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Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida)

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Antoine de Bougainville

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MessageSujet: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Dim 21 Aoû 2016 - 20:44

Harujion. La ville voisine à la maisonnée d'Antoine. Un gigantesque port de Fiore... Enfin, de ce qu'il en reste. Antoine en a une vue plongeante, magnifique, de la petite falaise qu'il habite. La ville est néanmoins l'un des derniers théâtres d'une illusion perdue, détruite par deux ans de conflits continus. Juste penser à cela rend Antoine aigre. Cette idée que les hommes se battent pour des idées abstraites, des territoires qu'ils brûlent, gèlent, dévastent, en un mot, et des peuples qu'ils transforment en machines pour leur sombre dessein, comment a-t-elle pu germer ici-bas?

Ça fait deux ans qu'Antoine a arrêter de se bercer d'illusions, qui lui sont devenues de vives plaies de l'esprit. Rares sont les moments où il a encore un peu de foi. Il ne peut plus croire toute personne qu'il croise, comme il aurait fait auparavant. Il ne peut plus regarder les gens dans les yeux sans avoir un soupçon de doute envers eux. Seuls ses plus proches camarades et sa famille sont dignes de confiance. Mais malgré ces désillusions. Il veut encore y croire. Il faudra gagner du galon, mais la paix est possible, mais il faut travailler pour ça. A tout prix.

Aujourd'hui, le jeune voyageur doit se rendre en ville. Il a besoin de se nourrir, après tout. Il prit son manteau, aussi gris que tout son attirail, un sac vide, et prit la route pour la ville. Les rues sont bondées de gens, comme toujours. Entre les jeux d'enfants insouciants, des hommes et des femmes discutent du futur de l'ancien pays. Pour le moment, il doivent se rendre compte que tout est au beau fixe, et que rien ne changera de sitôt. Parmi les discussions, rares sont celles qui envisagent même la paix. La plupart sont même pour une action violente. Pathétique. Minable. Horrible. Il aurait aimé leur donner une claque terrible pour les remettre à terre, les rappeler que combattre reviendrait à détruire, et qu'à la fin, nous reviendrions au même scénario. mais il se retint, se tenant la main. Ces pauvres fous seront les premiers à se plaindre quand ils avancerons de nouveau, sans lever un doigt...

Antoine se dirigea alors, sans se laisser distraire par les passants qui s'agitent autour de lui, vers une petite épicerie du quartier. Le propriétaire le salua poliment, ce à quoi Antoine répondit par un geste vague de son bras, laissant l'autre s'agiter de colère librement, avant d'être rattrapé. Visiter les rayons confirmait une chose: nous sommes encore dans une économie de guerre, où la majeure partie des ressources partent pour l'armée de fortune qu'ils doivent utiliser pour ce défendre de l'agresseur voisin. Antoine s'était saisi d'un petit paquet de riz, quand une ombre sembla se former derrière lui. Il se retourna pour voir une jeune femme d'à peu près son âge, mais dont il a du mal à voir les détails, dû au fait qu'elle cache la source de lumière environnante.

-Excusez-moi, je n'ai pas vraiment de temps à perdre.

Il espères pouvoir revenir chez lui sans avoir à passer par la case "discussion", mais quelque chose dans les yeux de cette demoiselle semblait dire que cela sera compliqué...


Dernière édition par Antoine de Bougainville le Lun 22 Aoû 2016 - 13:26, édité 1 fois
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Namida Ten

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Lun 22 Aoû 2016 - 13:10

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Au bord des routes, les illusions se défont
Ft.: Antoine



Très peu de temps s’était passé depuis ma rencontre avec la nouvelle venue de la guilde, Kira Rin. À vrai dire, cette journée avait été des plus mouvementées. Pour ma part, elle avait commencé par le ronflement assourdissant de mon voisin de chambre que je n’avais pas croisé en deux ans. Que voulez-vous, nous n’avions pas du tout le même horaire. De plus, je n’étais pas du genre à avoir une discussion dans un couloir à cinq heures du matin avec celui-ci, ou celle-ci, qui m’avait empêché de dormir. Par la suite, j’avais dû me rendre à mon travail. Être serveuse pour la guilde n’était pas de tout repos et, j’avais dû faire face à une bagarre entre Shin et Sô, un ancien membre de Fairy Tail et un autre de Wave Stream. Tout cela pour une histoire de jus. Oui, une histoire de jus. Était ensuite venu un étranger (d’ailleurs, je ne sais même pas s’il est de la guilde celui-là) qui avait décidé de montrer à tout le monde Ô combien il était fort en provoquant en duel Sô. Naturellement, l’étranger était un manipulateur de Kansô avec une armure d’eau et Sô, un mage élémentaire de feu. Et oui, l’ancien mage de Wave Stream en avait bien bavé contre son élément contraire. Enfin, je n’avais pas aimé sa façon d’agir. Autant de tenter de donner une leçon à Sô, que de venir me voir en me demandant s’il ne pouvait pas s’occuper de mes affaires et ce, d’une froideur que je n’avais rencontrée que très rarement dans mon existence. Enfin, j’avais perdu mon sang-froid et envoyé ce cher inconnu sur le mur opposé. Ce n’était pas ma façon de faire, certes, mais c’était à la façon « Fairy Tail ». J’avais alors fait ce que je n’avais jamais fait de ma vie : faire un discours sur la solidarité entre compagnons de guilde. Nous avions beau être deux anciennes guildes rivales désormais sous une même bannière, nous n’en étions pas moins devenus des « camarades ».

Bref, ma mission d’aujourd’hui ne consistait pas à nourrir l’avarice des ivrognes de la guilde, mais à aller faire les courses pour la guilde. Oui, c’était une tâche ingrate. Surtout depuis que les vivres étaient restreints à la population, l’armée ayant besoin d’être nourri. Harujion était un gigantesque port, j’avais donc toutes mes chances de trouver ce que je voulais pour réussir à nourrir MON armée. J’avais avec moi le parfait équipier, le petit Yuûko, âgé de cinq ans, qui, avouons-le, m’avait supplié de venir avec moi. Et puis, lorsqu’un  petit garçon tout mignon comme Yuûko vous demande de vous accompagner, vous ne dites pas non !

Yuûko me tenait joyeusement la main, visiblement ravi d’aider. Depuis notre départ, il n’avait cessé de me reparler des événements qui m’avaient poussé à enfoncer un inconnu dans un mur.

- Il était méchant le monsieur !

Je soupirais. Cela ne faisait que la centième fois qu’il m’en parlait. Visiblement, il avait été plus traumatisé que moi.

- Je t’ai pourtant dit que les gens ne voient pas toujours les choses sous le même angle que toi, ou moi.
- Oui, mais il arrêtait pas de faire comme si tu étais un monstre ! Grande sœur n’est pas un monstre !

Puis, il me fit la moue, visible vexé que quelqu’un ait pu penser cela de ma personne. J’étais touchée par son geste. Avec Yuûko, je n’avais pas besoin d’être la jeune femme timide, j’étais tout simplement une grande sœur, un bouclier.

