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[Abandonné]Une petite virée à Akane Resort ! [Pv Isalia Whitestorm]

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MessageSujet: [Abandonné]Une petite virée à Akane Resort ! [Pv Isalia Whitestorm] Jeu 30 Avr 2015 - 1:44


Mes habits trônaient sur une rive d’une petite rivière et séchaient comme ils pouvaient. La température n’était pas des plus chaudes, ni des plus fraîches… Moi, où étais-je ? Eh bien dans l’étendue d’eau précédemment citée. Il fallait bien que je me lave et nettoie mes vêtements quelque part. Je flottai donc à la surface regardant le ciel, le corps quasi entièrement submergé. Mes muscles et os dérivaient légèrement alors que j’étais bercé par le rythme lent de ma respiration. Je me sentais si bien, que je faillisse me noyer en m’endormant ! Quel crétin je faisais…

J’ouvrai mon œil valide, paniqué, puis me mis dans une position plus verticale. Le débile que j’étais bougé ses bras dans le liquide décrassant et je sentais une colère s’emparer de moi. Je secouai ma tête et nageai vers les lais ayant accueilli mes atours de fortune. Bien vite, je m’aidai de mes bras afin de remonter sur la terre ferme et pris un certain temps pour redevenir à peu près sec. Qu’est-ce qu’il était bon de recevoir la chaleur du soleil en pleine face.

Toutefois, après un laps de temps indéterminé - vive ma notion du temps – je me rhabillai et me dirigeai sur une route non loin. Sur ledit chemin, je me recoiffai vaguement et réajustai ma sombre veste ouverte sur mon torse musclé. Une légère brise vint me faire frissonner, tout en faisant danser ma chevelure au gré du vent. Le noir tissu de mon haut tremblait en arrière afin de suivre l’exemple de mes cheveux.

Comme de nombreuse fois, je me baladais sans savoir vraiment où j’allais. Je faisais confiance à mon instinct, ainsi qu’à ma chance hors du commun. J’avais un flair inné pour débusquer des informations et suivais naturellement l’odeur exquise de ces données fortes précieuses. Pour dire, je ne faisais même pas attention aux indications des panneaux… Voilà à quel point j’avais confiance en moi.

Après quelques kilomètres de sentier battu et moult zigzagues sur les routes terreuses, je finis par atterrir près d’une ville portuaire. Je pris une poignée de secondes pour admirer l’immensité de ce port. Mince alors… c’est qu’il était réellement gigantesque, nul doute qu’il était le plus grand de Fiore ou en tout cas, pas loin de l’être. Tout en faisant fortement valdinguer ma veste en arrière d’un petit coup, je me remis à avancer avec un léger sourire en coin.


 

▬  « Petit port, mon petit port, tu dois en avoir des infos à me livrer… » Pensai-je bien heureux.


À l’approche de cette cité, je mis mes mains dans les poches et remuai mon iris noir droit dans tous les sens. Même à l’aube l’agitation ambiante était assez présente. Certains marchands commençaient à ouvrir leurs échoppes, tandis que d’autres gens allaient à leur travail ou se baladaient simplement de bonne heure.

Amusé par tout cela, je me fondis dans la « masse », puis cherchai à l’aide de mon regard aguerri un bar ou un petit restaurant. En quelques mouvements d’œil je trouvai mon bonheur et allai à l’intérieur d’un bistrot aux allures sympathiques. J’ouvris la porte menant à l’intérieur calmement -pour changer – et m’assis sur une chaise de bar près du comptoir.

Je profitai de commander une bière pour m’étirer tel un félidé venant de se réveiller, puis posai mon coude gauche sur la crédence de l’endroit. Mon poing gauche légèrement serré supportait le poids de ma tête, alors que celle-ci tournait pour me laisser regarder le peuple de ce lieu. J’étais dans les premiers clients du barman et les autres semblaient être dans la lune plus que moi… Une ambiance relativement tranquille pour une matinée l’étant tout autant.


 

▬  Voilà, monsieur est servi. Cinq cent quatre-vingts deux joyaux, s’il vous plaît. Demanda ce patron bien poli.



 

▬  Les voici et avec de la bonne humeur en prime ! Dis-je avec un grand sourire, tout en m’emparant du breuvage divin.


Le gérant ricana légèrement et repartit s’occuper de sa clientèle qui paraissait un peu plus réveillée. Pour ma part, je pris ma commande et la bus lentement afin d’en apprécier d’avantage le contenu. En même temps, je laissai vagabonder mes oreilles ici et là pour écouter les dires des personnes présentes. Rien de bien folichon ne me parvint aux tympans, jusqu’à ce que j’entende parler d’une ville de détente.

L’on parla de milles et une attractions, de casino et d’une plage sensationnelle… Et sans doute que je ne compris que la moitié des bribes de la conversation. L’expression de mon visage se changea progressivement, jusqu’à ce que l’envie y soit totalement représentée. Celui qui s’était vanté allait bientôt le regretter… J’étais véritablement curieux de voir ce que cette « Akane Resort » valait ! Je finis donc ma bière et demandai au tenancier s’il connaissait un estaminet pas loin.


 

▬  Mhh ? Et bien, il y a un petit resto juste devant, je connais bien son propriétaire et les prix sont honnêtes, vous pouvez-y aller. Me dit-il en souriant et en me montrant l’établissement en question de l’index.



 

▬  Merci m’sieur, je vais y aller de ce pas. Tenez pour le tuyau. Exprimai-je en donnant un petit pourboire au gaillard.


Il hocha une fois la tête afin de me remercier, puis me laissa partir de son bâtiment. Lorsque je sortis, la lumière du soleil était vachement plus aveuglante, je dus regarder le sol un moment tout en me masquant l’œil gauche. Saleté d’étoile géante ! Je finis peu à peu par m’habituer et allai en direction du resto décrit il y avait une fraction de secondes. De ma démarche cool, j’arrivai en face de la bâtisse de l’ami du barman.

