FERMETURE DE TNG
1 mois Rp = 3mois réels
Nous sommes actuellement au mois d'octobre x989, sortez vos manteaux d'automne! Prochain changement de mois en juillet.
Suivez-nous !
Hall of Fame
Résultats Printemps 2017
Arno
Rplayeur
Sky
Floodeuse
Stella
Newbie
Namida
Staffeuse
Flame
Voteuse
Sky
Honneur
RSS
RSS



 

Partagez| .

Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Yuu Yskander

avatar

Féminin Messages : 151
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille du Mage
Surnom: [La catalyste]
Magie: Amplimagie
Points de Puissance:
160/600  (160/600)


MessageSujet: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Lun 2 Jan 2017 - 21:35

J’ai été habituée au froid. J’ai été habituée à être seule. J’ai été habituée à ce qu’on ne me parle pas. Dans le train qui nous amenait vers le sud, je suis restée de marbre face à l’homme que mon maître avait désigné comme mon gardien. J’étais gelée, mais je n’ai pas tremblé. J’étais triste, mais je n’ai pas pleuré. J’étais inquiète, mais je n’ai rien demandé. Obéir. Faire et Se taire. J’ai obéi. J’ai fait ce que mon maître m’a demandé. Et j’ai survécu. Pas lui. Cela m’a attristé mais les larmes ont vite quitté mes joues. Mon gardien n’a rien fait pour me remonter le moral. C’est normal. C’est avant tout à moi de me montrer forte.

Enfin nous sommes arrivés dans une ville que je connaissais de nom. Magnolia. Ma mère y avait vécu quand elle était plus jeune. A la descente du train, l’homme m’a fait signe de le suivre, et il s’est éloigné de la gare à grandes enjambées sans vérifier si je le suivais ou non. Mais c’est normal. Sa tâche était uniquement de me mener à sa guilde. Il n’a rien promis d’autre à mon maître. Pour le reste, je dois me débrouiller seule.

Avec mon maître, nous avons marché presque sans pause pendant plus d’un an. J’ai l’habitude de marcher. Mes pieds ne souffrent plus des cahots de la route. Ils me portent là où je leur ordonne d’aller, mécaniquement. Mais que faire si même moi, je ne sais pas où ils doivent aller ? Quel ordre leur donner ? Je dois savoir pour continuer. Mais cela impliquerait de parler à cet homme. Parler à un inconnu, un homme dont je ne connais même pas le nom, juste le surnom : le Reflet. Et je m’y refuse. Parce que je dois rester forte… Non. Je dois rester seule. J’ai peur. Peur de cet homme que je ne connais pas. Peur que cette guilde ne veuille pas de moi. Je ne sais même pas ce qu’est exactement une guilde ! Un regroupement de mage ? Alors pourquoi ne pas l’appeler « groupe », « troupeau » ou « horde », comme n’importe quel attroupement d’êtres vivants ? Est-ce qu’ils sont comme ce que l’on dit des loups que j’entendais parfois hurler au sommet de pics enneigés ? Certains plutôt craintifs et d’autres très méchants ?

Soudain, mes pieds s’arrêtent. Ils ont compris la ruse que leur joue mon cerveau. Ils savant que le lieu où je vais n’a aucune garantie d’être sûr. Mon maître a juste dit que le Reflet était digne de confiance, pas que sa meute l’était… Bloquée. Impossible d’avancer plus. Et je vois l’homme devant moi, si proche et pourtant si loin, qui s’apprête à tourner à gauche à une intersection juste devant moi. Rien à faire. Mes jambes n’avancent plus. Je n’ai pas d’autre choix que d’utiliser ma voix, à ma grande frayeur.

Ma voix est comme un chat chassant les canards. Elle est certainement assez rapide pour rattraper sa cible, mais a-t-elle seulement prévu que les oiseaux pouvaient s’enfuir par la voie des airs ? Et qu’elle risquait de se noyer sur son propre terrain de chasse ? Cette allusion me traverse l’esprit une seconde trop tard, comme toujours. Et comme toujours, j’essaie de rattraper mon erreur en mettant ma main devant ma bouche. Peut-être est-il encore possible de rattraper ces sons avant que… Mais trop tard. Comme bien souvent, le chat est trop rapide pour moi :

« Excusez-moi monsieur mais… C’est encore loin ? Vous marchez un peu vite pour moi… »

L’homme s’arrête, puis se retourne. Quelques gouttes se mettent alors à tomber du ciel jusque-là menaçant. Est-il possible de se noyer dans si peu d’eau ? Finalement, ce ne sera pas l’onde qui aura raison de moi, mais la foudre. Celle que je vois dans les yeux de l’homme. Il me lance alors d’un ton grinçant :

« Ecoute petite. Je devais une faveur à cet abruti de mage de feu. Je dois te conduire à ma guilde. N’escompte rien d’autre de ma part. Je fais pas ça pour t’aider. Je fais ça pour effacer mon ardoise. Cette dette me salit. J’ai promis de t’amener à ma guilde. Mais cela ne signifie pas que tu ne finiras pas le voyage en rampant s’il le faut et crois-moi, je peux t’y obliger. En revanche, n’espère même pas en rêve que je vais te porter. »

    Il me regarda à nouveau tandis que je me mettais à trembler. De froid. Ce devait être le froid… Le tonnerre avait grondé. Ne restait plus à attendre que l’éclair frappe. Mais à ma grande surprise, la tension s’apaisa. Le Reflet poussa un soupir puis me lâcha d’une voix plus calme, mais comme à regret :

« C’est à quelques rues d’ici. On y sera dans cinq minutes. »

      La bâtisse est immense. Je n’ai pas d’autres mots pour la décrire. Aucun autre de ses aspects ne retient mon attention. Elle me semble aussi grande qu’une montagne, et au moins aussi inaccessible. L’homme me montre la porte par laquelle je pénètre.

    Il ne me suit pas à l’intérieur. A la place, je l‘entends discuter avec   des gens qui prenaient l’air à l'extérieur. Sa dette est effacée. Moi aussi.

   A l’intérieur règne une certaine animation qui me fait me mettre aussitôt sur mes gardes. S’agit-il de jeux bruyants entre amis ou de tensions entre rivaux ? Je n’en sais trop rien. Je suis seule, sur le seuil et j’ai l’impression que personne ne fait attention à moi. Et pourtant, je sais que tout le monde peut me voir. Et j’ai peur. Vingt, Trente, Quarante personnes peut-être. Toutes peuvent potentiellement me regarder. Que faire ? Comment réagir ? A peine m’étais-je posé cette question que le chat s’évade à nouveau. Vite, le rattraper… J’élance ma main… Trop tard… Encore…

« Excusez-moi mais… Quelqu’un peut m’expliquer où je suis ? »

   Le chat est parti se cacher sitôt son assaut terminé. Il n’a pas agi avec ruse, mais avec couardise. Et vu la disposition de la salle, peut-être est-il parti se cacher sous le bar pas très loin de moi ?
Revenir en haut Aller en bas

Namida Ten

avatar

Féminin Messages : 776
Date d'inscription : 31/12/2015
Localisation : À la guilde d'Undine's Tears à servir l'addiction des membres

Feuille du Mage
Surnom:
Magie: Shield
Points de Puissance:
135/1700  (135/1700)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Mar 3 Jan 2017 - 22:42


Arrivée - Le chat fuyant
Namida
I'm not a broken shield
Septembre avait ouvert ses portes, apportant avec lui son lot de problèmes et de péripéties. Quelques jours avaient passés depuis ma dernière mission. J’avais accompagnée Yato, un jeune membre de la guilde, désireux de prendre une mission demandant de sortir des frontières d’Opale. L’objectif, en soit, n’avait rien de très complexe : apporter un colis au cousin du commanditaire sans ouvrir la boîte. Enfin, tout cela était derrière moi.