- Merci Yuûko, mais comme je viens de te dire, cette personne ne pensait pas comme nous. Alors, cesse d’en parler veux-tu ? Ça ne sert à rien.

J’ouvris la porte de l’épicerie pour laisser passer le garçon le premier. Dans un lieu public, je restais la Namida timide et réservée que tout le monde connaissait à la guilde. Je choisies une rangée au hasard, suivi de près par Yuûko. J’étais à la hauteur des premiers éléments de ma liste lorsqu’un homme m’interpella en s’excusant tout en affirmant qu’il n’avait pas de temps à perdre. Je lui fis un petit sourire forcé avant de le laisser passer. Visiblement, mon compagnon de voyage n’était pas de mon avis.

- Pourquoi t’es presser monsieur ? T’as des choses à faire ? Toi aussi tu fais les courses pour ta guilde ?

Je mis ma main droite sur la bouche de Yuûko. J’étais quelque peu gênée parce qu’il venait de dire à l'étranger.

- Navrée, les jeunes à leur âge …
- Grande sœur, pourquoi tu …

Je fis de nouveau un sourire forcé en appuyant de nouveau ma main sur la bouche de l’enfant pour le faire taire et ce, tout en le rapprochant de moi. Qui voudrait d’une discussion pareille avec un inconnu de toute façon?


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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Mer 31 Aoû 2016 - 14:36

Antoine n'avait pas vraiment que ça a faire. Non pas qu'il devait nourrir un certain nombre de personnes, mais passer du temps dans les lieux publics lui était devenu une torture psychologique. Chaque jour durant lesquels il doit se rendre en ville, le même scénario se déroule: une personne parle trop bruyamment d'une offensive, et Antoine doit se retenir de ne pas entrer dans la spirale de la violence. Il ne peut pas se rabaisser au niveau des mœurs sauvages de ce bas monde... L'espoir de paix doit subsister. Et cet espoir ne restera qu'avec des gens qui ne voudrons pas s’entre-tuer pour la terre qu'ils ravagent et les peuples qu'ils asservissent.

Mais aujourd'hui, il y a un léger retournement de situation: cette demoiselle, qu'il put deviner par sa silhouette, était venue, et entravait le chemin du jeune mage, inconscient encore de son futur. Elle le laissa passer, mais une petite voix l'interrompit dans son chemin: un petit garçon, haut comme trois pommes, se tenait tout près de la jambe de cette jeune femme. Ce petit homme voulait savoir pourquoi était-il pressé, le questionnant quant à son appartenance à une guilde. Un enfant bien curieux, ma foi. La jeune demoiselle tenta bien de retenir sa voix, mais les mots étaient dit, et Antoine se devait de répondre. Il se mit au niveau de l'enfant, et le regarda de son œil vidé d'espoir:

-Jeune enfant, je ne fais partie d'aucune guilde, et je comptes que cela reste ainsi. Je suis pressé dû au fait que le fait de venir en ville est devenu pour moi une forme de torture: les discussions dans les rues transpercent mon âme de par leur agressivité et leur bêtise. Si vous voulez bien m'excusez, désormais.

Antoine regarda ensuite la demoiselle, avec les mêmes yeux, puis partit dans un autre rayon, pour aller chercher d'autres aliments qui lui sont nécessaires à la vie de tous les jours. Il semblait pourtant être suivi de loin. Des regards semblaient être tournés vers lui. Serait-ce encore la demoiselle et le jeune enfant qui le regardent? Il ne se retourna pas, préférant s'occuper de ce dont il avait besoin...
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Namida Ten

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Ven 2 Sep 2016 - 3:24

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Au bord des routes, les illusions se défont
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J’étais là, debout, devant un pur inconnu avec ma main plaquée sur la bouche d’un enfant de cinq ans. L’homme, tout comme moi, ne semblait pas enclin à vouloir engager la conversation et, je pouvais le comprendre. De tous les endroits, les lieux publics, comme celui où je me trouvais actuellement, étaient les pires pour une jeune femme timide et malade comme moi. Enfin, après les places centrales bondés un vendredi soir de fête. Je restais muette tandis que le jeune blondinet commençait à s’impatienter sous mon emprisonnement forcé. Je souhaitais que l’homme passe son chemin mais, à mon grand désespoir, ce ne fut point le cas. Il s’agenouilla afin d’être à la hauteur de Yuûko. Puis, il affirma plusieurs choses. La première, qu’il ne faisait partie d’aucune guilde et que cela resterait ainsi. La deuxième, et non la moindre, que les discussions de rues le torturaient amèrement.

Je pouvais le comprendre. J’avais, en quelque sorte, un problème similaire au sein avec la populace en général. Néanmoins, faire partie d’une guilde est ce qui m’avait sauvé, voir délivrer de ce fardeau. Alors que j’analysais la situation, mon jeune accompagnateur, lui, ne semblait pas avoir comprit le moindre mot de ce qu’on venait de lui dire. Yuûko ne faisait que fixer bêtement l’étranger. Qui, d’ailleurs, prit congé de notre présence.

Yuûko tendait la main, en marmonnant, vers l’une des étagères. Je desserrais mon emprise sur lui tout en le regardant d’un air sévère avant de me mettre, à mon tour, à sa hauteur.

- On ne parle pas comme ça à des étrangers. Ce n’est pas poli.

J’allais lui ébouriffer les cheveux lorsque Yuûko me demanda ce que l’homme venait de lui dire. Il clignait quelque fois des yeux en me regardant, attendant une réponse de ma part.

- Et bien …

Je ne savais pas comment lui dire dans des mots simples. Mais, alors que j’avais trouvé les mots, je vis que Yuûko avait disparu. Levant la tête, je le vis tourner le coin de la rangée.  Je le suivis, quelque peu paniqué, pour l’apercevoir en train de tirer sur le chandail du jeune homme avant de s’exclamer :

- Monsieur … j’ai pas compris …
- Yuûko ! Désolée, dis-je en me retournant vers l’étranger une fois arrivé près d’eux, il est curieux de nature.

J’allais m’excuser de nouveau, lorsque j’entendis des hurlements au loin. Des cris de peur mélangés à des rires. Le tout m’arrêta net. S’était comme revoir de nouveau certains évènements du début de la guerre. Je sentis Yuûko prêt de moi qui, visiblement, avait lui aussi tout aussi peur.

- Grande sœur … j’ai peur !
- Ça va aller …

Je le serrais contre moi, réfléchissant à comment faire pour sauver le plus de monde possible. J’étais, après tout, membre d’une guilde de mages. Les habitants restaient sous notre responsabilité. Par sécurité, je mis deux murs invisibles, un à chaque entré de la rangée.

À entendre les voix, ils devaient être 3 mais, je n'arrivais pas à distinguer clairement les voix avec tout ce vacarme. L'une d'elle, masculine, ordonna aux clients de l'épicerie de se taire. Puis, le silence tomba. Je devais réfléchir à une idée, et vite.