J’entrai donc à l’intérieur et demanda que l’on me serve une viande bien saignante avec quelques autres aliments divers. Un serveur qui se tenait - par un hasard bien pratique – non loin de l’entrée prit ma commande et m’invita à m’asseoir à une table quelconque. Je répondis à l’invitation aimablement - toujours l’air enjoué - en allant m’installer à une chaise. Bien vite l’on me servit et réclama que je paye tout de suite.


 

▬  Oï, vous avez peur que je m’enfuis sans payer ou quoi ?! Annonçai-je en levant un sourcil d’un air nonchalant.


 

▬  Nous préférons faire payer les clients le plus vite possible, afin d’éviter toute tromperie mesquine. Ce n’est point contre vous, mais ce système fonctionne très bien ainsi et donc, nous ne le changerons pas pour vous. Dit-il d’un air impassible.



 

▬  Très bien, très bien. Tu dis ce que tu penses sans détour, j’aime ça ! Allez-va, tiens, tu l’as bien mérité. Dis-je en lui donnant son argent tant convoité et ricanant faiblement.


Il me remercia, puis il partit continuer son boulot. Moi, je pouvais me délecter de cette viande rouge transpirant le sang de part en part… Je m’en lécherai presque les babines si je n’étais pas en public ! Assez parlé, je dévorai mon plat avec plaisir et dégustai les saveurs qui s’emparèrent de mon palais. Quel délice… La viande fondait dans ma bouche et se mâchait à peine, l’on aurait dit du beurre. Mais ce qu’il y avait à côté n’était pas à négliger non plus ! Bref, je me régalais et ça se voyait.

Au bout d’un moment, je dus m’affaler sur mon siège et me tenir le ventre tellement j’étais gavé. Je m’en rappellerais de cet établissement. Bon, ce n’était pas tout ça, mais je m’étais dépêché pour une raison bien précise. Je saluai le personnel de l’endroit et sortis de ce restaurant. Comme je l’avais prévu - si si, je vous jure… - l’homme aux billets pour Akane Resort sortait du bar d’en face. Timing parfait !

Faisant mine de faire le touriste, je le suivis discrètement comme un chat tapis dans l’ombre. Le bougre ne se doutait de rien, merveilleux ! L’homme devait travailler aux docks, car il y allait d’un pas relativement rapide. J’attendis qu’il fût seul et intervint lorsque ce fut le cas. Je m’entaillai expressément le bras droit et fit sortir l’une de mes faux sanguine. Sans prévenir - car sinon je serais vraiment con -, je passai devant lui et lui mis mon sort sous la gorge.


 

▬  Tu as quelque chose qui m’intéresse fortement… Tes billets pour cet hôtel de luxe… Vite, je ne voudrais pas te tuer juste pour les avoir… Dis-je d’un ton amusé.


 

▬  Cla cla cla clac… Fit sa mâchoire. Je… euh… tenez, mais ne me tuez pas… piti..



 

▬  T’inquiète ! M’exclamai-je en prenant mon butin. C’est vraiment parce que je ne pense pas pouvoir les acheter… Bah, j’ne suis pas qu’un connard, tiens.


Je lui balançai une petite bourse de jewels, puis me retirai de son champ de vision avant de cavaler comme un dératé. Avec ce que je tenais dans la main, j’étais maintenant sûr de pouvoir me relaxer comme je voulais. Je reprenais mon souffle en m’appuyant contre un mur lambda et regardai un peu partout, essayant de trouver un panneau dans les environs. Bien vite, j’en trouvai un et pus lire le nom de ma future destination sur une des directions…

Tiens… derrière moi de l’agitation se faisait ? Merde ! Des chevaliers runiques ! Oh le vendu, oh le sacripant, oh le mécréant… Bah, j’aurais fait pareil à sa place. De toute manière… je filais à toute vitesse vers mon nouvel objectif ! Ce coup-ci, je respirais de façon intelligente pour éviter de tomber à bout de souffle en moins de cinq secondes. Pour ce qui était de mes muscles, j’usais de mes talents pour les irriguer un peu plus vite et de manière constante.

Ainsi, je pus tenir une ou deux heures en courant seulement tout droit. Enfin… il m’arrivait de tourner à droite ou à gauche, mais… vous m’aurez compris ! Alors que le soleil montait de plus en plus haut dans les cieux, moi, simple humain à la magie sanguinaire approchais de mon but. Au bout de quelques kilomètres, je m’arrêtai un peu et me tint au niveau de ma hanche droite. C’était donc ça le prix à payer en stoppant les entraînements concernant l’endurance…?


 

▬  « Bon eh bien… tu sais ce qu’il te restera à faire mon p’tit Senji une fois que tu auras du temps libre… »


Toutefois, j’étais partisan du réconfort avant l’effort ! Non, ce n’était pas une excuse débile pour ne pas faire des exercices chiants et relativement douloureux… Passons ! Il devait être aux alentours des dix heures du matin et je pouvais dorénavant apercevoir l’énorme station balnéaire. Je souris de toutes mes dents en voyant ce spectacle. Ce dernier m’avait encore plus motivé à me dépêcher ! Je repris ma course effrénée en haletant comme un putain d'asthmatique.

Enfin ! Oui, je me tenais ne face de l’entrée de la zone de détente. Je montrai mon billet et l’on me laissa passer sans problème. Les employés me souhaitèrent un agréable séjour et bon Dieu que oui, j’allais passer un super moment ! Je regardais d’un œil - et pas des deux… Ahah… Ahah… - léger ce qui se dressait devant. Plein de choses à faire, mais malheureusement, je ne pouvais découper mon corps pour tout faire en même temps. Comme quoi, les mages de dédoublement étaient vachement chanceux en un sens…

Je choisis de commencer par la plage. J’aimais bien faire bronzette au soleil et me décontracter au possible. Il n’était pas rare qu’avec mon « frère », que nous nous mettions à imiter un lézard sur un rocher. Le bon temps… Dire que pour sa lâcheté je devrais le tuer… En serais-je juste capable…? Ne pense pas à cela Senji et concentre-toi sur le sable et les jeux au bord de mer ! Ce que j’allais faire. Je me mis vivement en tenue de bain - à savoir en sous-vêtement simple – tout en me dirigeant vers le lieu escompté.


