armée runique.
Maintenant suivez-moi immédiatement. Nous devons retrouver notre petit fugueur.







Un calme sinistre demeurait dans le bureau du général Okram Kalvoz. Un silence de mort… Le propriétaire dudit bureau n’avait pas réussi à bien se reposer… Comme de nombreuses nuits auparavant. Ses yeux restaient ouverts et des images horribles l’empêchaient d’atteindre pleinement les bras de Morphée depuis ce terrible drame... Une jeune femme blonde maltraitant et ridiculisant ses hommes… Un jeune homme aux cheveux blancs massacrant et riant, ayant aux pieds nombre de cadavres portants la croix du Conseil…

Le haut gradé pestait contre lui-même, mentalement il se pensait désormais assez fort pour ignorer tout cela. Cependant, à l’intérieur de lui, quelque chose l’empêchait de devenir un monstre froid et sans-cœur. Cette même chose ne semblait pas vouloir le laisser en paix et lui retirer toute humanité… Soudain, sa porte claqua faiblement et Anders leva les yeux. Encore un de ces horribles êtres hybrides… Que voulait-il ? Parant une expression de dégoût, le lumineux demanda des explications rapidement.

La voix insupportable de cette chose inhumaine tenta de résumer la situation. L’acte public non autorisé par le Conseil qu’avait fait Anders… À savoir détruire un bâtiment entier sans mandat ou autre futilité. N’avait pas plu aux conseillers et, de ce fait… Ils avaient décidé dans leur imbécillité absolue, de punir l’un de leur meilleur élément. Titillé par cette nouvelle, le général de lumière claqua sa langue et lança un regard noir au messager. Regard auquel il y ajouta de brefs mots sévèrement émis par sa voix d’inflexible Juge Saint.

Et…? Quelle est cette « punition » ? Dépêchez-vous ! Dit-il de son air autoritaire.

Euh euh euh… Nous ne sommes que le mess.. Comprenant qu’elle devait faire vite, la bestiole humanoïde se stoppa elle-même et reprit. Vou… Vous devrez retrouver et rester avec une équipe de recrues aux Flèches d’Argent… Elles sont.. Elle ne put terminée, que le militaire austère la coupa.

Je sais exactement où ce lieu se trouve ! J’habite ce pays depuis assez longtemps pour le connaître, comme tout soldat qui se respecte !

Il décida de reprendre légèrement son calme et, d’un geste de la main, dit à l’être amphibien de disposer. Chose qui avait l’air de l’enchanter plus qu’autre chose. Cette situation fit sourire intérieurement Anders. Les conseillers n’avaient-ils pas le courage de se montrer eux-mêmes ? Avaient-ils peur d’un face à face avec lui…? Craignaient-ils la colère du Dragon Blanc aux yeux ambre ? Peut-être. Ces imbéciles auraient très bien pu avoir du travail en trop, mais connaissant leur réactivité… Qu’importait. La sanction était tombée et le justicier émérite n’allait pas y réchapper. Toutefois, ces demi-portions allaient devoir attendre un peu. Il restait de la paperasse à remplir…

Oui, des papiers mais aussi certaine mesure à prendre… La mort du maître de Thunder Light s’était ébruitée jusqu’aux fines oreilles d’Anders. Une occasion de frapper une source d’impureté, si seulement cette déchéance d’impie n’avait pas entraîné l’effervescence de mille et un êtres hébétés. Un foyer de corruption et d’infraction avait vu le jour à l’ouest de Fiore. Oui, des partisans de cet infâme personnage qu’était Edge Celsius étaient regroupés là-bas. Le Conseil n’allait pas ne rien faire, Anders n’allait pas ne rien faire ! Lui qui représenté la puissance et la dévotion envers la justice de toute l’armée runique…

Lui, le Dragon Blanc, symbole de pureté et d’action héroïque… Oui… Il allait agir, vite et bien. Il passa une partie de sa journée à envoyer quelques troupes, escortées par des lieutenants, afin d’éviter des possibles pertes. Leur objectif n’était pas l’extermination de groupuscule dissident. Mais le repérage… Les informations étaient primordiales, elles permettaient non seulement de gagner des guerres, mais aussi d’éviter les morts inutiles. Conscient de cela, le sensé haut gradé ne pouvait envoyer ses fantassins dévoués bêtement au front. Alors, avant de laisser partir ses quelques unités, il passa voir chacun des soldats, chevaliers et lieutenants afin de leur parler.