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Antoine de Bougainville

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Ven 2 Sep 2016 - 17:35

La situation ne pouvait pas être pire... Si? Non, sûrement pas. Le jeune garçon avait des yeux qui semblaient montrer une forte incompréhension, comme s'il ne savait rien d'une réalité pourtant présente et oppressante: la guerre est là, et Antoine en a marre qu'elle soit toujours présente, et qu'elle reste sur toutes les lèvres, au point que les plus extrêmes se trouvent légitimités dans leurs affreuses paroles de manipulateurs. Antoine n'en pouvait plus d'entendre "la guerre", "le conflit", "l'avancée des troupes". Serait-ce compliqué à comprendre, lorsque nous vivons dans une communauté? Peut-être est-il encore prude, n'a-t-il potentiellement pas encore compris ce qui se passait, et Antoine riait pour que l'innocence du jeune homme soit préservé encore longtemps: de telles mentalités se perdent de nos jours...

Antoine ressentit une pression au niveau de la jambe, tirant le gilet du jeune mage. C'était le jeune homme d'il y a quelques instants. Ses yeux expriment toujours autant l'incompréhension, mais il a cette étincelle dans ces yeux: celle de la curiosité, éteinte dans l'âme du voyageur, qui ne peux plus espérer nourrir la sienne depuis la guerre. Il avait à peine dit qu'il n'avait pas compris les propos du mage quand celle qui apparaissait comme sa tutrice apparût et lui coupa la parole, l'excusant pour sa curiosité. Le mage ne voulait pas vraiment qu'elle s'excuse: il n'y avait aucune raison, c'est naturel...

-Vous n'avez pas à vous excusez, les enfants sont ainsi. J'ai moi-même été comme ça il fut un temps.

C'est à ce moment-là qu'un vacarme se fit entendre, assourdissant, implacable et tétanisant. Un nombre indéterminé d'hommes étaient entrés dans l'épicerie, et menaçaient tout le monde. Comme quand la guerre commença. Horrible. Pathétique. Ignoble. Monstrueux. Le sang du mage ne fit qu'un tour, et le métal du revolver magique pouvait se voir hors du manteau gris, se reflétant sensiblement sur les lumières tamisés. Il prit la direction des voix, quand un obstacle invisible lui bloqua la route momentanément. Une surface plane, rigide qui servait d'obstacle venait de se fracturer. Il put le confirmer en plaçant ses mains à l'endroit dudit obstacle. Était-ce une stratégie de ces montres, pour ralentir toute riposte? ... Sûrement pas. Il se tournait alors vers la demoiselle d'il y a quelques minutes. Elle était mage d'une guilde, assurément, comme le jeune garçon blotti dans ses bras. Peut-être a-t-elle fait ça dans le but de protéger des personnes ici. Malheureusement, pour aider tout le monde, il faut neutraliser ces fous. Antoine sortit complètement l'arme de sa poche intérieure, et fit un geste de la tête vers la demoiselle. Il demandait par ce geste à ce qu'elle prépare plus de défenses au cas où toute cette affaire tournerai mal. Espérons que ces fous ne s'attendent pas à se faire contre-attaquer dans leur tentative d'attentat...
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Namida Ten

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Mar 6 Sep 2016 - 0:00

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Au bord des routes, les illusions se défont
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La guerre, elle ne cessait de diviser le peuple par la terreur. Elle arrachait des enfants à leurs parents. Elle faisait des hommes honnêtes des brigands sans pitiés. Elle transformait les mages en monstres. Depuis deux ans, beaucoup de mages avaient changé de camps. La plupart, pour leurs propres intérêts, d’autres, simplement pour rejoindre ce qu’il croyait être « le camp gagnant ». Dans mon cas, j’avais choisi le camp de « ma famille ». Et, en ce moment même, je devais tout faire pour défendre l’un d’eux. Yuûko avait beau être âgé de cinq ans, celui-ci n’avait toujours pas découvert sa magie. Il était donc aussi vulnérable que les autres clients de l’établissement.

L’enfant leva les mains vers moi. Bien qu’il avait toujours le sourire, il abordait désormais un visage triste débordant de larmes. Je comprenais son geste, le pourquoi de cette demande non verbale pourtant, j’eus tout de même le cœur brisé lorsque je dû refuser sa requête. Avoir un enfant dans mes bras n’aurait fait que me rendre davantage vulnérable surtout que ma mobilité en serait réduite.

- Désolée Yuûko, je ne peux pas présentement. Reste près de moi d’accord ? Je dois trouver un moyen de nous sortir de là.

Yuûko pleura de plus belle, m’implorant, même, de céder à sa requête. Sa crise n’arrangeait en rien la situation. Une dame, près de nous, me fit signe de le faire taire. Elle avait raison. Les cris de Yuûko étaient en mesure d’alerter les brigands. Je me mise donc à la hauteur de l’enfant pour lui ébouriffer les cheveux et le serrer de nouveau contre moi. C’était l’une des premières fois que je le voyais dans cet état. Je lui murmurais quelques mots à son oreille afin de le calmer. Cela ne semblait que fonctionner qu’à moitié.

Alors qu’il continuait de sangloter dans mes bras, je détournais mon regard vers l’inconnu que Yuûko avait abordé quelques minutes plus tôt. Celui-ci venait de foncer dans l’un de mes murs invisibles. Décidément, dans la précipitation, je les avais mis trop tôt. L’homme sortit alors de son manteau grisâtre un pistolet. Puis, il me fit un geste de la tête. Euh quoi ? À moi ? Il veut quoi au juste ?

Un coup de fusil ce fit entendre, me sortant ainsi de mon questionnement. Ce n’était pas celui de l’inconnu (qui avait un pistolet de toute façon) mais de l’un des mages. De ma position, je ne pouvais voir ce qui venait de se produire mais, j’entendis bon membre de clients commencer à crier et hurler de plus belle. La panique venait de s’emparer de leur âme comme s’ils venaient d’apprendre l’arriver de la faucheuse. Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Lorsque je me rendis compte que le coup venait de derrière mon dos. Mon deuxième mur venait de tomber. L’inconnu semblait avoir été la première cible. Le tireur lança quelques jurons à propos de l’obstacle invisible qui avait stoppé net sa balle.

- Hey les mecs ! Y’en à un ici qui veut faire son p’tit malin !

Visiblement, je passais encore pour une pauvre jeune femme sans défense. Le problème, c’est que j’étais désormais complètement démasquée et le moindre geste de ma part mettrait en congé Yuûko, l’inconnu, la jeune femme de notre rangée et moi-même. Les idées se bousculaient dans ma tête, je réfléchissais, encore, au meilleur moyen de nous en sortir. Moi qui ne voulait, à la base, pas combattre, il m’était désormais impossible de ne rien faire.

Le mage au fusil commença à charger son arme. Sa cible était toujours la même. Je fis donc un petit signe de tête à l’inconnu. Il ne devait pas tirer le premier. Il devait laisser l’ennemi le faire en premier. Sinon, son coup ne lui servirait à rien. Par chance, l’ennemi était trop concentré sur l’homme au manteau gris pour s’apercevoir que je venais de placer trois murs devant lui. Ses trois prochains coups ne lui serviraient à rien. Enfin, sauf si ses attaques étaient trop puissantes.

Espérons que mon allié était en mesure de se défendre correctement.