 

▬  « À moi la tranquillité et le teint encore plus basané ! » Pensai-je gaiement.


Tel un ninja : je pris une serviette à peu près à ma taille et d’une couleur sombre, pour m’enfuir discrètement un peu plus loin. Je la mis sur le sol au milliard de grains jaunâtres, puis la mis à plat. Je m’allongeai ensuite dessus et décidai de faire un petit somme. Il fallait dire que je n’avais pas arrêté de courir comme un taré et mon corps en ressentait les effets. Ainsi, je fermai paisiblement mon œil et partis dans une dimension calme enchanteresse…

Tout mon être n’était que sérénité et bien-être… Jusqu’à ce que des rires et gémissements en tout genre me réveillent ! J’ouvris doucement ma paupière gauche afin de regarder qui faisait un tel vacarme. Tandis que mon globe oculaire se dévoilait progressivement, il y eut un pique de vitesse dans son ouverture… Il était à présent grand ouvert et je sentais que mes joues étaient devenues plus… chaudes.

Par réflexe - à la con – je me relevai à moitié. Plusieurs femmes au physique très… élégant se tenaient devant moi en bikini. Il y eut comme une erreur système dans mon cerveau… Dans mon excitation du moment, j’avais complètement oublié qu’il se puisse que des personnes du sexe opposé au mien soient présentes ! Bordel, mais ne restes pas là en train de les reluquer sans rien faire !

Je me pris un ballon de volley-ball dans la tête parée d’une mine hébétée et la bouche ouverte. Mon visage ne bougea pas alors que la balle était retombée sur entre mes cuisses - esprit pervers s’abstenir de commentaires. Mon regard était rivé sur la demoiselle et – bien malgré moi – sur sa poitrine qui rebondissait… « BOING BOING BOING… » Ne vous marrez pas, c’est ça qui résonnait dans ma tête à ce moment-là…

La belle dame s’excusa tandis que moi, je bredouillai des mots incompréhensibles pour dire que ce n’était pas grave. Elle me fixa l’air désolé et partit aussi vite qu’elle était revenue. Tout mon corps bouillonnait de la tête au pied, au point même que j’en tombais en arrière et en devins inconscient. Foutue faiblesse de merde… Cette gêne, d’où venait-elle que je l’anéantisse pour de bon ?! Qu’importait.

Je dus rester un long moment dans l’obscurité de l’inconscience, car par je ne sais quel miracle, je finis par me réveiller au crépuscule. Je secouai ma tête et passai ma main droite sur mon visage. L’erreur que j’aie fait, quoi ! Je grognai de douleur à cause de… coups de soleil ? Parfait… moi qui croyais que cette journée allait être parfaite. Je me relevai complètement et vis bien vite que l’endroit était devenu pratiquement désert.

Je me rhabillai en vitesse en lâchant quelques bruits tels que des «  aie, ouille etc etc ». Une fois mes vêtements remis, je pus aller en direction du casino principal de la station balnéaire. En chemin, je pus profiter de quelques plats faits par des restaurants assez versés dans leur art, afin de remplir mon ventre vide.

Sur la route, je pouvais constater que mon allure d’écrevisse attirait pas mal l’attention. Il est vrai que je devais avoir l’air fin, mais tout de même ! De mauvaise humeur comme jamais, je les regardais de mon air dément et sanguinaire… Bien vite, ils arrêtèrent de me mirer tels des babouins attardés. J’avançai en réajustant ma chemise toutes les cinq secondes, un peu mal à l’aise, puis j’arrivai enfin à la salle aux multiples jeux d’argent.

Je me dirigeais à la banque afin d’échanger pas mal de joyaux contre des jetons. Paré d’un sourire qui allait jusqu’à mes oreilles, l’on pouvait voir que j’étais très sûr de moi. Tout en ricanant dans mes dents, j’allais en direction d’une roulette en sentant que la déesse de la chance était avec moi. Au début, tout se passait bien. Je gagnais en série et misais encore plus, toujours plus ! Mes tirades ainsi que mes manières attirèrent l’attention des personnes aux alentours. J’étais la star pendant un certain temps.

Puis vint l’émotion éphémère d’une brochette de victoire : le surplus de confiance. Je pris un risque énorme en pariant la quasi-totalité de ce que j’avais gagné et… Perdis. Comment ? Mon œil avait regardé la bille tourner, tourner, tourner… Cette connasse avait surmonté les bosses métalliques une à une et s’était stoppée à une case en dessous de la mienne ?! Intolérable !

Je levai mon poing et l’abattis sur ce jeu de hasard forcément truqué ! La table de bois aux ornements noirs, rouges et blancs ne résista pas au coup et se brisa en deux. Cela était une réaction assez puérile et impulsive… mais j’étais en colère pardi et j’allais le montrer ! Des videurs arrivèrent en petit nombres… puis après moult humiliations de ma part, ils décidèrent de se ramener en masse. À ce train-là je devrais bientôt utiliser ma magie… Tiens, une femme assez différente des autres attira mon attention. Rien physiquement parlant n’était véritablement notables, mais je ressentais en elle un petit quelque chose de magique…
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Isalia Whitestorm

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Une petite virée à Akane Resort ! [Pv Isalia Whitestorm] Sam 2 Mai 2015 - 13:18