Mes humeurs maussades m’avaient ensuite amenés à me chercher un nouveau nid douillet. Un endroit paisible pour que Yuûko puisse grandir sans avoir comme référence les alcooliques de la guilde. J’avais de plus en plus l’impression de ressembler à une mère hormis, naturellement, que je n’étais que l’âme charitable qui se sentait coupable de ne pas avoir eu la possibilité de soigner les parents d’un enfant durant la guerre. À croire qu’il ne m’en tenait pas rigueur. Pour lui, c’était chose naturelle de mourir en protégeant ceux qui nous sont chers … tout comme s’était normal pour un médecin de perdre des patients. Il était adore cet enfant. Un véritable rayon de soleil. Tout ce que je souhaitais, c’est que sa lumière ne tarisse pas lorsque l’oiseau aurait terminé de picorer ses barreaux. Ainsi, nous avions un nouveau chez nous, loin des tumultes incessant de la guilde. Un petit endroit calme et rustique avec tous les éléments nécessaires pour vivre convenablement sans encombrement. J’étais fière de ma petite découverte et Yuûko était aussi agréablement surprit d’apprendre qu’il ne devait désormais partager la salle de bain qu’avec une seule autre personne.

Pourtant, il restait une ombre au tableau, une tâche recommençant à grandir. J’étais de nouveau en proie à cette abomination qui hantait mes nuits et me rendait les choses impossibles le jour. Même lorsque je me trouvais à la guilde, j’avais souvent peur de la voir surgir d’un coin sombre pour m’attraper. Pourtant, l’ombre ne faisait que me parler. Me dire à quel point j’étais minable ; moi, la petite mage blanche d’Undine’s Tears incapable d’avouer la vérité aux membres de ma propre guilde. Mais, jamais la voix ne me laissait lui parler et, de toute façon, jamais elle ne comprendrait. Elle n’était qu’une ombre sans corps après tout. Son seul plaisir était de me tourmenter et j’étais la seule capable de la voir et l’entendre. Je l’avais découvert il y a peu, après mon déménagement, lorsqu’elle s’était mise à me parler tout bas devant Yuûko. Certes, cela était déjà arrivé, mais pas en pleine conscience de mes moyens. Peut-être n’étais-je pas aussi saine d’esprit que je désirais me le faire croire pour imaginer une telle horreur me hantant soir et matin.

Aujourd’hui ne faisait pas exception. J’étais tranquillement installée derrière le four à bois, à préparer le petit déjeuner tandis que Yuûko s’entrainait à la magie dans sa chambre. Prêt de moi, mon pire ennemi, l’ombre, cette voix sale et mesquine. Je tentais de l’ignorer, mais mes yeux me jouaient de mauvais tour car, toujours, elle était présente près de moi.

Je pris une grande assiette dans l’une des armoires de la cuisine pour y déposer des œufs et quelques tranches de bacons.

- Yuûko ! À table !

Puis, en quelques secondes, j’entendis les pas de l’enfant courir frénétiquement vers la salle à mange comportant une petite table carrée et deux chaises. Il prit place à sa « place habituelle » et attendit que je lui serve son repas pour le dévorer.

- Alors, tu vas me dire ce que tu vas apprendre aujourd’hui dans ton cours de magie ?

Le jeune blondinet me fait un « non » de la tête tout en continuant de manger son plat.

- Et, quand est-ce que j’aurais la chance de le savoir ?
- Quand je serais assez fort pour te le montrer !
- Et, ça sera pour bientôt ?

Yuûko venait de hausser les épaules me démontrant ainsi qu’il ignorait lorsqu’il deviendrait « assez fort » pour me montrer, enfin, la magie qu’il avait décidé d’apprendre.

- Tu aimes cette magie au moins ? Tu ne l’as pas prise parce qu’on te l’as demandé ?
- Non ! J’aime ma magie !

Je ris. Yuûko semble offusqué que je lui demande s’il n’a pas choisit sa magie par « obligation ».

- Dans ce cas, c’est parfais !

Le repas se termine sans anicroche. Mon petit protégé me suit. Il n’a cours qu’en après-midi. Il va donc passer une partie de la journée avec moi. Nous entrons dans la taverne de la guilde d’Undine’s Tears sous le regard des membres déjà présents. Certains attendaient déjà près du comptoir. Yuûko s’installa, avec difficulté, sur l’un des tabourets du bar. Prenant son cahier de notes, il commença à réviser pour cet après-midi. À chaque fois que quelqu’un tentait de regarder derrière son épaule, l’enfant cachait son trésor, faisant ainsi rire les mages présents.

Les enfants, ils restaient l’avenir de notre communauté, ceux qui, si cette guerre s’éternisait, auraient la lourde tâche de devenir les nouveaux soldats devant braver l’impossible pour cesser cette querelle ridicule. Pourtant, ombre et lumière avaient toujours été en guerre et, depuis la découverte de la magie, les mages s’étaient scindés en trois groupes ; les blancs, les neutres et les noires. Tout cela créait des conflits et des guerres, déchirait des familles et rendait des enfants orphelins. Cela devait cesser, mais il y avait toujours quelqu’un désireux du contraire.

- Un repas complet s’il-vous-plait !

C’était l’un des nombreux membres de la guilde que je ne connaissais pas. Je fis un petit signe discret de la tête avant de préparer ce qu’il demandait tout en écoutant les autres « clients » ne commander boissons et nourriture. Je faisais de mon mieux pour y arriver. Pour rester souriante malgré la pression de cette voix ne cessant de me répéter que j’allais faire brûler mes plats, reverser mes boissons ou autres problèmes de ce genre que devait confronter une serveuse dans une taverne.

La tension montait dans l’auberge. Les vieilles bagarres entre Fairy Tail et Wave Stream. Toujours la même rengaine depuis la fusion entre les deux anciennes guildes rivales. Quand allaient-ils enfin comprendre que nous ne formions désormais qu’une seule et même entité ? Je retournais à mes fourneaux lorsque la porte s’ouvrit laissant entrer une jeune fille devant alors le double de l’âge de Yuûko.

- Namida ! Une bière !
- Ok !

Je me rendis directement à la table pour servir la personne en question lorsque la nouvelle venue demanda à l’assistance où elle se trouvait. Cela provoqua un tumulte dans la taverne. Beaucoup de personnes se mirent à rire tendis que certains s’exclamèrent : « Dans une guilde de mage ».

Je venais de retourner à mon post lorsque Yuûko alla voir la jeune fille en lui tendant la main. Ce qui, naturellement, provoqua des sifflements dans la salle.

- Hey Yuûko ! T’es pas un peu jeune pour tout ça ?

L’enfant ignora les propos des adultes autour de lui. Il se contenta de se présenter.

- Bonjour, moi c’est Yuûko ! Oublie les adultes, ils ont déjà commencé à boire le jus qui les rend bizarres. Viens ! Ma grande sœur va tout t’expliquer, c’est son travail !