Le général Anders Okram Kalvoz était connu pour être proche des militaires. Riches ou pauvres, en bonne ou mauvaise santé… Cela importait peu. Il leur dit les objectifs de leur quête commune ; amener la lumière sur les effectifs, motivations et ressources ennemis. Et enfin, revenir à la maison dévoiler toutes ces choses. Forts de leurs courages, ils acquiescèrent et approuvèrent les paroles de leur supérieur, puis partirent tous exécuter leur tâche. Cela fait, le général de lumière pouvait s’acquitter de son châtiment dérisoire. Il allait devoir retrouver quelques recrues et leur servir de baby-sitter ? Aucun problème, il accepta ce challenge !


« Il est temps. En route pour les Flèches d’Argent. » Pensa-t-il en sortant du bâtiment surplombant Era.

Le Dragon luminescent allait utiliser les voies terrestres. Sa vitesse allait le faire défiler comme une comète à travers les paysages le séparant des terres à rejoindre. L’étoile lumineuse traversa sans problème les contrées sur son chemin. Au pied des Flèches d’Argent, elle s’arrêta et dévoila aux yeux de tous, l’humain qu’elle cachait. Ce dernier revêtait ses atours habituels, cependant, les griffures sur ceux-ci avaient étaient refermées. L’armure avait été reforgé au niveau des traits irréguliers et le tissu de ses vêtements recousus avec talent. Certains artisans étaient des maîtres dans leur art… Même l’être pur ne pouvait nier cela.

Durant son cheminement laborieux et ses escalades éreintantes, l’homme noble dut faire face à un troll des montagnes. La créature disgracieuse, primitive et inintelligente se dressa devant son maître. Une si pitoyable chose essayant de tenir tête à un être draconique… Ridicule ! Dans la manière de penser d’Anders, les animaux et autres créatures n’avaient pas d’âme. Et donc, pas de notion de pureté ou d’impureté. Ainsi, le White Dragon Slayer n’exterminait pas toutes les bestioles qu’il rencontrait, au contraire. Étant neutres au possible pour la plupart, il apprenait à apprécier leur présence. Mais ce troll…
 

Bête impie, tu n’aurais pas dû sortir de tes hideuses ténèbres. Car en te frottant à ma lumière, ton corps était destiné à se briser face à sa sainteté ! Monologua-t-il en dégainant sa lame bleutée et se changeant en forme luminescente.

Lent et stupide, il n’avait aucune chance face à l’habile et rapide général. Des traits lumineux se créèrent à chaque coup porté sur la masse répugnante. Ces derniers firent très légèrement reculer le monstre imposant et alors qu’ils finirent par s’évanouir dans les airs… Le haut gradé réapparut dans le dos de ce bestiau malchanceux. Rengainant son sabre familial et avançant le dos tourné vers sa victime, il souffla du nez. Non pas par amusement, mais plutôt par ennuie et indifférence. L’expression de colère naturelle sur la face du troll avait été sa première et dernière émotion.

Ainsi, elle resta là sur son visage dégoûtant, tandis que ses organes vitaux avait été tranchés avec précision et rapidité. Il n’avait pas souffert, d’ailleurs, au vu de sa lenteur d’esprit, il n’avait sans doute même pas compris qu’il était déjà mort. Le corps du géant tomba, tandis que l’humain à la magie perdue continua sa route. Un petit laps de temps passa et un village vint apparaître à sa vision d’aigle. L’air impassible, il ne stoppa nullement sa marche. De sa démarche princière, il pénétra le hameau et analysa chaque chose qu’il voyait.

En altitude l’air était plus frais et la respiration plus difficile. Les habitants du bourg semblaient être habitués à cela, car, même en hiver ils travaillaient sans broncher. Les pupilles du général s’étaient depuis quelques heures accoutumées à la luminosité de la nuit. Le manteau noir de cette dernière ne le gênait point. Sa vision lui permettait d’être à l’aise dans n’importe quelle situation. Ce qui le dérangeait, était surtout qu’il n’avait pas beaucoup d’énergie à cause de ses nuits antérieures. Il prit en main une lacryma de lumière qu’il possédait et amplifia sa lumière avant de la dévorer.

Les flots lumineux se faisaient aspirer peu à peu, mais Anders ne mangea pas tout. Il laissa une faible quantité de son élément à l’intérieur de la sphère cristalline. D’un mouvement simple mais non-brutal, il rangea cette dernière dans l’une de ses poches, puis apprécia son gain de force comme il le devait. Un imperceptible sourire se dessina à l’aide de ses fines lèvres et son regard devint légèrement plus doux. Soudain, ses sens auditifs reportèrent l’attention sur une taverne du coin. Des cris festifs et bruyants en émanaient, peut-être les recrues étaient-elles là-bas…

Il revêtit une expression impassible, stoïque… Et balança lentement ses jambes jusqu’à la source du brouhaha. Arrivé à une porte modeste mais fonctionnelle, le général Okram Kalvoz leva et posa délicatement sur la poignée, sa main droite parée de son noir gantelet. Ouvrant l’accès pour l’auberge criante, il réussit de sa seule présence, à faire taire les résidents du lieu. Des murmures inaudibles traversèrent la salle de part en part lorsque la porte fut refermée. Les bottes métalliques d’Anders faisaient grincer le plancher au rythme de ses pas.