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Antoine de Bougainville

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Mar 6 Sep 2016 - 8:31

La guerre, la guerre ne change jamais. Vous pouvez dire quoi que ce soit: ce n'est pas changer les armes, les idéologies, ni quoi que ce soit, qui va changer le résultat. La raison laisse la place à la folie humaine, et même la personne la moins concernée peut être poussée à la violence. Les familles se déchirent, les âmes ne pensent plus qu'à vaincre l'ennemi, et on reconnait vite les opportunistes, ceux qui refusent de perdre, en bref les salauds. Antoine espérait au fond de lui ne plus se retrouver au milieu de ce conflit sans sans, mais l'espoir semble bien vain désormais...

Le môme n'arrête pas de pleurer, de supplier la présence de la jeune demoiselle. La voilà neutralisée. Mauvaise nouvelle. On peut comprendre pourquoi la femme qui est au même endroit voudrait bien qu'il se taise, mais peut-elle comprendre ce que vit un enfant en plein milieu d'un état d'urgence? Probablement non, Antoine non plus, d'ailleurs, mais il avait un peu de compassion pour lui. Un sentiment pourtant un peu oublié par le jeune mage. Au moins, la demoiselle semblait en mesure de soulager le petit. Fort bien. Ensuite, elle regardait Antoine, le regard confus. Enfin, vu qu'elle est neutralisée, il est peu probable qu'elle pourra aider sans rien risquer, autant pour elle que pour le jeune enfant...

Un puissant coup de feu se fit entendre de l'autre bout de l'allée, arrêtée par ce qui semble être une paroi similaire. La panique était palpable, on pourrait presque la couper au couteau. Une figure couverte de la tête au pied, arborant avec fierté le symbole de Kusa. Il lançait des insultes à répétitions sur cette paroi invisible, avant d'exclamer qu'il y avait un "p'tit' malin", en l’occurrence Antoine, qui était présent. Sont-ils à ce point bêtes à croire que quelqu'un qui se défend et défend les autres est un "p'tit malin" alors que ce sont eux qui se sont attaqués à une petite épicerie de quartier? Antoine ne ressentait rien pour cette personne. A croire qu'il n'était même plus humain, ou animal par déduction, qu'il était une coquille vide, remplie à ras bord de haine et de fierté. Des monstres comme lui... Ne méritent même pas ni libertés, ni droits. Tout ceci devient personnel, sale monstre.

Du coin de son œil, la jeune demoiselle essayait de passer un message par mouvement de tête. Antoine comprenait la confusion qu'il avait repéré plus tôt dans ses yeux, mais entendre l'arme qui se chargeait le faisait comprendre, enfin, pense-t-il: il ne faut pas qu'il tire en premier, car il ne le pourra pas. très bien, il n'avait pas envie de faire de cadeaux. Il a déjà bien assez de balles dans son barillet pour régler le compte de toutes ces coquilles.

Le monstre tira alors à nouveau. Ne pouvant faire une roulade dans ces allées restreintes, il n'eut à faire que se baisser. En se relevant, Antoine visa la zone abdominale de l'adversaire, espérant avoir créé une importante douleur, ou tout au moins l'avoir distrait juste assez de temps pour qu'il s'approche de lui et lui envoyer un violent coup de pied en plein dans la tête, ce qui est sûr de le sonner. Heureusement pour lui, l'homme est un bien piètre combattant, et il put faire ce qu'il voulait. Le coup de pied était peut-être un peu trop violent, au vu des traces de sang sur son foulard, qui venaient de l'intérieur. Mais, en lui montait une envie de violence, presque intenable. Il tombait à son niveau, bien malgré lui. Il ne pouvait pas la garder en lui, sous peine de finir comme une autre brute sans cervelle, alors il se résignât à taper le fou une nouvelle fois. Un grand coup de pied dans l'abdomen. On y sentait la férocité des sentiments. Mais, malheureusement pour lui, cette violence l'a rendu aveugle de ce qu'il l'entoure, et il ne put éviter le sort qui arrivait dans son angle mort. Une poutre de métal qui voulait lui briser les vertèbres cervicales...
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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Ven 9 Sep 2016 - 2:34

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Je ne devais pas paniquer. C’était hors de questions. Céder de cette façon à un sentiment aussi primaire ne ferait qu’apparaitre davantage l’ombre tapis dans ma chambre. Elle me reprocherait de nouveau mon comportement et mes dires. Me ferait sombrer davantage dans les abysses et les ténèbres. Je ne voulais pas revivre ÇA. Ses cauchemars, me perturbant jour et nuit. Ses visions d’horreurs, ses angoisses me paralysant au point de ne plus sortir de ma chambre et de faire le mort. NON, je ne voulais pas revivre ÇA.

Un coup de feu se fit entendre. Celui-ci, comme je l’avais prédit, traversa mes trois murs. L’inconnu se baissa à temps pour esquiver la balle qui percuta une fenêtre qui éclata en mille morceaux. Yuûko se pressa de nouveau contre moi. À force de pleurer, celui avait complètement mouillé mon chandail. Je lui murmurais à l’oreille quelques mots d’encouragement comme je venais de le faire quelques instants plus tôt mais, rien ne semblait apaiser la frayeur de l’enfant. J’étais triste à l’idée de ne pas pouvoir l’aider.

Je relevais la tête pour apercevoir mon allié frapper violemment l’un des agresseurs de l’épicerie. Mon cœur fit un bond. Non pas de joie ou de quelconque sentiment heureux, mais d’horreur. Je n’étais pas du genre à faire ce genre de chose et, le voir, en personne, me m’étais souvent mal à l’aise. Je lui demandais d’arrêter, mais mes mots se perdirent dans le brouhaha de l’action. L’épicerie était trop mouvementée pour que de simples paroles lancées sans haussement de ton ne soient entendus. Heureusement que les yeux de Yuûko n’étaient pas tournéa vers la scène sinon, il aurait probablement perdu tout espoir. À vrai dire, le petit homme courageux ne l’était plus vraiment. Comme si, à la mort de ses parents, le temps s’était arrêté et, voilà que désormais, tout le rattrapait. Se devait être dur pour lui, mais il était hors de question qu’il devienne une épave comme moi.

L’inconnu reçu un coup violent. Une poutre de métal qui le frappa au niveau des vertèbres cervicales. J’eus un frisson de douleurs pour l’inconnu. La zone du cou, celle ciblée, était un endroit fragile et sensible. De ma position, je vis le mage qui avait causé le problème. Tout comme son ami au fusil, il semblait quelque peu fou. Visiblement, ils avaient quelques choses à se prouver pour attaquer ainsi, et avec tant de violence, les clients d’une épicerie.

J’espérais ne pas faire d’erreur, de ne pas me tromper dans ce que j’allais faire. Je pris une grande respiration avant de murmurer à mon protéger que « tout irait bien et qu’il était en sécurité ». Je fis donc le nécessaire pour faire mon devoir envers lui. Dans un premier temps, j’utilisais mon sort Repel sur le mage élémentaire de métal. Le voir ainsi voler à 3 mètres sur le mur opposé ne me causais aucun remord. Dans un second temps, prendre Yuûko dans mes bras et nous transporter vers l’inconnu tout en incitant la femme de notre allée à nous rejoindre (ce qu’elle fit avec joie). Et pour finir, créer un dôme de protection autour de nous et nous rendre invisible avec mon sort Invisible protection.