De mon comptoir, je regardais le blondinet continuer de montrer sa main à la jeune inconnue afin de l'amener vers moi. Je le laissait faire, heureuse de voir qu'il n'avait pas mon problème avec la société.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°





FichesAppartement
Ma couleur c'est #796f8fLa taverne d'UT ♦ 18 roses


Dernière édition par Namida Ten le Mar 10 Jan 2017 - 21:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Yuu Yskander

avatar

Féminin Messages : 151
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille du Mage
Surnom: [La catalyste]
Magie: Amplimagie
Points de Puissance:
160/600  (160/600)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Mer 4 Jan 2017 - 20:21

Le chat était parti en direction du bar, et mes yeux furetaient partout pour essayer non pas de le retrouver – il était trop agile pour moi – mais de comprendre pourquoi il avait choisi ce lieu pour fuir. Ce bar n’avait rien de spécial à mon avis. Un simple empilement de bois et de pierre. Mais surtout, je ne voyais personne derrière. Une cachette logique et solitaire donc. Mais les bars étaient gardés par des serveurs, n’est-ce pas ? Et si… Et si le chat se retrouvait pris au piège et moi avec ?

Mais je me rendis vite compte que le danger ne venait pas de là. J’étais trop focalisée sur le chat pour remarquer ce qui se passait autour. Une volée de réponses fusa dans ma direction. Toutes piaillaient la même chose. Une « guilde de mages »… Ca je le savais déjà… Et en même temps, je ne savais rien du tout. Il était temps de mobiliser ma volonté. Arrachant mes yeux du bar dont le chat ne semblait pas décidé à sortir, je contemplais pour la première fois réellement les lieux qui me faisaient face… Et les regards perçants dardés sur moi.

Toutes ces tables et ces chaises rondes sur ce sol géométrique… Cela me fit penser aux alvéoles des ruches construites par les abeilles. Je n’avais jamais vu de ruches là où je vivais – le climat était trop rude pour ces insectes – mais j’en avais déjà étudiées dans mes livres. Ces insectes étaient travailleurs, solidaires… Et très méfiants envers les étrangers.

Les secondes passèrent sans que je réponde. Comment leur faire comprendre que je savais déjà qu’Undine’s Tear était une guilde de mage, mais que ce qui m’intéressait vraiment était de savoir ce que eux entendaient par « guilde » ? Devant mon silence, j’avais l’impression que le bourdonnement s’intensifiait. Il ressemblait maintenant beaucoup plus à celui des frelons : beaucoup moins travailleurs que les abeilles, mais beaucoup plus agressifs et conquérants… Etait-ce cet aspect belliqueux qui justifiait les tâches de saleté que j’apercevais çà et là sur le sol et sur les tables ?

Par précaution, je finis par incliner ma tête en arrière afin de masquer au maximum la peau à l’arrière de mon cou. Aux yeux de n’importe qui, ma réaction était ridicule, et elle l’était encore plus aux miens : je n’avais jamais été piquée par des abeilles et je n’avais vu ces insectes qu’une seule fois dans ma vie, lors de mes voyages avec mon maître. J’avais alors été fascinée par leur activité incessante et j’aurais pu passer des heures à contempler leur ballet aérien, mais mon maître avait bien vite douché mon enthousiasme en m’expliquant qu’il avait failli mourir lorsqu’il était encore enfant d’une piqure venimeuse au mauvais endroit…
Certes, cet endroit n’était pas son cou, mais pour moi, il s’agissait du pire endroit possible car c’était la seule partie de peau nue que je ne pouvais surveiller avec mes yeux. Si jamais un des frelons m’attaquait sur une autre zone, j’aurais le temps de la voir venir. Et ensuite… Il me piquerait. Je n’avais aucun moyen de les arrêter…

C’est alors qu’une petite abeille se dirigea vers moi. Elle n’était pas exactement dans mon champ de vision, mais il se dégageait quelque chose d’elle qui la faisait difficilement passer inaperçu. Un petit garçon… Cinq ans… Six ans maximum. Puis il se planta devant moi et se présenta, main tendue, ce qui fit rire l’assistance. Etait-il… L’ambassadeur des abeilles ? Dans ce cas pourquoi riait-on de lui ?

Et puis il y avait ce geste. Comment réagir ? Mes parents m’avaient toujours enseigné de ne jamais entrer en contact avec un inconnu, pour ne pas violer son intimité… Mais il aurait été impoli d’ignorer cette main tendue… Normalement, si j’avais été dans les montagnes, j’aurais dû m’incliner devant lui… Mais je n’étais pas chez moi. Aussi, je saisis la main qu’il me tendait. Je supposais qu’il fallait la serrer…

Il me conseilla alors d’ignorer les boutades des adultes, qui avaient abusé du « jus qui les rends bizarres »… Probablement du nectar alcoolisé, comme l’aimait feu mon maître. Mais alors que ma main finit par trouver le chemin vers celle de l’autre, une étrange traction s’exerça sur mon bras, comme s’il était soudain devenu la laisse d’un jeune chien excité. Un chien qui m’amenait… Vers le bar. Mais… Comment le faire ralentir ? Pouvais-je seulement lui donner un ordre ? Il semblait bien trop enthousiaste pour m’écouter.

Le chat jaillit une nouvelle fois, sans ma main pour le retenir puisqu’elle était en prise avec la laisse, mais il se contenta de lâcher un simple « Wooooh » de protestation avant d’aller se cacher. Il n’aimait pas les chiens. Malgré moi, je n’avais plus d’autres solution que de suivre la piste en espérant qu’elle s’arrête vite. Mon escapade allait attirer l’attention des frelons, et même si le chien semblait ne pas s’en soucier et m’avait confié de faire de même, je m’en savais incapable. Je n’avais plus qu’à espérer que sa sœur et lui n’allaient pas me ramener à leur tanière pour me dévorer



Je n’aurais pas dû modifier mon jugement. Ce garçon n’est pas un chien. Il est bien l’ambassadeur des abeilles. Et sa sœur est sans nul doute la reine de cette ruche. Comment se fait-il que je ne l’aie pas remarquée plus tôt ? J’étais donc si obnubilée par les bourdonnements que j’en aurais oublié de regarder ? Quelque chose, dans sa manière de regarder la salle montrait qu’elle ne loupait aucun détail sur ce qui s’y passait. Elle me paraissait tout simplement majestueuse… Et en même temps curieusement en retrait, comme détachée du tohu-bohu ambiant… Une reine triste…
Etait-elle la chef de cette guilde ? Et si c’était le cas, comment se présenter devant un tel personnage ? Je ne pouvais même pas marquer un mouvement de recul. Impossible de tirer sur la laisse. Il n’y avait plus de laisse. Seulement la main de l’ambassadeur qui m’emmenait au cœur de son foyer.

Malgré moi, je profitai de mes quelques secondes d’hésitations après notre arrêt devant le bar pour détailer celle qui me faisait face. Elle dégageait sur moi une sorte de magnétisme et attirait mon regarde comme la lumière les insectes. Tout en elle m’impressionnait. Son teint éclatant, son calme au milieu de la cohue… Comment aborder une personne pareille ? Et dire que je voulais en savoir plus sur cette ruche…

Parlera, parlera pas… Elle m’intimidait autant qu’elle m’impressionnait, mais je me devais de savoir, ne serait-ce que pour adapter ma conduite. L’insecte que j’étais face à elle était conscient de sa petitesse. Et c’est justement parce qu’il était trop petit qu’il ne pouvait résister à la magnificence des flammes. Mais ses sifflements étaient-ils simplement audibles par-dessus les crépitements puissants des flammes ?