Au bout d'une poignée de secondes, les sons se turent, laissant place à un presque-calme pesant. Les ambres fières du dragonnet se posèrent sur quatre personnes, revêtant toutes les uniformes du Conseil. Ces gens savaient qui étaient le briseur de vacarme… Ils se mirent en garde à vue, bien droit et alors qu’un essaya de parler… Anders coupa court à son intervention sans doute inutile. Oui, la main du lumineux se leva disant de se mettre au repos et soupirant légèrement, le général leva sa tête. Il les regarda tous dans le blanc des yeux afin de bien les examiner.


D’après mes informations, vous devriez être cinq. Dit-il simplement.

Euh ouais, mais l’autre coincé s’est barr… En allé on ne sait où… Répondit d’un ton naturellement insolent un homme à la taille et aux allures banales.

Lorsque l’on est dans un groupe, l’on ne se sépare pas, sauf sur ordre d’un supérieur. Retenez bien cela si vous voulez rester en vie dans l’armée runique. Maintenant suivez-moi immédiatement. Nous devons retrouver notre petit fugueur. Et essayez de parler dans un langage correct. Nous représentons un ordre qui est déjà malgré lui renié par beaucoup. Puis il rouvrit la porte pour repartir à l’extérieur.  

Seule une des deux femmes rejoignit directement le général, les trois autres étaient encore bouche-bée. Mais fort heureusement, ils se reprirent relativement vite et rejoignirent leur supérieur. Le groupuscule du Conseil était presque au complet et enfin, Anders pourrait en terminer avec cette punition sans queue ni tête. Des discussions émanèrent de derrière lui. D’un claquement de langue, l’épéiste talentueux fit comprendre qu’il recherchait le silence. Ce qu’il finit par obtenir. Il utilisa ses tympans sur-développés pour entendre un quelconque indice.

Une ribambelle de bruits divers et variés plus tard, des sons suspects se faufilèrent parmi la pénurie de choses inintéressantes jusqu’aux oreilles d’Anders… Des cacardes insupportables mêlés à des cris et des détonations émanèrent d’un peu plus loin. Parfait. Prévenant les recrues dans son dos, il avança avec eux vers la source de tout ce boucan. Peut-être un peu paranoïaque, le général sortit son arme du fourreau aux couleurs pâles et mis en garde ceux qui le suivaient…

© Code de Anéa pour N-U

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Jude Sakkaku

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Sam 4 Avr 2015 - 14:26




Le non calme de la Montagne
Anders ft Brieg ft Jude

▬ Bon alors, vous me le filez ce fric ! J'ai pas de temps à perdre ici !

Il ponctuait ses paroles d'un frappement du point sur la table. Il toisait l'homme chauve avec un regard sombre mais étrangement lumineux à cause de la couleur bleue-verte de ses iris. Ça faisait déjà un bon quart d'heure que le mage noir négociait dans le bureau du Coyote. C'était le nom que le gros homme barbu ventripotent qui fumait des cigares écœurants devant son nez se donnait. Sa société était donc La Meute, une meute de Coyotes vivants dans les Mesas d'Ermis, au pied d'une des formations rocheuses. C'était une étrange baraque surprotégée, construite en planches de bois avec de grandes verrières à l'arrière, donnant sur un paysage peu passionnant au passage. Derrière l'une de ces majestueuses vitre laissant agréablement passer la lumière, se trouvait le bureau du Coyote, dans lequel s'impatientait Jude. Aussi singulièrement décoré que les autres pièces de la Maison - si ce n'est plus - celle-ci comportait entre autres des trophées de chasse accrochés jusqu'au plafond, des babioles précieuses et même armes à ne pas laisser entre de mauvaises mains, abhorrées sur tous les murs du bureau entre plusieurs étagères croulant sous les documents. Au milieu de se bazar, se tenait un meuble bancal qui servait de pupitre au dirigeant des lieux, d'ailleurs installé derrière sur un fauteuil moelleux dans une provocante position de détente et de mépris de son interlocuteur, qui frappait le meuble avec colère, n'arrangeant pas l'ordre régnant sur la table.
Jude et le Coyote étaient entourés d'étranges personnages portant des capes marron toutes identiques. Ils les regardaient depuis tout ce long quart d'heure, impassibles.