Je soufflais. J’étais quelque peu épuisée par toute cette magie utilisée d’un seul coup. Je n’avais pas l’habitude d’un si grand nombre d’intervention en si peu de temps. Yuûko n’était plus dans mes bras, il était tout près de l’inconnu.

- Ça va bien monsieur?
- Yuûko, murmurais-je, pas trop de bruits. Ce n’est pas parce qu’ils ne peuvent nous voir qu’ils ne nous entendent pas.

L’enfant plaqua ses mains sur sa bouche ce qui me fis sourire. Tranquillement, le  petit garçon rieur semblait revenir, mais pour combien de temps?



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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Dim 11 Sep 2016 - 10:30

La douleur. Comme un puissant électrochoc. Antoine s'était pris un affreux cou dans la nuque, menaçant de briser ses vertèbres cervicales. Un coup encore plus précis, et c'était le coup du lapin assuré. Néanmoins, le coup reste dévastateur, et met à terre le jeune mage, roulant presque de douleur. Son corps était lourd, immobilisé sur le moment, et la douleur affreuse, insoutenable. Antoine ne pouvait même pas ouvrir les yeux, tant la souffrance brûlait l'ensemble de son corps. Il ne pouvait même plus penser normalement, son esprit étant obnubilé par la douleur dont il était la victime. Cependant, il avait des sursauts de lucidité, autant dans sa tête que dans son corps...

Il entendit un petit peu ce qu'il se passait. Ainsi, il entendit un bruit sourd venant de son angle mort. Que s'est-il passé? Son assaillant a-t-il été neutralisé? Puis, des pas firent vibrer sensiblement le sol alentours. Trois personnes, à peu près. Il ne put pas voir, mais ce n'est assurément aucun des assaillants. La dernière chose qu'il put entendre, et ressentir par ailleurs, c'est une voix enfantine qui agitait le corps lourd du jeune mage, lui demandant s'il allait bien. Avant qu'il ait pu répondre, il entendit la jeune demoiselle lui demandait de baisser la voix, parce qu'il peuvent être encore entendus, bien qu'ils soient invisibles. Antoine murmura difficilement, pour rassurer tout le monde:

-Ne vous inquiétez pas... Je suis encore vivant... Sonné, mais vivant...

Il retint sa toûx. Son corps reprenait lentement, mais sûrement, ses forces initiales. Il put se retenir avec complication sur ses bras. Son esprit aussi devenait de moins en moins brumeux. Il put ainsi comprendre qu'en un instant, il était bel et bien une affreuse brute sans âme. Ceci est absolument répugnant. S'il le pouvait, en ce moment, il ferait tout pour oublier son geste, quitte à s'infliger une importante douleur. Mais là, la douleur encore existante et la présence de gens ne laissaient pas cette liberté. Il fallait qu'il se résigne. Même s'il se sentait justifié à tant de violence, il n'avait aucune raison d'autant se lâcher. Il a fait saigner quelqu'un, bon sang!

-Excusez-moi... J'ai perdu conscience de mes actes... La présence de ces fous m'a fait perdre toute logique...

Après ces plates excuses chuchotées, une voix se fit entendre, aussi folle que celle du premier type, mais plus oppressante, car elle était étrangement calme, presque apaisée... A la limite de la psychose.

-Heho! Je sais que vous êtes là... Vous ne pouvez pas m'échapper... Sortez de votre cachette...

Un nouvel adversaire, aux compétences inconnues, cherchait les dernières personnes dans l'épicerie, semble-t-il. Antoine n'était pas encore en état de riposter: son corps est encore fortement alourdi des dommages qu'il s'était pris. Encore quelques instants, et il pourrait revenir dans l'action. Mais pour le moment, tout était sur les épaules de la demoiselle, quoiqu'il pouvait entendre, même si faible, un certain épuisement dans sa voix. Peut-être allaient-ils devoir encore attendre dans la terreur, avant de pouvoir en finir avec ce cauchemar...
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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Dim 18 Sep 2016 - 0:17

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Au bord des routes, les illusions se défont
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La situation actuelle nous donnait quelque peu de répit, car aux yeux de l’ennemi, nous étions invisibles. Yuûko s’était rapproché de moi, probablement inquiet pour ma santé. Le petit s’était positionné face à moi et me regardait d’un drôle d’air. Inquiet probablement. Il n’avait pas l’habitude de me voir dans cet état. Il faut dire que nos seules rencontres étaient pratiquement toujours à la taverne de la guilde.

L’homme au manteau gris murmura quelques mots. Soi-disant qu’il allait bien. Sonné, disait-il, mais il était vivant. Le jeune garçon sourit tandis que la dame avec nous regardait nos assaillants de l’autre côté de mon dôme de protection. La peur pouvait se lire sur son visage. Il faut dire que ce n’était pas le genre de situations que l’on souhaitait vivre lorsqu’on allait faire son épicerie, moi la première.

Les mains au sol, je reprenais mon souffle. Comme si ma magie et mon énergie allaient revenir plus vite de cette façon. C’était une pensée erronée, mais ce contact avec le sol glacial de l’allée d’épicerie m’aidait à faire redescendre la température de mon corps. Je regardais l’inconnu du coin de l’œil. La culpabilité de ne pas pouvoir, en ce moment, l’aider avec sa douleur me rongeais. Quelque part, au plus profond de moi-même, une petite voix me suppliait de l’aider, mais une autre, plus près de mon corps malade, me rappelait qu’actuellement, un tel geste, risquait de mettre ma propre vie en danger. Avec dégoût, je devais donc mettre de côté cette idée, j’avais déjà amplement à faire avec le fait de maintenir le bouclier en place et de le rendre invisible.

Alors que je continuais de m’apitoyer sur moi-même, le blessé se leva avec difficulté, s’excusant, par le fait même de son comportement envers le premier assaillant. C’était aimable de sa part quoique complètement inutile puisque le mal était fait. Les gens faisaient des choses parfois bien pires au nom de leur justice.

Je voulais lui répondre, le rassurer, mais une nouvelle voix se fit entendre. Une voix plus oppressante qui donnait des sueurs froides dans le dos. La femme près de moi eut un petit cri de terreurs. Elle plaqua rapidement ses mains sur son visage. Yuûko s’était, malgré mon interdiction, installé sur mes genoux désirant de nouveau être dans mes bras. Tant qu’à moi, je regardais au travers de mon bouclier le monstre tentant de nous trouver.

Ce monstre avait, à première vue, une apparence normale hormis le masque blanc qu’il portait au visage. Ainsi, seul son sourire déformé par la folie était visible. Ses cheveux longs cheveux bruns en bataille tombait sur ses épaules et son veston-cravate noir était parfaitement lisse et ajusté. À la main, un simple bâton. A priori, il était en métal mais, je n’avais pas l’œil pour ce genre de détails.