Une petite virée à Akane Ressort !
Senji & Isalia


Tout ce qui l’avait représenté était là, à ses pieds. Elle ne se souvenait que de la moitié, et comme elle commençait à se demander, ce n’était peut-être pas seulement le fruit du temps. Elle commença à ouvrir un carton, avec un petit frisson à l’idée d’emménager dans un nouvel endroit pour ouvrir une nouvelle page. Pendant deux, trois jours entiers, elle avait passé son temps à emballer toute son ancienne vie, tout ce qui l’avait caractérisée dans le but de quitter définitivement Fairy Hills. Elle avait beaucoup trié, jeté aussi, dans le but de tout renouveler. Le tout ne remplissait même pas le fourgon d’une petite camionnette. Elle avait beaucoup économisé pour se déplacer, vivre seule, être totalement indépendante. Elle meublerait tout elle-même.
Oh, bien sûr, l’ambiance de l’auberge liée à sa guilde était loin d’être mauvaise. Seulement, elle ne s’y sentait plus chez elle. Elle perdait les souvenirs qui y étaient liés, les uns après les autres comme une fleur qu’on effeuille. On murmurait alors, comme des enfants, en enlevant les pétales « je t’aime, un peu, beaucoup, … » et à un moment, il ne peut rester que le « pas du tout » et c’est là, quand il ne reste rien, quand on lance la fleur en l’air, en disant « pas du tout » qu’on sait que c’est fini, qu’il faut passer à autre chose. Les souvenirs étaient ainsi, des pétales envolés, disparus, piétinés dans l’herbe, Rien ne les rattachaient à elle. Elle avait besoin de passer à autre chose.
Et un déménagement lui paraissait la chose la plus significative à une nouvelle vie qui commençait.

Un joli carnet lui resta dans les mains en fouillant distraitement dans la boîte marron. Impossible de se souvenir des évènements en style lapidaire relaté chaque jour. Ça devenait vraiment désespérant. Elle devrait peut-être aller voir un médecin. Quelle était cette mission, effectuée avec la jeune mage aux pierres précieuses pour laquelle elle n’avait jamais été payée ? Elles n’étaient pas allées au bout ? Que s’était-il passé ? Elle ferma le cahier, se procrastinant encore une fois, préférant lever le voile sur ses souvenirs fuyants le lendemain. Ou le surlendemain. Ou la semaine prochaine. Peut-être jamais ? De toute façon, elle se ferait des souvenirs neufs à partir de maintenant. Ce n’était plus la même personne, la même vie. C’était décidé. Elle continua à sortir de la paperasse du carton. Oh, en fait non. Elle préférait placer les meubles là pour personnaliser son nouveau chez soi.
Non plus. Elle avait juste envie de sortir. Les cartons lui tournaient la tête et l’exaspéraient. Elle soupira en regardant le champ de bataille que commençait à peine à devenir son nouveau pied à terre. Ses yeux furent attirés par une petite pochette rouge et dorée. Elle s’en saisit, et la retourna plusieurs fois entre ses mains. Elle était vraiment jolie, la petite enveloppe, avec ses motifs psychédéliques.
Ne résistant pas à la douce envie de l’ouvrir, elle plongea ses doigts à l’intérieur de l’emballage en papier, et en tira un petit carton blanc. Elle parcourra rapidement les quelques lignes, son humeur augmentant à fur et à mesure qu’elle en découvrait le sens.
C’était un billet d’entrée au fameux parc Akane Ressort. Elle en avait beaucoup entendu parler, tantôt le paradis de la débauche, tantôt l’île de la détente. C’était gratuit ; elle n’y avait jamais mis les pieds, il était donc temps de se faire un avis par soi-même ! C’était les arguments qu’elle se donnait à, signifiant juste qu’elle voulait partir se relaxer, passer un bon moment, seule, et ainsi passer à autre chose. Un séjour au fameux centre paraissait une belle transition entre deux périodes clés de sa vie, pour ensuite se recentrer et faire face aux nouveaux événements. Et à sa mémoire défaillante. Peut-être que ce voyage lui permettrait de définitivement arrêter d’essayer de se souvenir ?
Un prétexte pour retarder ce face-à-face avec elle-même aussi, peut-être.

Laissant ses cartons là, après avoir jeté quelques jolies affaires dans un sac de voyage rapidement, Isalia verrouilla la porte de son nouveau logement, et parcouru légèrement sa nouvelle rue, une petite rue piétonne en bordure de la ville. Plutôt loin de la guilde, mais proche des commerces et du parc. Le quartier était vraiment joli, presque un paysage figé de campagne que l’on ne trouve que sur des cartes postales.

Elle prit le premier train en direction de la ville. Pour la première fois, elle se demanda comment le billet était atterri dans le carton de déménagement enroulé dans du scotch brun, derrière l’agenda. Elle l’avait acheté ? Impossible. Cela ne lui serait jamais venu à l’idée de dépenser son argent ainsi sur un coup de tête, ou elle y serait déjà allée. Gagné, puis oublié par manque de temps ? Probable. Elle se souvenait vaguement de la fête foraine qui s’installait régulièrement à Magnolia. Parfois était organisé une tombola, qui délivrait ce genre de lot à un heureux gagnant qui avait acheté sans trop y croire des tickets à des gamins de la ville. Peut-être était-ce son cas. Ou peut-être aussi, avait-elle obtenu la grosse récompense à un stand de tir, ou de pêche à la ligne. Elle n’avait pourtant pas autant de chance que cela aux jeux de hasard… Enfin après tout, elle s’en moquait bien de la provenance du ticket ! Elle partait à Akane Ressort, avec sa mystérieuse place sortie de nulle part, et avait pour seul but de s’amuser et de se détendre entre deux guerres.
Arrivée devant les majestueuses grilles du parc, Isalia pénétra sans trop de difficulté, avec son coupon d’entrée qui apparemment lui donnait accès à la totalité du centre, plage, piscine, casino compris, ainsi qu’à quelques nuits d’hôtel, repas compris. Les dépenses à côté, elle devrait s’en charger elle-même, mais cela lui paraissait largement suffisant. On lui distribua un plan avec les bonnes adresses pour manger dans le parc. Il y avait de très nombreuses enseignes, et il était presque deux heures de l’après-midi. Elle se rendit compte qu’elle avait très faim. Elle se dirigea vers l’un des restaurants quatre étoiles (repas à moitié prix avec son ticket spécial qui était décidément magique) .
Elle crut mourir en rentrant. Pas seulement à cause des prix devant la carte, mais aussi du nombre de plats disponibles, de la douceur et de la gentillesse des serveurs, de la qualité de l’apéritif et du cadre de l’endroit, donnant directement sur la grande étendue d’eau, léchant une plage de sable clair sur laquelle s’amusaient déjà des touristes en pleine détente comme elle.