Jude avait bossé pour eux. Il attendait juste sa récompense, après leur avoir ramené la cible, morte - dont le cadavre ne ne semblait soucier personne, emballé relativement bien dans un linge sanguinolent, posé en travers de la pièce  - dans les délais imposés et plus ou moins discrètement.
Alors qu'est-ce qui les empêchaient de lui expédier son argent ? Et pourquoi tout ce monde autour d'eux, menaçants ?

▬ Jude Sakkaku. Passé plutôt obscur,  méconnu même des forces magiques, mage noir et criminel. Prime inconnue, mais visiblement très élevée. Spécimens, par son mystère, fort, fort intéressant.

Le Coyote continuait à regarder Jude avec cet air qui ne présageait vraiment rien de bon. Dans une bouffée de fumée, entre rire et étouffement, il se moquait du garçon qui n'attendait que de pouvoir déguerpir.

▬ Bon, aucune importance, et si vous me donniez plutôt...
▬ Assez rigolé, le coupa l'homme. Saisissez-vous de lui !

Jude regarda autour de lui, balayant les hommes en brun qui commençaient à sortir leurs armes et à l'encercler. Il lança un "Quoi !" paniqué, avant de tenter de se rassurer : ces hommes ne maîtrisaient nullement la magie. Il n'y avait aucune place pour l'inquiétude dans la position de force dans laquelle il se trouvait.

C'est d'ailleurs à ce moment là que la fuite de Jude commença. Une longue, longue journée de course contre tout et tout le monde.
Pour une survie qui ne le motivait qu'assez... accessoirement.

***

Jude avait fui par la grande verrière. Pas le temps de poser des runes, malheureusement. Le verre lui le faisait l’effet d’une brûlure sur sa peau, tout comme son lamentable rattrapage sur le sol terreux, mais il était préférable aux tortures que la meute du Coyote était capable de lui faire subir dans leurs caves. Et tant qu’à vivre, autant être libre.
Il courait entre les grandes roches, les hauts-plateaux, dès qu’il pouvait sur des bêtes qui provenaient de sa seule imagination et disparaissant au fur et à mesure, contre des dingues montant des créatures féroces et terriblement endurantes. Des dingues un peu trop intéressés par son cas magique, sa valeur économique et les secrets qu’il gardait. Des individus sectaires habillés dans une peu entrainante couleur marron, se fondant autant que leurs montures au pelage d’ambre sombre dans les mesas. Ses chances de survie étaient hautes, mais ses chances de conserver sa liberté étaient beaucoup plus discutables.
Il ne savait pas bien comment il s’était retrouvé là, entre les montagnes et les mesas, tout ce qu’il savait c’était qu’il devait conserver une parfaite immobilité dans la cavité rocheuse dans laquelle il se tassait.
Son halètement semblait se répercuter sur chaque paroi de sa cachette. Son cœur battait si fort que Jude avait l’impression de l’entendre résonner. Se tassant plus en position fœtale sur lui-même, il tenta de garder son calme. Si on le trouvait, il n’avait quasiment aucune issue. Il était fichu.
Les pas s’approchaient. Ils le verraient, habillé en noir en plein jour au milieu des roches brunes. Les coyotes avaient un bon flair. Il ne regardait pas, recroquevillé sur lui-même ; mais les sentait s’approcher lentement du trou dans la pierre, le sentant derrière, prêts à bondir comme des prédateurs pour jouer avec lui avant de le dépecer et le dévorer.
Déplaçant lentement un caillou pointu, en retenant son souffle, il traça des symboles, lentement. Ils deviendraient sa seule chance de survie.
Il leva les yeux, un instant, vers la fente par laquelle il était entré et d’où filtrait soudainement moins bien la lumière.
Il sursauta. Il le regardait. Un membre de la meute le fixait avec ce regard fauve mordoré. Ses yeux aux longs cils immobiles étaient rivés sur lui, comme curieux de le trouver là.

▬ Hé hé hé ! À moi la récompense ! fit la voix nasillarde de l’homme à la capuche.

Il avait des dents étrangement pointues, et une physionomie rappelant avec effroi un canidé. Son nez était aplati, et tel un museau il était plus sombre que le reste du visage. Peintures de guerre, modifications génétiques, gènes naturels ? Il n’en demeurait pas moins un ennemi plus qu’un gentil toutou. Le sang de Jude ne fit qu’un tour.

▬ Mais… si je veux être celui qui le ramènera au chef, et recevoir seul sa promesse,  j’vais devoir le cacher aux autres…

Il sortait déjà un sac pour le fourrer dedans. Il souriait de toutes ses dents, ses canines saillantes attendant d’un air menaçant sa proie, son museau couleur café remuant d’excitation.
Dans un mouvement rapide et calculé, Jude visa le visage du coyote. Il n’allait pas se laisser attraper aussi facilement. Il n’avait déjà pas eu la prime promise pour sa périlleuse mission, il n’allait pas faciliter la tâche de ses hypocrites et infâmes opposants.