Il nous cherchait, s’était chose évidente. En dehors de ses petits rires de folie, le lieu était silencieux. Le regard de l’homme vagabondait à gauche, puis à droite, sans jamais réellement figer son regard vers notre emplacement.

- Allez ! Ce n’est pas drôle si vous ne coopérez pas … plus vous attendez, pire ça sera !

Il ria de nouveau. Décidément, il jouait aux chats et à la souris avec nous. La pression montait à mesurer que ce fou s’approchait de notre position. Il ratissait le sol à l’aide de son bâton. Bientôt, dans quelques mètres, son bâton allait toucher les parois de mon bouclier et, notre position lui serait révélée. Alors que je croyais que la situation ne pourrait pas être pire, la grosse brute que j’avais envoyé balader sur le mur reprit conscience. Comme si nous avions besoin qu’il se réveille.

La dame qui était avec nous reculait au rythme de l’avancement du cinglé. Je lui fis signe de se calmer mais, elle ne voulait pas comprendre. Dans le fond, c’était normal pour un civil d’avoir peur lors d’une telle situation mais, son comportement allait donner notre position à l’ennemi plus rapidement que prévu et, je devais reprendre mon souffle.


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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Jeu 22 Sep 2016 - 15:45

Que dire, à part que la situation ne pourrait qu'empirer, par plus de violences... Il doit se soumettre à la réalité: pour le moment, il n'échappera pas à cette vicieuse spirale, à laquelle seuls échappent ceux qui prennent conscience qu'elle n'est pas solution universelle. Enfin, malheureusement, il n'y a aucune autre option que celle de neutraliser les adversaires par ses capacités de combat. Quel détresse cette situation nécessite, n'est-il pas?

La situation nécessite d'user de discrétion: ni sort, ni revolver: il serait trop facile de le voir. La seule option, est une neutralisation discrète, sans un bruit. Enfin, ce n'est pas tâche aisée: l'assaillant qui, semble-t-il, l'a mit au sol un temps est en train de se réveiller, et il y a cet autre sinistre personnage, qui à travers une apparente classe, est un fou dangereux, un sinistre psychopathe sans âme. Et il y a autres choses à gérer...

La panique était palpable, au fur et à mesure que le fou cité auparavant approchait, bâton de métal à la main, du mystérieux champ de force... La dame reculait, petit à petit, à la limite dudit champ de force, sur le point de le briser. Antoine fit un geste pour lui demander d'arrêter tout mouvement, le temps que quelqu'un fasse quelque chose... Ce qui semble incomber à lui par ailleurs, étant donné que la demoiselle apparaissait fatiguée. Il émit un soupir sourd, presque inaudible, et se tourna vers celle-ci, chuchotant des mots à peine audible par tout le monde.

-Je vais essayer de neutraliser ce fou dangereux en une attaque rapide, donc je vais briser le champ de force. Je dois vous demander de reconstruire celui-ci après mon passage. Ne vous inquiétez pas, l'homme au bout est encore en train de réveiller ses sens. Vous devrez cependant faire vite.

Il n'attendait pas la moindre remarque d'acquiescement de sa camarade d'infortune: l'homme avait déjà son bâton qui frôlait le charme. Il fit alors une roulade en avant, lui permettant de passer derrière lui et de le neutraliser grossièrement d'un coup de crosse à l'arrière de la nuque, lui permettant néanmoins de mettre à terre l'assaillant. Il ne put cependant empêcher le corps de lourdement tomber, ce qui prit le dernier des fous de court.

-Hey! Qu'est-ce qui se passe? P***** mais où est-ce que tu te caches? T'es pas sensé être mort?

A peine eut-il finit qu'il commençait à regarder dans tous les rayons désormais en désordre de l'épicerie. Antoine dut alors se coller à un des cotés latéraux des armoires en bois usé par l'âge. Il n'avait pas beaucoup de temps pour se faufiler et le neutraliser en un nombre limité de coups. Ce fut, pendant près d'une minute, un vaste jeu de chat et de la souris, où les deux hommes se poursuivaient dans les rayons. Antoine, des fois, laissait sa position temporaire connue afin d'éloigner cet homme du groupe, et peut-être obtenir un soutien extérieur, d'autant plus que la brute semblait petit à petit comprendre comment il fonctionnait...

Il dut alors se résigner à donner sa position une nouvelle fois: en plein milieu de la boutique, en plein dans la ligne de mire de la jeune mage, au cas où il aura besoin d'aide. Alors que le molosse apparut à peine, Antoine tira dans sa direction, et manque de lui atteindre sa joue, de par un geste bancal du colosse, qui réapparut de par un bond, faisant trembler le parquet.

-Je t'ai trouvé sale rat! Je vais t'écraser, et détruire toute la ville après!

-Tu ne feras ceci tant que je suis ici, pourriture de terroriste.

Arès un court duel de regards digne des plus grands face-à-face, le monstre fonça sur Antoine, le bras recouvert d'une armure légère en métal, propulsant presque le jeune mage sur le groupe à protéger. Il se remit sur pied, titubant, alors qu'il se fait attraper par le col de ce molosse, qui riait, le poing fermé et serti d'un poing en acier forgé sur l'instant. C'était un combat de brutes, donc Antoine se permit un coup de pied entre les jambes, là où ça fait mal. Ceci permit un relâchement dans l'emprise du fou, qui lui permit de se mettre sur le coté, offrant à sa camarade une porte ouverte à un sort quelconque, tant que cela servait leur cause...
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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Dim 2 Oct 2016 - 15:54

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Au bord des routes, les illusions se défont
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Le temps passait, secondes après secondes, comme ralentit par les évènements. Pourtant, c’était un mauvais tour de la part de mon esprit, car autant je le voyais ralentir, qu’il me semblait aussi faire l’inverse, accélérer. Je continuais de reprendre mon souffle avec, tout près de moi, un petit garçon apeuré, faisant son possible pour être aussi brave et courageux que ses parents. Je l’aimais bien. Il avait l’étoffe d’un mage malgré le fait qu’aucune magie n’avait fait son apparition chez lui. Si, tel était son souhait, je souhaitais qu’il la découvre le plus rapidement possible afin de devenir un mage à part entière de la guilde. Néanmoins, ce n’était pas toujours aussi simple. Bien que j’ignorais d’où me venais la mienne, à cause de mon amnésie, la magie était rarement innée. Il fallait l’apprendre, la comprendre et la maîtriser. Dans mon cas, ma première utilisation remontait à de terribles souvenirs. Je l’avais instinctivement utilisé pour sauver ma vie. Puis, j’avais dû réapprendre à m’en servir. Encore aujourd’hui, je m’améliore, découvre et devient plus forte de jour en jour et ce, même si ma maladie me frêne parfois dans mes élans.