Le chat sortit de sus le bar, où il s’était à nouveau réfugié, avant de venir se frotter aux jambes de cette femme. Pas pour l’amadouer non. Simplement pour lui montrer qu’il n’était pas hostile… Et qu’il apprécierait son contact. Ce qui se traduisit par les mots suivants :

« Excusez-moi mais… Vous êtes la reine de cette guilde ? »

Et j’englobai d’un geste de la main la salle derrière moi avant de poursuivre :

« De tous ces gens ? »

Le chat n’osa demeurer plus longtemps auprès de cette femme. En bien ou en mal, elle était trop forte pour lui. Je le rappelai donc à moi d’un geste de la main.
Revenir en haut Aller en bas

Namida Ten

avatar

Féminin Messages : 776
Date d'inscription : 31/12/2015
Localisation : À la guilde d'Undine's Tears à servir l'addiction des membres

Feuille du Mage
Surnom:
Magie: Shield
Points de Puissance:
135/1700  (135/1700)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Mer 11 Jan 2017 - 22:01


Arrivée - Le chat fuyant
Namida
I'm not a broken shield
Accoudée sur le bar, j’observais mon petit protégé remplir la mission qu’il s’était lui-même donné : ramener en sécurité la jeune fille complètement perdue se tenant au milieu de la guilde en proie aux regards et aux blagues malsaines des membres qui la constituait. J’étais fière de Yuûko. Il prenait les devants, bravant des dangers que jamais je n’oserais faire : socialiser. Il était beau à voir avec sa petite tête blonde et son petit cœur plein de bonnes attentions.

Mon four m’appela, sonnant joyeusement pour me prévenir que la dernière fournée de muffins aux petits fruits était prête. De vrais petits délices enrobés d’un beau papier bleuté entouré de cercles dans les tons de bleus et de gris. Je mis le tout sur un plateau argenté entourer d’une cloche à désert pour conserver le tout au frais (et aussi pour empêcher les petites mains baladeuses de partir avec l’un des muffins sans payer). Je fus rapidement de retour à mon poste, des pâtisseries en plus. Ceux-ci dégageaient une odeur agréable et non négligeable connaissant le « type » de bâtiment dans lequel nous nous trouvions, une taverne de guildes remplies de personnes complètement saoules. Heureusement, nous étions encore aux petites heures de la journée et les vrais problèmes n’avaient pas encore commencés.

Yuûko était désormais devant le comptoir et avec lui, la jeune mage au regard perdu. Elle m’observait, sans dire mots tandis que je soutenais son regard en lui offrant un beau sourire comme me l’avait montré Aaron. J’attendis. Me demandant si elle était timide ou simplement sans voix. Yuûko passa près de moi, derrière le comptoir. Je sentis la main de l’enfant frôler la mienne tandis qu’il se dirigeait vers les muffins fraîchement sortis du four. Je lui fis une petite tape amicale sur sa main. Il l’esquiva avant de tenter, une deuxième, puis une troisième fois et ce, jusqu’à ce qu’un membre, assis au comptoir, lui affirma que cela n’était qu’une cause perdue. L’enfant repassa bredouille de l’autre côté du bar s’assoyant tout près de l’endroit d’où se tenait la jeune fille que je continuais de regarder. Yuûko venait de s’installer lorsqu’elle me demanda, tout en s’excusant, si j’étais la reine de cette guilde. Ensuite, en désignant la salle d’un grand geste circulaire à l’aide de ses mains, elle ajouta : « de tous ces gens ? ».

Il fallait s’y attendre, une grande partie de la guilde se mit à rire des paroles de l’enfant. Tant que moi, je devins rouge comme une pivoine. Comme si j’avais les qualités requises pour devenir maître de guildes. Je n’étais qu’une serveuse timide, tout au plus, la maîtresse des alcooliques, ceux trompant leur tendre moitié pour une chope d’ambroisie.

Je savais que le silence ne viendrait pas et que j’entendrais, pendant un long moment, parler des paroles de cette jeune fille. Pourtant, je dû le faire, prendre mon courage, pour faire face à cette situation des plus … déplaisante pour ma personne. Je doutais bien qu’elle n’avait pas voulu mal faire et que ses connaissances en termes de guildes, semblaient très limitées.

- Non, finissais-je par souffler timidement, je ne suis que la tavernière de la guilde. Les maîtres d’Undine’s Tears sont Aaron et Yûki.
- Grande sœur ! Tu n’es pas QUE la tavernière ! Tu sers les gens, appose la marque de la guide …
- … s’occupe de remplir certaines paperasses administratives, enchéris un membre au comptoir.
- Tu réponds aux questions des gens, ajouta Yuûko avec coeur.

Je souris. C’était vrai, je n’étais pas que la tavernière d’une guilde d’ivrognes. Je restais Namida, la serveuse essayant de sourire aux inconnus et aux plus connus. Celle qui nourrissait les affamés et répondait aux questions des ignorants. Restait que, je n’avais pas réellement envie de faire ce métier. Par moment, je voulais m’enfuir de tout cela. Repartir à zéro, seule, dans un endroit reculé où je pourrais mourir en paix et en harmonie sans tout ces gens autour de moi. Je n’avais pas réellement désiré ce travail. La compagnie des autres me rendait mal-à-l’aise, voir inconfortable.

- As-tu des questions concernant notre guilde ?

Mon teint rougeâtre avait disparu et, avec lui, la chaleur que m'avait apporté la honte des paroles de l'enfant. Je redevenais la Namida calme et sereine, celle pourtant un masque souriant à la peau aussi blanche et maladive que le plâtre qui composait les murs du bâtiment. Les oreilles indiscrètes étaient de nouveau retourné vers leur liquide translucide et nauséabond. L'enfant désirait des réponses, j'allais lui en donner.

- En passant, dis-je en lui présentant ma main, je suis Namida et, je crois que Yuûko c'est déjà présenté.

Yuûko fit un grand sourire tout en faisant un grand "oui" de la tête.

- Je peux avoir un muffin?
- 300 Joyaux jeune homme.
- Mais ... mais!

L'enfant boudait puis, il me regarda avec de grands yeux pétillants.

- Namida ... tu me prêtes 300 joyaux?
- Non, lui dis-je en riant. Tu as suffisamment mangé ce matin. Garde de la place pour le repas de ce midi.
- Et comment je fais pour manger si je n'ai pas d'argents?
- Tu étudies et plus tard, lorsque tu travailleras, tu pourras t'offrir toutes la nourriture que tu veux. Pour l'heure, c'est moi qui paye.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°





FichesAppartement
Ma couleur c'est #796f8fLa taverne d'UT ♦ 18 roses
Revenir en haut Aller en bas

Yuu Yskander

avatar

Féminin Messages : 151
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille du Mage
Surnom: [La catalyste]
Magie: Amplimagie
Points de Puissance:
160/600  (160/600)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Jeu 12 Jan 2017 - 23:24

Comment ? Elle n’était pas la dirigeante de ce lieu ? Face à elle, de l’autre côté du bar, je me sentais pourtant comme un ver qui regarde le majestueux oiseau qui va le dévorer. J’étais tellement petite comparée à elle… Pourtant, malgré mon manque d’importance et ma timidité, je ne baissai pas la tête. Il aurait été très impoli d’ignorer une personne pareille !