▬ PRENDS ÇA !

Jude commença à sprinter en lui balançant des pierres coupantes au visage. Mais ce n’était très certainement pas suffisant pour arrêter un prédateur hybride assoiffé de sang.

▬ BLACK EYES !

Ses runes s’activèrent. Il poursuivit sa course vers la montagne, sûr de l’effet de son sort. Celui-ci avait pour but d’être discret et n’avoir d’effet que sur le petit coyote qui voulait sa peau, et lui obstruer sa vision momentanément, juste le temps qui lui permettrait de déguerpir. Contrairement à une bombe ou à un mur lumineux, c’était silencieux et ne provoquait aucune variation lumineuse ou colorée.
C’est ainsi que Jude prit le chemin des Flèches d’argent, sans le savoir. C’était le chemin inverse à celui des coyotes, et le seul qui semblait sûr.
Il était loin de savoir qu’il s’apprêtait à continuer à fuir. Longtemps.

***

Au pied des montagnes, se tenait un village plein de simplicité. Il s’y arrêta pour manger. Il pensait gagner de l’argent à la fin de sa mission pour Le Coyote, ses économies étant justes, mais arnaqué comme il s’était retrouvé quelques heures auparavant, avant la tombée de la nuit, il était à présent dépourvu de monnaie après ce dernier repas et sa chambre pour la nuit.
Somnolent, il espérait simplement que les coyotes ne s’aventureraient pas jusqu’ici. Il voulait un peu de paix. S’il pouvait se plonger dans ses rêves, et ne plus jamais en sortir…
Même la douce quiétude de Morphée n’avait pas réussi à lui épargner les cauchemars qui le hantaient depuis toujours.
Encore une fois, il titubait, sur les rives du fleuve de Léthé. Il y voyait ses proches s’y noyer, leurs regards vides fixés sur lui. Ils avaient bu les eaux de l’Oubli, des eaux qu’il avait l’impression d’avoir lui-même empoisonné. C’était le cas. Ils le laissaient sur la rive, emprisonné par ses propres fantômes. Il n’avait pas le droit de boire l’eau et de perdre la mémoire ; il devait assumer ses crimes, et de se souvenir pour eux, dont les yeux ne se rappelaient plus, mais dans lesquels il y voyait de la haine, la haine de les avoir privés de leur passé. Ces yeux le poursuivaient, et un malaise affreux l’opprimait, le compressait, remuait son âme et son corps douloureusement. Et les grands cyprès bordant la rive étendaient leurs branches, et l’étouffaient, l’emportaient dans leur masse…
Les eaux s’éloignaient. Il était seul.

Seul dans sa chambre, il haletait sur un lit inconfortable. Des pas se rapprochaient dans l’escalier. C’était pour lui…

***

Fuite, dans la forêt en pente, au milieu du massif des Flèches d’argent. La température s’était nettement refroidie. Il toussotait à présent, le changement brutal dû lieu ne laissant pas on organisme indifférent. Il faisait tomber des arbres, pour emprisonner ses assaillants dont il pouvait à présent facilement estimer le nombre. Ils étaient trois, dont deux sur une féroce monture. Il s’arrêta au sommet d’une butte, il voyait le village, loin en bas. Il reprenait son souffle avec difficulté. Juste le temps de poser et activer des pièges, puis il repartirait. Il avait de l’avance, de l’avance pour s’échapper et embûcher le terrain. La stratégie habituelle du mage des runes. Les golems sortaient de la terre, prêts à accueillir les coyotes bien loin de leur planque. Il devait vraiment être important, pour que ces derniers le suivent aussi loin.
Ses assaillants étaient trois. Mais… il était loin de savoir qu’ils allaient se multiplier, et se faire des ennemis d’une toute autre sorte…

Les golems hurlaient. Des arbres tombaient derrière lui, faisant dévaler dans un vacarme impossible des pierres de grosse taille, dans d’épais nuages de fumée dû au soulèvement de poussière. S’arrêtant encore une fois pour poser des runes, il se retrouva face à face avec un mage frêle dont l’uniforme trop grand lui rappelait vaguement quelque chose. Le petit jeune homme claquait des dents, et serrait une arme magique avec trop peu de conviction.
Dans un petit sourire, il balança l’homme en bas de la pente, entre les grands arbres avec une étrange facilité.
Celui-ci était seul. Et les mages portant ce type d’uniforme ne l’était jamais. C’était avec certitude que d’autres de ce type, qui n’avait certainement aucun rapport avec la Meute, l’attendait embusqué quelque part, en groupe aussi, et plus forts que ce subalterne éclaireur maigrichon qui lui avait fait terriblement pitié. Il ignorait la raison de leur présence ici – Lui ? – mais il comprit assez rapidement qu’ils étaient nombreux, et d’un tempérament très différent de ces poursuivants antérieurs, pas sauvages, peut-être assez organisés, et agissant pour la loi et non l’argent ou toute sorte d’intérêt tordu.
La fuite se poursuivait…