L’homme au manteau gris me parle. Affirme être capable de neutraliser ce fou en brisant ma barrière magique. C’est drôle de penser ainsi. Je souris timidement à ses mots. C’est à peine visible. Yuûko lui, qui connait ma magie sait tout comme moi que, tant que je donne de la magie à mon bouclier, celui-ci ne cédera pas. C’est pour cela que l’enfant regarde l’étranger d’un drôle d’air avant d’ouvrir la bouche pour ensuite ne rien dire. Je viens de mettre ma main sur la sienne pour le faire réagir, pour que, du haut de ces cinq ans, il comprenne. Il vaut mieux parfois ne rien dire. Le silence est roi et maître des stratégies. C’est une chose que je tente d’enseigner à l’enfant depuis un certain temps.

Alors, sans même prévenir, l’inconnu traversa la ligne invisible de mon bouclier. Néanmoins, celui-ci n’était déjà plus. Je pouvais respirer. Sentir ma magie circuler plus librement. Le fou était déjà neutralisé et, l’inconnu jouait déjà à cache-cache avec la grosse brute. Il l’éloignait de notre position. C’était une bonne chose. Encore à bout de souffle, je regardais ce qui restait de l’allée dans laquelle nous étions. Le gérant et les employés, fut-ils toujours en vie, auraient beaucoup de travail à faire pour remettre le bâtiment en ordre. Devant nous, le corps du fou et, plus loin, celui de notre premier adversaire.

Je me levais avec difficulté. Je n’avais toujours pas refait de bouclier. La dame qui était quelques instants plutôt avec Yuûko et moi avait prise les jambes à son coup. Probablement à l’extérieur hurlant sa peine à ceux qui tentaient d’observer la scène. Tandis que mon petit protéger restait auprès de moi.

- Grande sœur ?
- Ne t’inquiètes pas, lui dis-je avec un sourire.

Je ne vis pas le visage de l’enfant, pourtant, je pouvais le deviner. Tristesse, angoisse, stresse et autres émotions étant reliées. Je le comprenais, mais je ne pouvais faire autrement que de continuer.

- Tu peux aller me chercher la corde qui se trouve un peu plus loin ?
- Pourquoi ?
- Dépêche !

Yuûko ne se fit pas prier deux fois. Il courra vers la corde de jute se trouvant tout près (elle était en spécial dans l’allée) et me l’apporta. J’ouvris le paquet et m’empressa d’attacher du mieux que je le pouvais les deux hommes inconscients après quoi, je pris l’enfant par la main et l’emporta un peu plus loin. Ainsi, nous changions de position au cas où l’ennemi reviendrait ou que ceux attachés reprendraient conscience.

Je fis ensuite un minuscule bouclier invisible autour de Yuûko afin de le protéger. Tant qu’à moi, j’étais cachée, Yuûko en visuel, afin d’aller aider, du mieux que je le pouvais l’étranger. J’observais la scène, sans trop savoir quoi faire. D’une part, je ne pouvais propulser l’ennemi sans toucher l’homme au manteau gris et je ne pouvais placer un mur invisible sans être en mesure d’informer mon allié discrètement. Je devais donc attendre. Attendre qu’une occasion se présente. Une belle ouverture. Comme celle qui se dessinait devant moi. Je fis donc le nécessaire pour que celui-ci retourne auprès du mur en face de moi. Je pouvais souffler, les trois ennemis étaient, pour le moment, neutralisé.

Je lançais la corde en direction de l’étranger pour qu’il puisse attaché le dernier assaillant. Mon dernier bouclier se rompit, laissant apparaître le jeune garçon. L’épicerie était pour l’heure sauvée.


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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Jeu 10 Nov 2016 - 18:22

Un événement horrible... Un événement horrible, tétanisant, affreux, horrifique... Enfin, ce moment a pris fin en un instant, en un clignement d’œil. La violence était enfin tue. La paix avait retrouvé sa place dans un semi-champ de bataille. Après un affrontement d'une cruelle intensité psychologique, une tranquillité fragile reprenait sa place... Mais rien n'effacera les traces de ce moment horrible.

Il n'aura fallu qu'une unique opportunité pour en finir avec cet affreux instant. La magicienne a utilisé son fascinant pouvoir pour coller son adversaire sur le mur, le neutralisant complètement temporairement. Elle lui envoya par ailleurs une corde, qui tomba directement sur sa nuque encore rouge, un coup qui le fit un peu tituber. Antoine n'est pas prêt d'être en forme, après un tel événement... Il se retourna vers la demoiselle, prêt à lui demander la raison de son acte, mais pu voir auparavant les corps ligotés des assaillants, et compris ce qu'il avait à faire. Il prit la corde de jute, tombée au sol, et d'une main malhabile, saucissonna la brute, avant de l'amener avec ses monstres de camarades à l'extérieur pour que les autorités compétentes, si elles sont présentes, puissent s'occuper d'eux.

Après avoir fait ça, il s'en alla dans les rayons, encore visiblement fragilisé, faire un peu de ménage. Il se sentait un peu coupable pour plusieurs raisons, et il voyait en cela un moyen de se racheter. Il s'en voulait de ne pas avoir été assez réactif, et s'en voulait d'avoir montré de la brutalité, lui qui abhorre cela. Ses mains étaient encore tremblantes, de douleur et d'horreur. Une horreur qu'il avait appris à cacher, deux ans durant, loin de la société des hommes et de leurs conflits d'enfants gâtés... La douleur persistait malgré tout, et l'ancien voyageur sentait ses pics dés qu'il étirait ses membres ne serait-ce qu'un peu trop. Bon gré mal gré, il tenait à remettre un peu d'ordre ici... Enfin, si quelqu'un pouvait offrir son aide...

Enfin, son esprit était surtout vagabond, en cet instant, si bien qu'il ne remarquait rien de ce qui se passait autour de lui. Pourquoi Harujion en particulier? Le port a perdu sa gloire d'antan. Se pourrait-il que certaines personnes soient pourchassés? Que savons-nous? Antoine étant un fervent pacifiste, malgré ses illusions brisées, et il est possible qu'il soit vu comme une "future nuisance" aux yeux de certains... Enfin, que peut-il y faire? Jamais il ne changera ses idéaux. Ensuite... Que voulaient ces gens en particulier? Une attaque terroriste a toujours une raison et un but, même s'il est nébuleux, voire incohérent. Mais tout de même, qu'est-ce qui aurait pu pousser ces hommes à mener une offensive ici? C'est alors qu'un succinct contact le fit quitter le monde des pensées et rejoindre la réalité, avec ses douleurs vives et son chaos... Il se retourna pour voir qui avait fait cela, pour voir la demoiselle de tout à l'heure... Que souhaiterait-elle?
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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Dim 13 Nov 2016 - 2:08

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J’avais de la difficulté à respirer. Mes poumons étaient en feu comme si je venais de courir un cent kilomètres sans m’arrêter. Toute ma magie avait cessée de fonctionner. Ainsi, je me retrouvais sans défense avec un petit garçon, près de moi, ne demandant qu’à être rassuré. Je n’avais pas la force de le faire. Pourtant, cela devenait une nécessité dans l’optique où j’étais sa personne ressource, celle qui s’occupait de lui. Ainsi, je fis le douloureux effort de me relever et de le serrer dans mes bras.