Mais quelques instants plus tard, je me surpris à penser qu’il aurait peut-être mieux valu pour moi baisser la tête : la reine des abeilles était en train de virer au rouge, comme un taureau sur le point de charger… Je savais que je n’aurais pas dû lui poser cette question…

Devant la menace imminente, le chat se terra au plus profond de mon être, tout en priant pour ne pas attirer l’attention des prédateurs. Avec un peu de chance, s’il était assez discret, ils passeraient sans lui faire de mal ? Cette fois-ci, ma main se mit en embuscade devant ma bouche pour éviter toute mauvaise surprise ! Pas question que ce fichu matou ressorte, sinon il risquait de…



Je dois presque tendre l’oreille pour entendre le délicat murmure qui s’échappe de ses lèvres, aussi léger et éphémère qu’un papillon… Comment ? Elle n’est pas la reine de cette colonie ? Mais pourtant… Sa présence ? Sa position à la fois solitaire et dominante, debout derrière son bar alors que les autres sont assis… Alors elle ne serait que la tavernière de cette guilde ? La délicate fleur que les insectes qui bourdonnent tout autour viennent butiner à tour de rôle pour s’abreuver en nectar ? Non, c’est impossible, parce que… L’ambassadeur ne m’aurait jamais conduite à elle si elle n’avait pas été quelqu’un d’important pour cette guilde, n’est-ce pas ? Même si elle n’en est pas le maître, elle en est pour moi une des figures majeures. Après tout, c’est l’étalon qui dirige son harem, mais ce sont les juments qui protègent et éduquent le troupeau et les plus jeunes, en dignes guerrières qu’elles sont. L’analogie avec le cheval n’était peut-être pas si fausse d’ailleurs… L’ambassadeur n’était-il pas un poulain ?

D’autre voix s’élèvent alors pour décrire le rôle joué dans cette taverne par celle qui est apparemment, en plus du reste la sœur de l’ambassadeur. Apposer une marque ? Gérer la paperasse ? Conseiller les gens ? Quel que fût le statut exact de cette reine, elle semblait en tout cas bienveillante avec les autres… Un feu intérieur chaud et réconfortant semblait brûler en elle, un feu dont le chat, intrigué dans un premier temps par les réponses de la reine, ce serait fait un plaisir d’approcher afin de se réchauffer de la froideur extérieure… Aussi bien celle du climat que celle des gens. Mais il risquait surtout de déranger la reine et de se brûler, aussi ne le laissais-je pas sortir jusqu’à être certaine que la femme ait terminé. Plus je l’entends parler, plus je me dis que le rôle de la jument lui convient.



Moi ? Des questions sur la guilde ? Bien sûr que j’en avais mais… Comment faire en sorte que le chat, qui allait se ruer sur cette aubaine inespérée ne soit pas perçu comme agressif par la reine et l’ambassadeur ? Ici, il aurait été grossier de ne pas parler. Aussi baissai-je progressivement ma main de ma bouche, en faisant des à-coups du au stress, tel un cheval qui renâcle avant de s’élancer… A moins qu’il ne renâcle parce qu’il a peur ? Mais il était temps de foncer…

« Eh bien… En fait, je ne sais pas grand-chose des guildes. Je sais que ce sont des regroupements de mages mais… Comment ils fonctionnent ? Comment ils sont organisés ? Cette guilde a deux chefs, c’est ce que vous venez de dire ? Et… Comment gagnez-vous votre vie ? »

Une des leçons que mes parents m’avaient personnellement fait apprendre par cœur était que tout avait un prix en ce monde et que tout avait un coût. La moindre chose que l’on pouvait ou voulait posséder avait une valeur et à ce titre, il fallait donc se donner les moyens pour l’obtenir. Et un bâtiment aussi grand ne devait pas être facile à entretenir tous les jours… Je supposai que ces mages étaient un peu comme mes parents : ils vendaient leurs services contre rétribution… Mais quels services exactement ?

Comme en écho à ma réflexion, l’ambassadeur demanda à sa sœur s’il pouvait manger des muffins tout juste sortis du four, ce à quoi cette dernière répondit qu’il lui faudrait les payer. Les mages aussi avaient donc bien la notion de la valeur des choses… Mais leur valeur, d’où provenait-elle ? Tellement de questions à poser en plus de celles qui avaient déjà franchi mes lèvres… Le chat, remis de ses peurs, tournait dans ma gorge comme un fauve en cage prêt à sortir, mais l’heure du lâcher n’était pas encore arrivée…

Soudain, la frénésie du félin s’évanouit, remplacée par une préoccupation bien plus urgente. Les grognements de son ventre étaient désormais bien plus sonores que ses feulements d’impatience.

Alors que la jeune femme venait de finir de discuter avec son petit frère, j’autorisai enfin le chat à sortir en abaissant ma main. Mais u lieu du fier félin impatient de tantôt, ce fut un matou honteux et affamé qui sortit. Il n’était clairement pas à l’aise. Tout comme moi. Mais la faim justifiait les moyens. Et si je ne parlais pas, mon ventre le ferait pour moi, or, ses grognements risqueraient d’attirer les frelons de tantôt que je n’avais pas oublié. Je finis par prendre mon courage à deux mains et par demander :

« Excusez-moi, mais vos muffins ont l’air délicieux… Puis-je vous en acheter un ? J’aimerais aussi quelque chose à boire… Si vous avez ça bien sûr… Et j’ai de quoi payer… »

Pas question de passer pour un vulgaire ver de terre nu et fauché auprès de la reine des abeilles, de la gardienne du troupeau… Malgré tout, je restai terrifiée par un éventuel refus… Et si la reine ne me trouvait pas digne d’appartenir à sa ruche ? Ma peur d’être rejetée était aussi grande que mon désir d’en savoir plus sur ce lieu, et je me surpris à jeter des regards partout où c’était possible, à la manière d’un caméléon, afin d’emmagasiner le plus d’information possible tandis que je tentais tant bien que mal de prendre place sur un des sièges du bar, qui étaient un peu trop hauts pour moi. Certes, l’ambassadeur arrivait sans mal à monter dessus… Mais était d’ici lui. Ce qui n’était pas mon cas…

Revenir en haut Aller en bas

Namida Ten

avatar

Féminin Messages : 776
Date d'inscription : 31/12/2015
Localisation : À la guilde d'Undine's Tears à servir l'addiction des membres

Feuille du Mage
Surnom:
Magie: Shield
Points de Puissance:
135/1700  (135/1700)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Sam 21 Jan 2017 - 0:23

Spoiler:
 


Arrivée - Le chat fuyant
Namida
I'm not a broken shield
Les rires se calmèrent petit à petit à mesure que le temps avançait laissant place au silence habituel qui régnait dans la guilde. À vrai dire, le bâtiment, surtout la taverne, était rarement tranquille ou inhabité. Il y avait toujours quelqu’un de présent, ou d’inconscient, dans la salle. Ainsi, à Undine’s tears, le silence n’existait pas. Il y avait toujours un bruit, un murmure quelque part près à briser cet écho. L’enfant me demanda si elle pouvait prendre un biscuit. Je le souris lui mentionnant, tout comme je venais de le faire avec Yuûko que le tout était 300 joyaux.

Je viens ensuite lui donner le menu des boissons non alcoolisés tout en lui offrant un verre d’eau. Yuûko me fit alors la moue.