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MessageSujet: Re: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Mer 6 Mai 2015 - 13:17

Arrivé à l'endroit du vacarme, Brieg ressentit un choc en même temps qu'une envie de rire vite contenue. Palmira, voletant en émettant des cacardement sonores, était poursuivie par un homme et une femme, l'homme tenait un pistolet et la femme essayait de le rattraper, on pouvait distinguer :

- C'est pas vrai, elle est rapide, j'ai faim moi, j'l'aurais bien mangée c'te voleuse de salade en a bouffé une entière !




- Arrête s'il te plaît, il en reste une, non ne tire pas s'il-te-plaît !

Plus tellement risible après avoir entendu ça ! La recrue de l'armée s'avance et se place devant le couple en annonçant :

- Veuillez m'excuser pour ce désagrément mais je vous prie de laisser cet oiseau tranquille, il m'appartient ! Si j'ai bien compris, Palmira vous a mangé une salade ? Tenez, cela devrais faire l'affaire.

Brieg leur donne cent Jewels et appelle la fautive, l'oie ne semble pas vouloir se calmer, elle s'envole aussitôt pour vingt mètres de hauteur, de plus en plus préoccupant, ce n'est pas dans ses habitudes... Brieg son animal de compagnie en le gardant à porté de radar, mais, deux minutes plus tard, l'oie descend en piqué et atterrit sur la tête du grand machin.

- Bon, c'est pas bientôt fini ? Qu'est ce qu'il y a ?

Il n'attendait pas de réponse bien sûr, alors il prit délicatement l'anatidé qui se laissa faire et le scanna attentivement : il vit alors quelque chose qui le surprit : des longues griffures, semblables à d'immenses griffures de chat marquaient la cuisse de l'animal. Ça expliquait en partie le comportement de l'animal, ce qu'il restait à comprendre, c'était ce qui lui avait infligé ces blessures. L'oiseau dormait, et Brieg, déambulant à travers la ville en direction de l'auberge où devaient encore être ses collègues, était confus et en pleine réflexion sans fin, il se posait des questions sans réponses. Il faisait de plus en plus froid, l'humidité ambiante semblait geler dans l'appareil respiratoire de la recrue. Il s'était perdu et retournait sur ses pas, vraiment ça commençait à l'énerver, lui qui d'habitude avait un relatif sens de l'orientation était complètement déboussolé, à croire qu'il était incapable de réfléchir et de regarder autour de lui en même temps. Ruelles après ruelles, il réfléchissait, qui, où, quand, comment, pourquoi ? Soudain, au détour d'une ruelle, Palmira se mit à s'agiter, à battre des ailes sur son porteur, à crier au désespoir, comme si, en plein cauchemar, ( si les oiseau rêvent ) elle était poursuivie par une armée de monstre sanguinaires et qu'elle se retrouvait coincée dans un étau.

Alarmé par les plaintes et les hurlement d'horreur assez désagréables de l'animal, Brieg analysa rapidement l'espace autour de lui, et ne vit qu'un homme, assit, qui les regardait, sous sa capuche, sa tête avait l'air déformée, il se leva tranquillement, s'étira comme après un sommeil d'une année. Mais cet étirement n'avait rien de normal, c'était un fauve, prêt à bondir. Comme pour confirmer cette impression, sous la capuche, un œil de félin scrutait l'oiseau avec intérêt. Brieg avait l'impression que sa tête explosait, sans savoir si c'était le fait du froid ou de l'angoisse, l'homme chat approcha sa main de sa capuche, commença à enlever son blouson qui le dissimulait et on pouvait dire que sa main non plus n'avait rien d'humain, des griffes, des poils gris, abondants. Brieg courut dans la direction opposée avec l'oie toujours en pleine crise dans les bras. Il courut encore, avec l'air glacé dans ses poumons, arriva dans une rue plus large, presque vide elle aussi, bon sang. L'oiseau avait réussi à s'échapper de ses bras et s'était envolé, pas pour longtemps hélas, Palmira retomba lourdement, épuisée, quinze mètres plus loin.



- Ffffffffff.

Ce feulement inquiétant donna le coup de départ, Brieg courut récupérer son animal comme si il partait de starting-blocks. C'est alors qu'il entendit :



- Ah, voila le foie-gras !