Après un copieux repas, la brune aux cheveux bouclés alla se promener à Akane. Le personnel s’était déjà chargé de ses bagages.
Près de la plage, il y avait une grande jetée sur la mer. Le ciel était bleu, d’un bleu irréel, et le soleil déjà très haut dans le ciel. C’était une agréable journée. Elle évoluait pied nus au milieu des grosses pierres composant la digue. Elle s’éloignait du rivage, et le vent commençait à se ressentir. Il jouait avec ses jupes, dansait avec ses jambes à chaque pas. Il emportait chaque souvenir, chaque pétale avec lui. Soufflant, murmurant, il disait « Oublie tout ! » « Avance, ne te retourne plus », car à quoi bon se retourner ! Le vent était si agréable, fraicheur chaude, ni sèche ni humide, les blocs taillés par l’érosion et par l’homme sous ses pieds renvoyaient une douce chaleur, et plus elle s’éloignait, plus son cœur se sentait lavé par l’iode, par l’eau de mer, désinfecté, cautérisé. Plus rien ne lui faisait mal, elle était légère, elle volait avec l’air, le vent, son élément, sa magie, elle se souvenait, c’était sa seule base. La magie. La magie, le Souffle du Vent emportait toutes ses souffrances loin.
Si bon…

Revenue sur la rive, sur la terre ferme, elle regardait les gens vivre, s’amuser, se détendre. Certains se disputaient un ballon à grands cris tandis que d’autres les encourageaient. Certains s’étaient allongés sur le sable, par l’intermédiaire duveteux d’une serviette colorée, d’autre préférait le confort que procurait le transat, sous de grandes ombrelles plantées dans le sol. D’autres choisissaient le contact de l’océan, et s’en délectaient. Elle les regardait avec un sourire immobile. Toute cette agitation paisible, loin de tous soucis la réjouissait. Elle aimait cette foule dense, la perfection du cliché qui s’étalait devant ses yeux.

▬ Hé ! Toi ! la héla un petit blond aux yeux clairs. Il nous manque quelqu’un pour compléter notre équipe face à nos adversaires. Ça te dirait de venir jouer avec nous ?

Elle sourit au jeune garçon. Il devait avoir dix-huit ans, et elle ne sentait pas de pouvoir magique particulier en lui. Un civil en vacances, qui sortait à peine de l’enfance, un peu comme elle au fond. Elle décida de se joindre à son groupe d’ami, qui ne maîtrisait pas plus la magie que lui mais, avaient leurs sourires et leur joie de vivre. Ils lui parurent sympathiques dès leur présentation.

▬ Je suis Elliot, et le brun, là, avec des yeux bleus, c’est Thomas. Elle, c’est Callie sa petite amie, et son amie, c’est ma sœur jumelle, Ann.

Il continua à introduire ses amis, un blond, une autre blonde, un autre brun, tout sourire.

▬ Je suis Isalia ! Heureuse de vous rencontrer.

Un sourire radieux se dessina sur le visage de la jeune femme aux cheveux bruns. Elle ne savait absolument pas jouer au volley, mais peu importait visiblement. Ils réinventaient les règles au fur et à mesure. Elle était ravie qu’ils lui aient proposé de jouer avec elle. Elle retira sa robe blanche d’un geste rapide, et la déposa sur un transat aux soins de l’arbitre du moment. Être en maillot de bain pour jouer la soulagea un peu de la chaleur du jour accentuée par le poids des vêtements.
La fin de la journée s’écoula ainsi, à jouer sur la plus belle des plages à ses yeux avec la bande, à se faire des pauses entre les deux, avec de délicieux milk-shakes glacés, à rire, rire à s’en tordre le cou, rire pour s’évader.
Paisible, joyeuse.
Détachée de tout.
Elle ne pouvait rêver mieux.

Le soir, après le repas, elle se rendit au casino. Elle avait enfilé une robe rouge et blanche courte, avec une petite fente sur le côté et opté pour un maquillage et des bijoux discrets. Elle n’avait jamais joué dans un casino, défier le hasard ne l’enchantait alors pas beaucoup, mais passer à côté d’un des plus hauts lieux du parc serait vraiment une perte. Le grand hall lumineux au carrelage de marbre brillant semblait attendre ses visiteurs, les considérant tous comme de grandes célébrités avec ce grand tapis rouge déroulé jusqu’à la salle, temple de la Fatalité au sol tout aussi rouge. Le plafond était gigantesque, soutenu par des colonnes imposantes, et la réputation de ce lieu était tout à fait légitime. Elle n’avait jamais vu autant de jeux d’argents réunis dans la même pièce, autant de gens misant et gaspillant leur argent au même endroit.
Isalia ne s’attarda pas devant le change. Elle ne voulait pas échanger ses précieux Jewels en jetons sans valeur. Elle ne s’attarda pas non plus devant les machines à sous, bandits manchots, voleurs en toute légalité devant lesquels se pressaient toutes sortes de figures pleines d’espoir, nourrissant, nourrissant la machine de leur sous en espérant que celle-ci leur rendrait en triple. Trop risqué. Et puis, si elle gagnait, que ferait-elle de tant d’argent ? Elle était très bien ainsi, et plaignait les pauvres bougres affalés sur le siège, les yeux rivés sur les lacrymas lumineux défilant sous leurs yeux, attendant l’annonce de la bonne nouvelle pour remiser encore et encore, avides.
Elle poursuivit son chemin.
Une place au bar semblait l’attendre, pile dans son angle de vue. Un tabouret haut surmonté d’un coussin rouge bien rembourré, qui lui sembla délicieusement confortable. Elle s’y installa pour dominer la foule, en tant que mage de rang S, mage de Fairy Tail, jolie jeune femme qui retrouvait sa confiance en elle, victorieuse de la tentation des jeux d’argents.
Au final, elle n’était bel et bien pas venue pour jouer. Ça ne lui plaisait pas. Ça puait carrément. Le hasard n’était pas plus son ami que la colonne en face d’elle ou que le barman à l’air vicieux lui proposant toutes sortes d’alcools inconnus de son répertoire. Elle préféra commander une demi-bière, voulant conserver sa lucidité tout en se fondant dans l’ambiance.
Puis elle continua à observer, animée d’une soudaine intuition.
Son regard se tourna vers les jeux de tables, vers la roulette. Un garçon à l’étrange aura commençait à gagner en masse sa mise, et cela plusieurs fois de suite. La confiance débordait de lui, mais autre chose. Ah, oui. La magie. Les mages étaient décidément très peu dans la population de Fiore, mais la Magie dominait tout.
Elle lapa une gorgée de bière, qui lui piqua le palais et la gorge, et lui fit tourner la tête. Elle ne tenait pas l’alcool, c’était pour cela qu’elle n’en prenait jamais à la guilde.
Soudain, un cri de rage s’éleva dans la direction que la jeune femme avait fixée à l’instant. Quelqu’un osait troubler l’ambiance de la salle de jeu. Quelqu’un tentait futilement de se rebeller contre le hasard. Le garçon attablé avait perdu. C’était un jeu d’argent après tout. Un jeu de hasard… Que savait-on de celui-ci ? Il pouvait fausser compagnie à tout moment. Ni allié, ni ennemi, il soutenait qui il voulait quand il voulait. Certains l’appelaient Fatalité, à plus juste titre.