- Ça va grande sœur ?
- Si on veut !
- Qu’est-ce que tu as ? Ça va pas ? Les méchants t’ont fait du mal ?
- Non … quand un mage utilise ….
trop de magies d’un coup, c’est … une des conséquences possibles.
- Pourquoi ?
- Parce que la magie à toujours … un prix !

Je ne désire pas lui faire peur. Pourtant, dans mon cas, c’est bien pire qu’il ne pourrait le croire. Ma magie était reliée à ma force vitale. Ainsi, dans un moment comme celui-ci, mon état de santé diminuait. C’était l’effet que me provoquait une sur-utilisation de mon don.

- Dit-moi Yuûko, tu crois … pouvoir être assez fort et aller voir dehors si des policiers … ou des mages sont présents ?

Comme un enfant sage, Yuûko s’exécuta, me laissant seul avec mon compagnon improvisé de combat s’approchant de moi. Je m’assis lentement sur le plancher frais de l’épicerie. J’ai peine à respirer, mais j’arrive tout de même encore à articuler convenable.

- Il faudrait que … des autorités compétentes … puissent leurs poser les bonnes questions … et de les enfermer.

Je regarde l’inconnu. J’avais tentée de parler le plus fort possible, mais je commençais tranquillement à faiblir de plus en plus. Dans peu de temps, quelques heures tout au plus, j’allais m’effondrer. Je savais déjà ce qui m’attendait ; de nombreuses heures passées dans le noir absolu et, je n’étais pas prête pour ça.

- Namida, lançais-je subitement. Mon prénom je veux dire. Enchantée!

C'était la moindre des choses après ce qui venait de se produire.

- Ais-je, au moins, le droit de connaître le nom de celui qui m'a aider?


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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Mar 6 Déc 2016 - 19:42

La demoiselle était au sol, épuisée comme elle avait tiré des ressources dans ses plus profondes réserves, qu'elle avait largement épuisé ses capacités, et qu'elle allait tombé en syncope. Ni une ni deux, Antoine tenta de l'aider à se relever dans une pénible et largement lisible douleur. Son corps a souffert du combat plus que de raison, et bien qu'il n'ait utilisé aucune once de sa magie, il a énormément subi physiquement, au point qu'au moment d'aider sa camarade d'infortune, il titubait, un geste qui l'accompagna à chacun de ses pas vers la sortie, où, sûrement, nombre de gens doivent attendre le retour des "héros", bien qu'au vu de la situation, il ne se sent pas tout à fait comme tel...

Par ailleurs, elle avait demandé le nom du jeune voyageur. Néanmoins, il n'avait pas tant la tête à cela, dû au fait qu'il supportait ce qui s'apparentait à un poids mort, sans insulter la demoiselle en détresse, et dans un état physique que nous pourrions considérer comme pathétique. Chaque pas, chaque geste faisait en lui comme un coup douloureux et répété. Il trébucha plus d'une fois, s'écroulant sous ses jambes qui semblaient comme de la purée, tenant à peine par la volonté. L'esprit du jeune mage était tant obnubilé par cette souffrance que seul des respirations de souffrance et d'épuisement pouvaient s'échapper, si bien qu'il peinait à sortir du magasin, à se diriger vers la lumière...

A peine sorti, il posa sa camarade et s'assis sur un pilier de la boutique. Son corps a été largement meurtri, derrière les vêtements, bien qu'heureusement, ses os ne soient pas cassés. Sinon, comment aurait-il pu sortir du bâtiment? Néanmoins, en remontant sa manche, son bras droit est bleu tellement il s'est pris de coups durant le duel de sa poigne d'acier. La mâchoire en est presque décrochée, par ailleurs. C'est alors qu'il se tourna vers la demoiselle: elle lui avait demandé son nom, et il n'avait pas répondu. Quelle impolitesse as-tu fais preuve, bon sang! Elle est sur le point de s'endormir pour dieu sait combien de temps et tu n'accèdes pas à sa requête? Fais-le avant que l'opportunité soit finie!

-Antoine... Antoine de Bougainville... Ravi de vous connaître Namida...

Après, il dut fermer les yeux, pour reposer son corps et son esprit. Les derniers sons qu'ils entendit avant de dormir, c'est les gens qui semblaient s'agiter autour de lui...
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Namida Ten

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MessageSujet: Re: Au bord des routes, les illusions se défont (Feat Namida) Jeu 8 Déc 2016 - 21:16

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Au bord des routes, les illusions se défont
Ft.: Antoine


Je souffrais, c’était une évidence. Même le plus idiot pouvait s’en rendre compte. C’était l’un des prix à payer, l’un des sacrifices que je devais faire pour utiliser mes boucliers. À chaque utilisation de ma magie, une partie de mon énergie vitale était aussi prise et, en contrepartie, je pouvais protéger ceux m’étant chers.

L’inconnu vint m’aider à me relever bien qu’il semblait lui aussi avoir beaucoup de difficultés à se mouvoir. Il titubait vers la sortie avec comme poids lourds à transporter, ma personne. Je voulue remercie l’homme au manteau gris, mais aucun son ne sorti de ma bouche. Chaque mouvement qu’il effectuait me rappelait à moi-même que d’ici peu de temps, j’allais fermer les yeux pour un tout autre endroit. Un enfer. Mon enfer.

Nous étions désormais à l’extérieur. On venait de m’installer sur le sol, près de la bâtisse sous les yeux inquiets de personnes trop curieuses pour faire quoi que se soit. Puis, l’homme se présenta avant de fermer les yeux. Antoine. Tel était le nom de celui qui m’avait aidé à me sortir de cet endroit.

Une petite tête blonde apparue près de moi. Yuûko était de retour, me serrant aussi fort qu’il le pouvait. Le petit avait les larmes aux yeux.

- C’est fini ! Viens-là, dis-je en lui montrant mes bras ouverts.

L’enfant vint se placer dans mes bras. Certes, je souffrais, mais je restais tout de même sa tutrice. Ma tête se posa sur la sienne puis un homme en uniforme m’aborda. Il ne cessait de me poser des questions. À en croire cet agent de la paix, Yuûko lui avait dit que des « vilains pas gentils avaient attaqués sa grande sœur et son panier d’épicerie ». À voir l’état de la bâtisse, celui-ci devait se poser bien des questions.

- On croit … que se sont des mages de Kusa … qui ont faits le coup, dis-je à voix basse au policier, il faudrait … les emporter pour les interroger et, si possible, avoir des … soins médicaux pour « mon ami » là-bas.

Je venais de lui pointer Antoine qui semblait s’être endormi après tant d’efforts physique. L’homme acquiesça et fit signe à la foule de se reculer. Puis, deux des collègues du policier entrèrent dans l’épicerie. Probablement pour vérifier l’état des lieux et l’emplacement des ennemis.

La foule s’était de nouveau rassemblée autour de nous quand deux hommes et une femme arrivèrent près de moi pour nous proposer de nous transporter à l’hôpital de la ville.

(…)

J’étais dans ma chambre, à la guilde, la porte de celle-ci bien fermée. Les ténèbres arrivaient. Je les sentais se glisser entre les fissures de ma fenêtre. Lentement, elles avalaient toutes lumières, ne laissant que noirceur et désespoir sur leurs passages.

FIN



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