Cette voix, il la connaissait enfin une ancre dans ce monde sans repaire, il aperçut les cinq silhouettes de ses collègues peu après. Cinq ? Oui il y en avait un cinquième, sûrement leur supérieur, le général.



- Et voilà l'asperge !


Brent se prit un coup de poing mais, contrairement à d'habitude, il ne la ramena pas. Brieg ne pensait pas qu'il serait amené à courir vers cet idiot de Brent mais pour le moment, avec cet espèce de félidé génétiquement modifié aux trousses, il n'avait pas trop le choix et était finalement content que ses collègues soient là. Celui qui avait l'air moins content, c'était le général, enfin, sa colère ne serait sûrement pas pire que de se faire dévorer par une panthère boulimique, si cette panthère pouvait venir à bout de Brieg, mais tant qu'à faire, il ne préférait pas essayer.

Spoiler:
 


Dernière édition par Brieg Brambles le Mer 6 Mai 2015 - 13:21, édité 1 fois (Raison : oubli des couleur et du gras pour les paroles.)
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Ven 8 Mai 2015 - 3:06



feat. Brieg & Jude


Le non-calme de la montagne.

White Dragon's Authority


Arrêtez de faire mumuse avec ce chat.
Hakuryû no : Hori Rei.







Toutes les sonorités confuses étaient émises devant eux. Toujours aussi stoïque, Anders avança en s’imprégnant de l’agitation alentour. D’après son ouïe, il y avait non loin une femme et un homme poursuivis par une oie ? Non… Ils essayaient peut-être de l’attraper, l’un des deux individus avait un revolver et ne se privait pas de s’en servir. Si cet oiseau avait un maître, celui-ci aurait de menus ennuis.

Cependant, après avoir effectué quelques pas, le silence revint en ce lieu isolé. Seule la respiration des membres de l’armée runique étaient à présent audibles. Persuadé qu’une chose clochait, l’impassible Dragon Slayer poursuivait sa route accompagné des autres soldats. Ces derniers avaient bien compris que le mieux à faire en sa présence, était de se taire et le suivre. Comme quoi, ils n’étaient pas si bête…


Ah, voila le foie-gras !


Ça nous apprendra à parler trop vite. Cet imbécile n’avait pas à la ramener et pourtant… il ne se priva point de recommencer à crier. Il avait enchaîné deux jeux de mots - soit dit en passant, loin d’être amusant - et cela allait lui coûter cher. Le général runique se retourna doucement, sans prêter d’attention à la dite « asperge » et planta son poing dans l’estomac de l’aspirant. Sans avoir même cligné des yeux, le haut gradé recula son bras, puis prit la parole tout en dirigeant son regard vers le nouvel arrivant… ou plutôt, les deux nouveaux arrivants.

Je ne vous avais point donné la permission de hurler comme un porc que l’on étripe. Et vous ! Dit-il en levant son bras droit tout en ouvrant sa main vers la possible recrue à l’oie. Arrêtez de faire mumuse avec ce chat. Hakuryû no : Hori Rei.

En prononçant le dernier mot de sa phrase, le jeune nobliau eut comme un pincement au cœur… puis, un goût horrible dans la bouche qui s’amusait à pourrir ses papilles, ainsi qu’une odeur écœurante s’incrustant dans ses narines délicates. Une forte émotion, fusion d’une haine incommensurable et d’une colère sans fond, l’envahit tout d’un coup. De sa paume, un seul rayon sortit, mais hargneux et mortel tel un mamba noir. Il zigzagua frénétiquement dans les airs, esquiva de peu la tête du poursuivi et alla se fracasser sur la gueule du félidé humanoïde.

Un cri semi-feulé semi-hurlé se fit entendre. La bestiole bipède tomba en arrière les deux pattes inférieures en l’air. Son visage était grièvement brûlé et de la fumée en émanait. Tant pis. Le Dragon Blanc redescendit son membre faiseur de rayon, tout en gardant son expression faciale impassible. Ses iris ambrés se baladaient de haut en bas, afin d’examiner l’individu en face de lui. Un homme assez grand, au teint assez peu commun et aux multiples oreilles fort intrigantes. Mais le plus étrange chez lui, était l’animal qu’il tenait dans ses bras. Ses yeux se posèrent dessus et il prit la parole d’un ton solennel.


Page numéro deux, alinéa trois du règlement du Conseil. Prononça-t-il, en mettant la pointe de son sabre sous le menton de la jeune recrue. Les animaux de compagnie sont strictement interdits dans le bâtiment du Conseil d’Era ainsi qu’en mission officielle.