Elle s’approcha du mage bruyant discrètement. C’était le premier mage qu’elle croisait, et cela l’intéressait fortement de connaître son identité et sa magie. Il semblait plutôt musclé vu de dos, cela n’était d’ailleurs pas à prouver, vu les dégâts qu’il provoquait à mains nues contre la pauvre table sur laquelle avait trôné une roulette qui avait eu le malheur de se détourner de lui. Il était difficile à approcher, car des videurs l’encerclaient déjà, de gros gars abhorrant des armes magiques, persuadé d’être contre un citoyen juste un peu énervé ne rentrant pas dans la case des dix pourcents de mages. Si le gars énervé en question le devenait encore plus, il leur montrerait qu’ils ne faisaient pas le poids, et risquait de les blesser à vie en détruisant la moitié de la salle vu l’aura qui émanait de lui. Ce qui ne devait absolument pas se passer, autant pour le patrimoine architectural de la salle, qu’en tant qu’humain aux valeurs morales. Elle traça la foule en jouant des coudes. Des touristes stupides s’étaient déjà tassés autour de la source du bruit. Le garçon avait tourné la tête. Il avait des cheveux noirs, et contenait très mal sa rage. Un cache-œil recouvrait une partie de son visage. Elle repéra un tatouage typographique sur son arcade, juste au-dessus de son bandeau noir. Un collier métallique barrait son cou, comme soudé. Elle se demanda avec amusement une seconde, si sa tête se détacherait si on le retirait. Comme prévu, il montrait une musculature importante sous sa chemise ouverte.
Un peu plus proche… Planter ses yeux dans les siens, ne pas hésiter. Elle ne captait pas assez son attention. D’un geste du doigt, elle fit se lever un grand coup de vent dans la salle, réduisant au silence la foule d’imbéciles qui attendait du sang, comme de vulgaires spectateurs dans une arène.

▬ Ce parc est destiné à la détente, pour tous, même pour toi ! Alors calme-toi, ce n’est qu’un jeu et cette pauvre table ne méritait pas ce sort.

Elle rit.
L’argent ça va, ça vient… C’est futile, mais c’est l’une des principales sources de conflit.

▬ Et ces gens ne méritent pas le sort de cette table, magicien.

Elle toisa la foule qui se dispersa timidement à l’entente du mot « magicien ». Les videurs n’étaient supérieurs qu’en nombre et que contre des civils. Ils ne feraient pas le poids contre un magicien, même peu puissant ce qui ne semblait pas être le cas ; ils n’étaient pas formés pour ça. Mais ils pouvaient appeler le conseil à tout moment, qui eux étaient capables d’arrêter des mages. Il suffisait qu’il n’y ait pas d’autres débordements et de non-respect de l’ordre.
Et puis, elle n’avait pas envie de voir le conseil débarquer ici. Elle voulait juste se détendre, se mettre en marge de tout ça. Même de la magie. Elle n’aurait pas dû intervenir.



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Ma couleur c'est cerisier-déconfit-au-clair-de-terre-de-pétrichor-ombragé et c'est #cc0033.

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MessageSujet: Re: [Abandonné]Une petite virée à Akane Resort ! [Pv Isalia Whitestorm] Sam 2 Mai 2015 - 18:41


Tandis que je provoquais les gorilles du lieu, je balançais frénétiquement ma tête de droite à gauche d’un air presque effrayant. Qu'est-ce que la colère ne me faisait pas faire… Mes sens étaient en alerte et prêts à faire ce qu’il faille faire. J’arborai un léger sourire en coin, lorsqu’un videur courageux essaya de me calmer à l’aide de quelques mots. Je soufflai du nez et lui fis signe de se ramener à l’aide de mon majeur et index gauche. Irrité, le gars de la sécurité fit un signe de la tête et je compris qu’un garde derrière moi allait m’attaquer.

 

▬  Intéressant ! Braillai-je.


Mon air excité ne devait pas me rendre plus attachant… tant pis. Mais cet endroit était fait pour l’amusement, non ? Alors j’allais m’amuser plutôt deux fois qu’une ! D’un mouvement furtif et précis, je retirai ma veste noire et la balançai en arrière. Comme prévu, le babouin dans mon dos se la prit en pleine face. Elle commençait à légèrement retomber, lorsque je me retournai et fis un bond en avant. En parant mon visage d’un rictus moqueur, j’envoyai un uppercut dévastateur dans le ventre du videur.