- ELLE, elle a le droit ?
- Elle à payée … je te l’ai dit Yuûko, lorsque tu auras de la monnaie, tu pourras t’acheter tout ce que tu souhaites, en attendant, c’est « non ».

J’étais désormais prête, face à la jeune fille, prête à lui donner des réponses.

- Et bien, pour commencer, les guildes sont des rassemblements de mages ayant des buts et des objectifs communs. Chaque guilde à sa « manière » de fonctionner, mais d’ordinaire, elles sont toujours constituées d’un maître de guilde et de mages.

Je pris une pause, repensant à mes mots. Il manquait beaucoup d’informations, mais il y avait beaucoup à dire. Peut-être comprendrait-elle par elle-même les informations manquantes. Ainsi, je repris mon discourt sur le reste de ses interrogations.

- Nous possédons deux maîtres de guildes pour l’unique raison qu’Undine’s Tears est constituée de deux anciennes guildes rivales : Fairy Tail et Wave Stream. En sommes, cette fusion à eu lieu lorsque nous …

Je venais de couper sec ma phrase. Ce n’était pas juste de dire « nous ». Ce terme existait désormais que pour servir Undine’s Tears et non pour désigner mon ancienne famille. Le seul endroit, hormis auprès de LUI qui m’avait permis de me sentir chez moi. Ainsi, je repris une longue inspiration avant de continuer sous le regard des membres près du bar de la taverne.

- … lorsque les anciens membres de Wave Stream, ont dû quitter Cliver lors de la guerre. C’est … Fairy Tail qui nous a hébergé et les deux guildes ont finis par ne former plus qu’une seule et ce, même si nous avons nos différents. Ainsi, nous prônons l’essence même des deux anciennes guildes : la liberté, la justice, la famille, l'amitié, l'unité, la bienveillance et la cohésion. L'amusement y a aussi une place importante c'est ... un peu de la faute des anciens de Wave Stream je pense!

Je souris. Ce n’était pas réellement encore le cas, mais j’avais espoir que cela viendrait. Qu’un jour, nous serions tous une belle et grande famille prête à s’entraider et à faire le maximum pour chacun des membres, anciens comme nouveaux.

- Les mages gagnent leurs vies en effectuant des missions. Tu vois le tableau là-bas, lui demandais-je en désignant le tableau d’affichage, il y a de nombreuses missions donnés par des commanditaires désireux de se faire aider. Chacune d’elle possède une description et le montant de la prime obtenue en cas de réussite. Il arrive même parfois de recevoir des objets en compensation.

Je fis une courte pause, prenant le temps de boire de l’eau afin de dessécher ma gorge tout en ébouriffant, au passage, les cheveux du blondinet près de moi désirant, une nouvelle fois, prendre un biscuit.

- Beaucoup de mages font des missions en équipe, se partageant ainsi le montant de la prime. C’est … une façon de nouer des liens je suppose. Viens, je vais te faire visiter !

(…)

Je lui fis faire le tour du bâtiment principal, la taverne, en lui présentant les deux maîtres de guilde, Yûki et Aaron. Derrière nous, un petit garçon curieux nous suivait de loin. Probablement en espérant jouer les enfants discrets. Je jouais donc le jeu, ignorant sa présence des plus turbulentes.

Le tour de l’endroit se termina rapidement. Il était temps de passer à Undine’s Hills, lieu de repos pour tout les membres de la guilde possédant une chambre dans ce complexe. Je fus Haruna qui me remplaça au bar de la guilde.

- Donc, ici, dis-je devant l’entrée du grand bâtiment, c’est Undine’s Hills, ici, les membres peuvent loués une chambre pour 50 000 joyaux. Il y a toutes les commodités nécessaires : salle à manger, cuisine, salon commun et les douches communes. Malheureusement, les chambres ne sont pas équipées de toilette ou de douche.

Je lui fis ainsi faire le tour des installations pour ensuite retourner dans la taverne afin de continuer mon travail.

- Aurais-tu d’autres questions ?


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°





FichesAppartement
Ma couleur c'est #796f8fLa taverne d'UT ♦ 18 roses


Dernière édition par Namida Ten le Mar 31 Jan 2017 - 15:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Yuu Yskander

avatar

Féminin Messages : 151
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille du Mage
Surnom: [La catalyste]
Magie: Amplimagie
Points de Puissance:
160/600  (160/600)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Dim 22 Jan 2017 - 15:03

300 joyaux ? Ce n’était pas donné… Et en plus ma question avait déclenché les protestations de ‘ambassadeur… Mieux valait ne pas exciter sa jalousie pour le moment. Il était une des rares personnes qui avaient été gentilles avec moi dans cette guilde, et je me serais sentie un peu coupable qu’il soit jaloux par ma faute.

« Tout bien réfléchi, répliquai-je à la jeune femme, je crois que je n’ai pas si faim que ça et puis c’est bientôt l’heure du déjeuner… Je vais attendre un peu… Merci pour le verre. »

Ma voix était légèrement tremblante mais mon expression fermée rendait ma prestation relativement convaincante… Du moins jusqu’à ce que mon ventre, tel un chien furieux d’avoir été privé de nourriture, se mette à grogner méchamment. Tant pis. Pour faire passer la faim, je bus un peu d'eau. Lorsque j’avais parcouru les routes avec mon maître, il m’était arrivé plusieurs fois d’avoir faim. Je pouvais patienter encore un peu… Et peut-être aussi essayer de trouver à manger pour moins cher à l’extérieur…

Parcourir seule une ville inconnue m’effrayait, mais d’un autre côté, je n’étais pas très riche. Je n’avais sur moi que le peu qu’il restait à mon maître de la somme que mes parents lui avaient remise pour qu’il s’occupe de moi, il y a deux ans. Il n’avait pas des goûts de luxes, mais calculait rarement le coup de ces dépenses si bien que la somme dans sa bourse dépendait plus ou moins du hasard. En deux ans, il avait fait quelques missions pour essayer de gagner un peu plus, mais nous avions surtout vécu grâce au « don » de mes parents. J’allais devoir m’occuper de ça aussi, et subvenir à mes besoins… Mais comment ?

Heureusement, la reine répondit à mes questions sur la guilde et me donna la réponse. Mes mages qui œuvrent dans un but commun et qui accomplissent des missions contre rémunération… Je ne savais pas faire grand-chose dans la vie à part utiliser ma magie… Ca me semblait donc être un bon moyen de gagner de l’argent… Et l’argent, j’en avais besoin.

Elle me fit ensuite visiter le bâtiment dans son ensemble. Il était aussi impressionnant que vu de l’extérieur, mais semblait toutefois bien plus accueillant. Nous rencontrâmes même les deux maîtres de la guilde, mais bien évidemment, le chat était bien trop effrayé pour sortir un seul mot, et je restai muette en leur présence, me contentant d’un signe de main -le strict minimum – pour les saluer ! Alors c’était là que mon maître avait voulu que j’aille… Je commençais à comprendre vraiment pourquoi. Quel meilleur endroit qu’ici pour étudier la magie, ou simplement être en relative sécurité, à l’abri des turpitudes de la situation politique actuelle ?