Il eut à peine fini sa phrase, qu’il utilisa ses sens inhumains tout comme sa vitesse lumière afin de viser le cou de la bête ailée. Son bras avait été comme porté par le vent et entouré d’une aura luminescente, son regard semblait s’être affûté une fraction de secondes. Puis après ce mouvement aussi rapide que bref, il rengaina son arme familiale. Sans vérifier plus que cela la mort de la créature plumée, Anders se retourna et demanda à ceux l’entourant de le suivre. Ils avaient une patrouille à faire ? Ils la feraient !

Soudain, de nouveaux bruits assourdissants parvenaient aux tympans du lumineux. Des hurlements rauques, des chutes de résinifères et des écroulements de pierres. Des sons bien anormaux pour une si tranquille bourgade. L’esprit acéré du dragonnet en déduit qu’une chose soit naturelle et énorme, soit humaine et affilée à la magie causait moult problèmes aux alentours. Le noble épéiste dit à ses subalternes de ne pas le quitter d’une semelle, puis se mit à courir vers la direction de ce vacarme infernal. Qui ou quoi allaient-ils rencontrer…?

© Code de Anéa pour N-U

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Le non calme de la montagne [ PV : Anders et Jude ] Lun 8 Juin 2015 - 20:45

Brieg courrait toujours quand le général runique, après avoir démoli Brent, indiqua assez fermement à celui-ci qu'il n'avait pas à l'ouvrir, mais Brieg n'y prêtait pas tellement attention, l'état de son animal se dégradait, si rien n'était fait rapidement, le volatile allait y passer. Evidemment, ici, rien ne pouvait de toute manière être fait, la recrue éprouvait une certaine tristesse, elle était condamnée. Le haut gradé enchaina avec un ordre à l'intention du grand légume.
 
- Et vous, Arrêtez de faire mumuse avec ce chat. Hakuryû no : Hori Rei.


Il prononce son sort, main tendue et l'homme félin s'écroula, ce qui lui servait de visage littéralement calciné. Le juge énonce alors le numéro d'un article du règlement du conseil :



- Page numéro deux, alinéa trois du règlement du Conseil.


Page numéro deux, alinéa trois... Brieg connaissait cette règle, il pensait qu'elle était oubliée et donc non-appliquée depuis longtemps. Il observa tristement son animal de compagnie, sans bouger la tête qui était menacée par son interlocuteur. Pauvre petit volatile, mais de toute façon, il allait périr donc autant s'en séparer.

- Les animaux de compagnie sont strictement interdits dans le bâtiment du Conseil d’Era ainsi qu’en mission officielle.



Palmira finit ses jours dans les bras de Brieg, sans tête, sans avoir gémit et après peu de souffrances, laissant derrière une recrue décontenancée par la violence du juge. Brieg était pour que l'on acheva les animaux si ceux-ci étaient souffrants ce qui était le cas de l'oiseau, mais le fait est que le général l'avait fait pour avoir dérogé à une règle, cela ne semblait être pour lui qu'une simple formalité. La recrue en avait le souffle coupé, quel sang froid, quelle rigueur, ça lui faisait presque peur, lui qui d'habitude ne s'autorisait que très peu d'écarts vis-à-vis des règles. Brieg enroula délicatement les ailes de Palmira autour de son corps sans vie. Savin lui tapota alors dans le dos, toutes les recrues, excepté Brent le regardaient. Savin tendit sa main ouverte en direction de l'animal qui ne compris pas le sens de cette main. Brieg lança un regard interrogateur à Dilac, qui lui fit un clin d'œil clin deuil discret. Résigné, le mage aux épine laissa son animal aux soins de Savin, qui s'enfonça alors lentement sous terre, avec une lenteur macabre même. Puis, une fois le volatile dans son cercueil minéral la mage remonta tranquillement sur le monde des vivants. Le grand légume entendit alors une petite musique entraînante près de ses oreilles et aperçut Gemma qui lui souriait, il était presque possible de lire sur ses lèvres un message d'encouragement. Même Brent soulevait douloureusement son pouce en signe amical.


C'est étonnant comme dans des moment peu réjouissants un groupe peut se souder, comme si une flamme brillante de compassion était passée entre les vulgaires morceaux de métal qu'ils étaient. Mais au bout du compte, Brieg n'était pas abattu, la mort de ce pauvre animal n'était du qu'à lui même, et il était fautif de l'avoir acheté, mais ce qui devait arrivé est arrivé, rien de plus, rien de moins. Le général, qui faisait sûrement la sourde oreille et l'aveugle œil dût entendre le fracas qui suivit comme tous le monde car il enjoint au groupe de le suivre et de ne pas le quitter d'une semelle. C'est ce que le groupe fit
.
La course reprit, ils courraient en direction d'une chose dont-ils ne savaient rien, derrière un supérieur dont ils ne connaissaient que le nom et qu'ils commençaient seulement à connaitre, dans la nuit pétrifier à travers des ruelles, charmante cette soirée.
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