En même temps, pour le style complet et absolu… Je rentrai le poing utilisé dans la manche correspondante à son emplacement. Le solide gaillard décolla un peu du sol, ainsi, je pus sauter et utiliser mon autre bras comme je le voulais. C’est-à-dire ? En écrasant mes phalanges libres sur le dos du gredin, tout en passant mon membre supérieur dans l’autre manche, remettant complètement ma veste au passage. Le pauvre homme embrassa avec passion la moquette de l’établissement, alors que moi je réajustai ma veste tout en me marrant débilement.

Ce petit tour de « passe-passe », je l’avais appris avec un de mes anciens camarades. Celui qui se rapprochait le plus d’un « frère » à mes yeux. Après tout, le second assassin le plus puissant des « Bleeding Knight » l’avait prit sous son aile pour en faire son apprenti. Il était si jaloux de mon père qu’il l’imitait, c’était marrant… Passons sur cet épisode de mon ancienne vie et revenons à l’instant présent. Instant fort plaisant d’ailleurs. J’allais enchaîner sur des répliques clichées sur ma classe et mon talent, mais une demoiselle prit la parole avant moi.


 

▬  Oï, ne vois-tu pas que je me détends là ?! Ça devrait être un magnifique jeu d’argent ça. Un jeu d’pari sur des combats ! Ce n’est pas une idée de génie, sérieux ? Dis-je plus amusé qu’autre chose.


Je la regardai, tout en gardant une partie d’œil sur les débiles m’entourant. Elle était mignonne celle-là… Pour qui se prenait-elle ? Une diplomate en service ? Une négociatrice des chevaliers runiques ? Vu qu’elle savait que j’étais un mage… Ou peut-être pas. Oui, ma réflexion ne tenait pas vraiment la route au vu de ses vêtements pour le moins… provocants. Bordel, à cause de cette réflexion, le rouge devait me monter aux joues !

Je craquai mes doigts, puis considérai ses dires. En faisant cela, j’eus mes pensées qui dérivaient sur autre chose. Comme la possible arrivée du Conseil… Alors que concrètement, j’avais besoin de rester un minimum discret ici. Que faire ? Et puis même, merde ! Si je me rendais comme-ci je n’avais rien fait, qu’est-ce qui me prouvait que je ne me fasse pas jeter dehors comme un chien ? Rien, absolument rien. Je devais donc jouer de mes talents diplomatiques, parfait…


 

▬  Afin d’éviter un carnage, je te propose un compromis. Tu me proposes un jeu quel qu’il soit et si je gagne, je me fais intégralement rembourser. Si je perds, je n’aurais que mes larmes pour pleurer. Ça te convient jeune fille ?


Mon sourire se faisait de plus en plus grand au fil du temps. Toutefois, mes rougeurs - si j’en avais - devaient s’amplifier aussi… Ce n’était pas grave. Je mis une de mes bagues tranchantes non loin d’un de mes bras, afin de m’entailler le plus rapidement possible si cette dame voulait se battre. Ou bien, si ces charmants crétins le voulaient… J’avais pu faire d‘une pierre deux coups. En proposant ce petit divertissement, non seulement je me donnais une possibilité de regagner mon argent perdu. Mais si elle refusait, elle allait avoir sur SA conscience : les blessés et possibles morts que je ferais. Comme quoi, je n’étais pas si con tout compte fait…
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MessageSujet: Re: [Abandonné]Une petite virée à Akane Resort ! [Pv Isalia Whitestorm] Dim 3 Mai 2015 - 19:47




Une petite virée à Akane Ressort !
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▬ Afin d’éviter un carnage, je te propose un compromis. Tu me proposes un jeu quel qu’il soit et si je gagne, je me fais intégralement rembourser. Si je perds, je n’aurai que mes larmes pour pleurer. Ça te convient jeune fille ?

Isalia riait intérieurement. Elle peignait déjà un début de portrait du garçon, fougueux et prétentieux, mais qui rougissait en lui parlant. Elle trouvait ça mignon et pathétique à la fois. Elle n’était pas face à lui pour lui faire confiance ; elle ne donnait pas celle-ci facilement. Elle avait déjà compris que c’était une menace, qu’elle avait juste intérêt à accepter puis à le laisser gagner de son point de vue, au risque de le voir dévaster la salle dans un accès de colère comme un gamin à qui on avait refusé une sucrerie. Mais elle détestait perdre, une des raisons pour lesquelles elle ne jouait jamais. Et avait gagné son rang S seulement en rusant. Elle n’allait pas se laisser démonter contre un inconnu qui rougissait face à elle.
Le garçon était déjà en train de se tailler les veines, pour modéliser son propre sang. Cette magie la dégoûtait, presque de la magie noire de son point de vue.
Elle lui fit un étrange sourire, et lui désigna une table ronde en bois poussiéreux, qui dans un souffle de vent s’approcha des deux jeunes gens, provenant du fin fond oublié de la salle. Cette dernière se stabilisa assez approximativement. Elle lui tira une chaise confortable, attendit qu’il s’installe en le toisant d’un petit sourire. Elle ne disait toujours rien.

▬ La chaise est confortable ? Bien. Oh, attends.

Elle tira un des videurs d’une main ferme - un de ceux qui préféraient les regarder de loin depuis plusieurs minutes - ni le plus massif ni le plus maigrichon. Elle fit courir ses doigts sur son cou, puis enfonça un de ses ongles vernis rouge vif sous sa gorge. Elle regarda le mage du sang dans les yeux quelques instants, avant de sourire étrangement à nouveau. Elle n’avait jamais joué les femmes fatales, mais c’était gratifiant. Ça ne correspondait pas vraiment à son caractère discret, mais elle était là dans le même but que tout le monde, s’amuser un peu, et aller hors d’elle-même, surprendre un peu lui plaisait bien pour changer. Peut-être était-ce dû à sa tenue, le genre de robe qu’elle ne mettait jamais, habituellement, qu’elle n’osait jamais mettre, ou le fait qu’elle avait fait l’effort de se maquiller un peu plus que d’habitude pour l’occasion…
Le garçon rougissait toujours. De plus en plus amusant, le petit gus.
Elle fit mine de chuchoter à l’oreille du brave garde de sécurité apeuré, et tout aussi rouge que le mage du Sang, mais en parlant assez fort pour que le plus de monde possible l’entende.