J’appris d’ailleurs avec surprise qu’Undine’s Tear elle-même était le résultat de cette situation. Elle était le résultat de la fusion des deux plus grandes guildes de cette partie de Fiore, fusion qui avait été provoquée par la guerre. J’allais donc être un de seuls membres de cette guilde à ne pas avoir fait partie des deux guildes originelles, au moins au début… Une nouvelle mage dans une nouvelle guilde… L’idée était intéressante… Mais je n’étais pas encore sûre de vouloir rester. Ou plutôt, je voulais rester, tant par raison, pour être en sécurité, que par intérêt, et ainsi pouvoir accroître la maîtrise que j’avais de ma magie. Mais malgré la gentillesse de mon guide et du petit garçon, je ne parvenais pas à oublier les rires qui s’étaient levés lorsque j’étais arrivée, comme un vol de corbeaux qui aurait fondu sur moi… L’ambiance ici n’était pas forcément… amicale…

Je repensai alors à ce que Namida venait de m’apprendre. Les deux anciennes guildes présentes maintenant sous le même toit étaient rivales. Rien d’étonnant donc à ce que l’ambiance soit un peu électrique par moment… Mais la reine avait dit que les deux rivaux avaient les même valeurs… l’amitié, la camaraderie, la famille, et l’amusement… Est-ce que je pouvais la croire ? Mon cœur ne demandait que ça. Trouver une nouvelle famille… Qui si possible ne passait pas son temps à se déchirer, et prenait soin de ses membres…

Quand elle m’annonça le prix des chambres, je sus que j’avais bien fait de me passer de muffins un peu plus tôt. 50 000 joyaux, cela représentait la plus grande partie de mon pécule actuel !

De toute façon, rien n’indiquait que je trouverais mieux ailleurs, et puis… Mon maître avait beau ne pas être le plus courageux des hommes, il connaissait le monde de la magie et savait de quoi il parlait. J’allais donc respecter son dernier vœu. Il ne me restait donc plus qu’une seule question à poser, la plus dure de toute. Je dus faire appel à toute ma volonté pour que le chat sorte du recoin où il s’était réfugié pour oser la poser, une fois que nous fûmes de retour à la taverne :

« Mon maître m’a conseillé de venir vous voir pour que j’en apprenne davantage sur ma magie, et après ce que j’ai vu… J’aimerais beaucoup vous rejoindre. J’ai de quoi payer une chambre mais… Est-ce qu’il y a des épreuves à passer pour être des vôtres ? «

Ca y est. La question était enfin posée… Je n’avais plus qu’à attendre que la reine prononce sa sentence… Mais tout d’abord… J’avais tout de même un détail à régler. Un petit détail qui me fit rougir de honte intérieurement. Comment avais-je pu oublier CA ?

« Excusez-moi mais… Avec tout ça, je crois que j’ai oublié de me présenter. Je m’appelle Yuu Yskander, et je suis enchantée de faire votre connaissance, Namida ! Et toi aussi Yuuko » dis-je en me tournant vers le petit garçon qui nous avait suivi plus ou moins discrètement depuis tout ce temps. Voilà. Les dés étaient jetés. Le chat ne pouvait plus s’enfuir. Il ne pouvait qu’attendre… Et espérer.

[HRP : A y est, tu peux apposer la marque, paume de la main droite stp^^]
Revenir en haut Aller en bas

Namida Ten

avatar

Féminin Messages : 776
Date d'inscription : 31/12/2015
Localisation : À la guilde d'Undine's Tears à servir l'addiction des membres

Feuille du Mage
Surnom:
Magie: Shield
Points de Puissance:
135/1700  (135/1700)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Mar 31 Jan 2017 - 17:16


Arrivée - Le chat fuyant
Namida
I'm not a broken shield
Yuûko venait de réapparaître dans l’embrasure de la grande porte de la taverne créant ainsi un agréable courant d’air frais. L’enfant vient discrètement (pas vraiment, mais c’était son intention) se placer près de moi derrière le comptoir. Il entrepris ensuite de monter sur le tabouret placé spécialement pour lui. Cela ne permettait surtout de garder un œil sur Yuûko durant mes heures de travail. Je pris le temps de me prendre un verre d’eau, puis d’en offrir un à Yuûko et la jeune mage. Puis, je l’observais. Celle-ci semblait vouloir demander quelque chose depuis le début de la visite sans réellement y arriver. Puis, elle se risqua soudain, m’informant que son ancien maître lui avait conseillé de venir dans notre guilde pour apprendre à maîtriser sa magie. Après quoi, elle demanda si elle devait passer des épreuves pour faire partie de la guilde tout en mentionnant qu’elle avait les jewels pour la chambre (mais pas pour un muffin ?). Après une courte pause, elle se présenta. Je lui fis un beau sourire et Yuûko fit de même.

- Tu veux faire partie de notre guilde Yuu ? C’est vrai ? s’exclama l’enfant avec le plus beau de ses sourires.
- Non, il n’y a pas d’épreuve à passer. Nous ne jugeons pas les mages désireux de nous rejoindre, cela serait contre les principes fondamentaux de notre guilde.

Je sortis de derrière le comptoir, le registre des membres ainsi que le nécessaire requis pour l’apposition des marques. Après que Yuu m’ait donné la couleur et l’emplacement de sa marque, je viens placer le tampon représentant la marque d’Undine’s Tears, un œil avec une larme, sur la main droite de la dernière venue puis, j’inscrivis son nom dans le registre de la guilde.

- C’est donc une joie de t’accueillir dans notre grande famille Yuu ! Bienvenue !

Quelques membres de la guilde près du comptoir vient accueillir l’enfant tendis que d’autres, plus timides, levèrent leur boc de bières.

Je servis quelques clients, laissant le temps à la jeune fille de digérer la nouvelle. La guilde restait un endroit bruyant où il était parfois difficile, dans les heures de pointe, d’avoir une conversation agréable tellement les membres faisaient du bruit. C’est ce qui me rappela que je devais aussi m’occuper de lui fournir une chambre avant la tomber de la nuit.

- Dis-moi, tu ne voulais pas une chambre Yuu ? Parce qu’on va devoir t’en choisir une. Enfin, je dis cela, mais elles sont presque toutes de la même taille ! Si tu allais avec Yuûko à Undine’s Hill pour choisir une chambre vide. Techniquement, elles sont indiquées comme étant inoccupées. Tu n’as qu’à choisir celle que tu désires et revenir avec le numéro. Je m’occuperais du reste.

[Changement de narrateur. Je passe à Yuûko. Je rappel que Namida et Yuûko n’ont pas le même type de narration >.<]

Grande sœur me fait assez confiance pour que j'amène ma nouvelle amie lui choisir une chambre. Je descends de mon tabouret et me dirige rapidement vers Yuu pour lui prendre la main (comme j'avais fait à son arrivé quelques heures plus tôt). Il faut quand même qu'elle se sente en confiance avec moi et je suis certain que me prendre la main est une bonne façon de faire pour se sentir en sécurité. Ok ! Ce n'est pas les boucliers de Namida, mais ça fera l'affaire.

- Tu viens ? On va te choisir un endroit pour vivre parmi nous !, dis-je en souriant, et après, on te trouvera quelqu'un pour t'apprendre à maîtriser ta magie !

Parce que oui, c'est important de se trouver un BON maître pour nous apprendre à maîtriser notre magie. Faut-il déjà que l'on sache son domaine ? Bon, pas grave, je lui demanderais tout à l'heure après que l'on ait trouvé son chez elle.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°





FichesAppartement
Ma couleur c'est #796f8fLa taverne d'UT ♦ 18 roses
Revenir en haut Aller en bas

Yuu Yskander

avatar

Féminin Messages : 151
Date d'inscription : 30/12/2016

Feuille du Mage
Surnom: [La catalyste]
Magie: Amplimagie
Points de Puissance:
160/600  (160/600)


MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu] Mar 31 Jan 2017 - 19:57

Comment ? Je pouvais entrer dans leur guilde sans même passer d’épreuve ? J’aurais dû être heureuse, j’aurais presque dû sauter de joie, mais au contraire, je sentis ma coquille se refermer, et le chat hésiter, comme s’il se méfiait soudain du bon repas qu’on venait de lui servir. Pas d’épreuve, de test d’entrée ? Cela semblait presque… Trop simple pour être vrai. Sans examen, comment savoir si j’avais le niveau ou pas pour rester ici ? Comment savoir si j’étais à ma place ?


Non, je doutais trop. Même Yuûko m’avait accueilli à bras ouvert, et il ne semblait pas s’y connaître plus en magie que moi. Et puis, Namida savait de quoi elle parlait. Si la reine disait qu’il n’y avait pas d’épreuve, il n’y en avait pas. C’était aussi simple que ça.
Devant le sourire de Yuûko, je me forçai pour lui rendre un des miens en retour, et le doute disparut, remplacé par… Rien. Je n’arrivais tout simplement pas à réaliser. La journée avait pourtant mal commencé, avec cet homme irascible qui m’avait traîné jusqu’ici presque comme un prédateur délaisse une charogne après en avoir fini avec elle. Et puis ces gens qui s’étaient moqué de la petite montagnarde étrangère à leur cité que j’étais et puis… Et puis j’avais rencontré la reine des abeilles, et l’ambassadeur. Et puis j’avais enfin appris et compris ce qu’était une guilde, comment elle fonctionnait et pourquoi mon maître voulait que j’en rejoigne une. L’ambiance ici était… Je n’avais jamais rien vu de pareil. Même si tout ne me semblait pas amical, on sentait ici un fort esprit de communauté, qui m’effrayait autant qu’il m’attirait, moi petit insecte qui savait pourtant qu’il risquait de brûler s’il s’approchait trop de cette si belle lumière.


Finalement, je répondis un timide : « Merci » aux félicitations de Namida, avant d’admirer la fameuse marque désormais sur ma paume. Un œil qui pleurait une unique larme.


Quel dommage que ce symbole qui représentait tant pour moi à partir de maintenant évoquait autant la tristesse. D’un autre côté, j’imaginais sans mal qu’il représentait très bien l’histoire de cette guilde, qui s’était forgée dans la douleur de la guerre à partir de deux anciennes rivales qui avaient parfois un peu de mal encore à coopérer, comme me l’avait dit Namida. Malgré tout l’espoir qu’apportait cette guilde, à moi et aux autres, cette larme était un rappel que tout ne pouvait être rose et parfait dans la vie, et cela faisait également écho à ma propre histoire : bien que je sois sincèrement contente d’être acceptée, j’avais encore un peu peur, et je n’avais découvert ce lieu que grâce à la mort de mon maître…
Je réfléchissais à tout cela toujours assise au bar, tout en regardant distraitement Namida s’affairer. Le chat épiait les mouvements de la reine, à la fois toujours fasciné par cet univers qu’il ne connaissait pas, contemplant quelque chose qui allait devenir familier et néanmoins toujours quelque peu méfiant.


Finalement, la barmaid s’occupa de ma chambre et demanda à Yuûko de ‘y conduire. J’eus à peine le temps de donner mon assentiment que le petit m’avait déjà attrapé par le bras pour m’attirer sur sa piste.


J’avais vraiment l’impression de chevaucher un cheval au galop alors que je n’avais jamais fait d’équitation de ma vie. La monture semblait très gentille et digne de confiance pourtant. Non, le problème venait plutôt du cavalier qui visiblement n’était pas du tout dans son élément, ce qui fit d’ailleurs rire quelques clients.


« Excuse… Moi… Yuûko, haletai-je tandis que nous nous dirigions vers Undine’s Hill – le dortoir de la guilde ? – mais est-ce que tu pourrais ralentir un peu s’il te plait ? Je… Je n’ai pas l’habitude de courir autant… Et j’aimerais avoir le temps de mémoriser le chemin à prendre pour pouvoir retourner au dortoir toute seule. »


Le fougueux petit cheval m’avait-il entendu, emporté comme il l’était par son élan ? En tout cas, il me sembla qu’il réduisit son allure, nous faisant avancer à un rythme plus appréciable. Enfin nous arrivâmes devant l’imposante bâtisse où se trouvaient les chambres. Yuûko m’en présenta une bonne partie avec grand enthousiasme, prenant apparemment son rôle de guide très à cœur. Je ne m’étais pas trompée, il était bien l’ambassadeur de cette guilde. Il m’avait même assuré qu’on me trouverait un professeur pour apprendre la magie… Je n’étais pas encore parfaitement à l’aise avec cette idée, même si je savais que j’avais besoin d’un formateur. Pour le moment, à part la Reine elle-même, je ne voyais personne que je pourrais accepter pour remplir ce rôle… Mais comment une reine comme elle accepterait-elle d’entraîner une simple fourmi comme moi, qui n’étais quasiment jamais sortie de ses galeries natales ? Il faudrait au chat beaucoup de courage et de confiance en lui pour oser aborder ce sujet…


Finalement, une des chambres que me montra Yuûko retint particulièrement mon attention. Elle n’avait rien de vraiment spécial par rapport aux autres pièces libres, si ce n’était un immense placard en bois massif qui recouvrait la quasi-totalité du mur de gauche. Sans que je sache trop pourquoi, ce meuble m’inspira. Peut-être… Qu’il rappelait au chat le refuge qui l’avait épargné du Mal ? Peut-être que j’avais besoin d’espace pour y stocker mes possessions futures relatives à l’étude des magies ?


Pour le moment, je n’avais pas l’utilité d’un meuble si grand : mon petit package aurait pu rentrer là-dedans au moins cinq fois sans problème, mais rien à faire : le chat avait décrété que le placard faisait partie de sa nouvelle maison, et il était inutile de chercher à le raisonner.


« Attends Yuûko, je crois… Que je vais prendre celle-là. » Dis-je à l’ambassadeur des abeilles, alors qu’il allait ressortir pour me montrer la chambre suivante. « Son placard me plait », expliquai-je. » Merci pour ton aide… Alors tu… Tu es à Undine Tears depuis longtemps ? »


Le chat était sorti sans un bruit, et à ma grande surprise, sans que je le remarque. D’ordinaire, je ne questionnais pas les gens sur leur vie de manière aussi directe. Mais ici… Je sentais que c’est ce que je devais faire. Je n’aurais su expliquer pourquoi. Finalement, je discutai encore un petit moment avec le protégé de Namida, qui m’apprit autant de chose sur sa… Sur notre guilde qu’il ne me posa de question sur ma magie. Je lui répondis de mon mieux, jusqu’à ce que, l’heure tournant, il parte retrouver sa « grande sœur ». Je m’offris alors une sieste bien méritée et réparatrice. Après tout ce qu’il venait de vivre, le chat avait besoin de repos.

[Fini pour moi, merci beaucoup pour le RP Namida ! ]
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu]

Revenir en haut Aller en bas

Arrivée - Le chat fuyant [Namida/Yuu]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Activer le chat
» Invitation au Chat
» Arrivée de Houille
» Chat a gogo
» La Reine est arrivée. Prosternez-vous. (Dante)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Fédération d'Opale-