▬ Le jeu que je vais proposer à ce que garçon ne nécessite pas d’arbitre. En revanche, je crois que tu m’as l’air trèès emballé par l’idée de tout lui rembourser s’il gagne n’est-ce pas ?

Pause théâtrale, en enfonçant son ongle soigneusement taillé en amande plus profondément dans le cou du brave videur.

▬ Bien que cela n’ait que peu de chances d’arriver, je compte sur toi… N’est-ce pas ?

Isalia balança le garçon vers les autres, après l’avoir entendu murmurer un « Oui » timide. C’était tellement facile qu’elle en fut la première étonnée. Hors de question de payer elle-même, assurément.
Elle prit un siège à son tour, bien en face du garçon.
Au moment où elle fut installée, le jeu apparut au centre de la table. Elle ne connaissait absolument pas les règles, les stratégies et les tactiques et c’était ce qui était fascinant.
Isalia ne jouait jamais au casino. : Ce jeu était le seul auquel elle avait pensé. Une sorte de légende urbaine qui courrait et était censé exister dans tout casino digne de ce nom. Un jeu qui ne dépendait pas que du hasard, disait la légende approximative. Il n’avait pas de règles, car le Jeu – avec une majuscule ; c’était une personne, presque doté d’une conscience – détestait la routine et détestait que les humains prévoient ces actes en avance. Il jurait que par la fourberie et la surprise. La duperie était son maître – ou était-il maître de la duperie ? et il s’en amusait. Peut-être même qu’il riait tout seul dans la salle vide du casino, lorsqu’à trois heures du matin tous ont fini par déserter l’endroit.

▬ Voici le Jeu.

Il se mit à se distribuer tout seul. C’était un très beau jeu de cartes, la légende continuait à raconter qu’il en avait 78. S’il y avait bien une seule chose qui ne changeait pas selon les envies du jeu, c’était ses cartes. De superbes cartes à vrai dire, dont la réputation créée par la Légende Urbaine était tout à fait justifiée. Rien que par leur dos, première chose qu’elle découvrait, elles étaient magnifiques. Des gravures dorées, dans le même style floral et ancien, décoraient chaque dos de cartes. Elles étaient toutes similaires mais différentes à la fois. Les silhouettes qui attiraient l’œil à chaque coin, qui semblaient humaines - mais ne l’étaient pas - tantôt attachées aux branches décrivant de belles arabesques, ou suspendues à d’autres décorations géométriques d’une complexité éblouissante, paraissaient raconter une histoire. Fascinant…
Le Jeu répartissait les cartes pendant ce temps. Rien n’indiquait avec cela les règles avec lesquels les deux mages allaient devoir se débrouiller. Au bout de cinq cartes distribuées, le jeu se figea, laissant à penser que c’était un Poker, mais le partage du paquet reprenait de plus belle.

Trente-neuf cartes chacun. Le jeu avait donné dans sa grande bonté toutes les cartes aux deux jeunes gens, de façon équitable. Qu’allaient-ils devoir en faire ? Isalia soupçonna une simple bataille. Mais le Jeu ne préparait jamais rien de simple… Après des années de vie et d’ennui au fond de sa salle, oublié, il était certain qu’il déploierait toute sa fourberie et son sadisme aux plus hauts degrés, qu’on ne l’oublie plus jamais.

▬ Ce jeu n’en fera qu’à sa tête. Il sera notre seul arbitre et jury durant cette partie. Quant aux règles…

Le Jeu, encore d’après la fameuse légende racontée de bouche à oreille, était un brun pervers et aimait les jeunes filles. La seule règle fiable et immuable était sans aucun doute la suivante.

▬ Honneur aux dames !

Isalia tira une carte. Elle la souleva lentement. Que le meilleur gagne ! C'était elle, bien sûr. Aussitôt, un énorme volatile au pelage doré sortit de la carte qui glissa des mains d’Isalia sur la table. Un peu surpris, les jeunes gens la regardèrent s’envoler. Elle était aussi sublime que sur l’illustration du carton que la brune venait de tirer. Ce jeu qu’on aurait pu prendre pour un simple tarot révélait toute sa complexité. Les cartes n’étaient pas ordinaires, elles vivaient.
Isalia sourit. C’était décidément très intéressant. L’oiseau massif, qui faisait la moitié si ce n’est les deux tiers de la taille de la jeune fille, voleta qu’elles instants autour de la table. C’était au tour de son adversaire au nom inconnu de tirer sa carte.
Le plus étonnant, c’est qu’ils semblaient avoir disparu pour tout le reste de l’assemblée, et vice et versa. Ils étaient à présent plongés dans ce qu’on pourrait appeler une dimension parallèle, coupés du monde par l’espace délimité par la table, les chaises et le Jeu. Le Jeu était le maître. Le Jeu décidait tout. S’ils ne terminaient pas cette partie, réussiraient-ils à sortir ? Sortiraient-ils vivants tous les deux ? Ou n’y aurait-il aucun vainqueur ? À moins que le Jeu ne décide de les mener en bateau jusqu’à un point incompréhensible où il les relâcherait à match nul ?
La jeune fille avait beau voir tous les chemins possibles, aucun ne pouvait être éclairé par les rumeurs de la légende. Celle-ci semblait avoir un revers, qui chuchotait « mort » et « vie ». « Fil ». Ils n’étaient que les marionnettes du Jeu. Des pantins ? Vraiment ? On verrait.
Fascinant, décidément.



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