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[FB] L'Accomplissement [Seul]

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MessageSujet: [FB] L'Accomplissement [Seul] Lun 7 Juil 2014 - 14:28




L'Accomplissement

We meet again...


"Le jeune homme crut que son cœur allait exploser tant ses battements s’accélérèrent."

Tatta hitotsu no houhou by Iuchi Maiko on Grooveshark







Dans le train, Erial, d'apparence si sereine, livrait une énième bataille contre ses pensées. Chacune exprimait un désir, une possibilité, un scénario différent. Diffuses ou pures, douces ou incisives, ponctuelles ou persistantes, elles avaient néanmoins un point de convergence : le meurtre. L'accomplissement d'une vie, ou du moins, d'une partie de l'existence du mage solitaire. L'usurpateur (car on pouvait encore l’appeler comme ça) serrait nerveusement la lettre d'Elen contre sa poitrine : la Forêt Boréale, le dernier lieu où Elle avait été vue. Elle. Cette femme... Avec cette crinière de neige qui flottait au gré du vent, comme un drapeau. Dans l'imaginaire d'Erial, ce symbole était déchiré, enflammé, il dégageait une odeur entêtante de charogne, une fascinante torture olfactive.
Bien que le siège fût d'un confort appréciable, l'assassin en herbe n'avait pu se résoudre à en profiter, et voilà qu'on annonçait l'arrivée du train.
Le jeune homme se leva, adressa un sourire pincé à ses voisins de cabine et pénétra dans le couloir où la foule s'amassait déjà, traînant valises, portant ou calmant enfants, aidant vieillards. Erial bouscula tout ce monde avec un air à la fois faussement désolé et anxieux (quoiqu'il ne feignit pas cette dernière caractéristique), marmonnant des excuses inaudibles à intervalles réguliers.
Yuyama était la ville la plus proche de la Forêt Boréale. Couverte d’un manteau blanc délicatement posé sur ses toits quasiment toute l’année, cette cité était magnifique. Une gemme, un cristal lumineux enclavé dans la montagne. Mais Erial n'avait pas le temps pour admirer sa beauté. Chaque seconde représentait un peu plus d'avance que pouvait prendre son ennemie. Après avoir rabattu sa capuche sur ses cheveux bicolores (bleus pour la glace et ivoire pour la neige), il descendit de la citadelle, passa les portes de la ville et suivi quelques instants un chemin avant de s'enfoncer dans la sylve à l'apparence hivernale. Hivernale... Peut-être plus pour longtemps. Le printemps s'apprêtait à arriver.


La forêt n'était pas très dense. Les arbres semblaient étrangement ordonnés... Erial identifia des traces de rennes vite effacées par la bise habituelle de cette région de Fiore. En un coup de vent, on efface toute trace. En est-il de même pour les empreintes que laissent les ténèbres? Celles qui semblent indélébiles, qui se gravent dans l'âme, qui marquent l'esprit et qui gangrènent le corps. Erial n'en avait pas la réponse...
À mesure qu'il s'enfonçait dans ce lieu d'une beauté à couper le souffle, le solitaire se demandait s'il allait vraiment retrouver sa Némésis. Sa raison faisait un bien mauvais pronostic. Mais il le sentait dans ses tripes. Il la trouverait ici, dans la Forêt Boréale.
Les heures passèrent... Les jours suivirent. Erial se nourrissait de quelques baies résistantes au froid et de poisson cru pêché dans la petite rivière qu’il utilisait comme fil rouge. Ce monde, végétal, gelé, n'avait pas de fin.
Le soleil se situait à son zénith quand il sentit la un air iodé lui cingla la joue. La mer? Il avait donc cheminé si loin au Nord? Jusqu'à ces eaux inhospitalières où quelques blocs de glace dérivaient pendant l'hiver?
Le jeune mage remonta à la source de ce vent chargé de sel, sa peau aussi froide et sèche que la neige que ses pieds foulaient.
Les conifères s’éclaircirent et Erial dut fermer les yeux tant le reflet du soleil sur la neige était fort. Quand il les rouvrit, il put distinguer le paysage. Un promontoire se dressait devant lui, recouvert, comme ce qui lui semblait être le monde entier, de neige. La rivière se jetait en cascade du haut de la falaise. On entendait au loin les vagues se fracasser contre la paroi rocheuse. De cette hauteur, ce bruit semblait doux…
Et au bout de celui-ci, une silhouette féminine.
Et sa crinière ondulée, d’une blancheur éclatante voletant au gré du vent.
Le jeune homme crut que son cœur allait exploser tant ses battements s’accélérèrent.
La femme se retourna. Le solitaire put enfin distinguer ses traits. Un petit nez mutin, une bouche aux lèvres fines et roses, un teint de peau clair. Ses sourcils étaient fins, dessinés, comme si un calligraphe les avait fait jaillir de sa plume. Et ses yeux…
Gris. Mais… Pas le même gris brumeux des iris d’Erial… Non, une teinte bien plus… Métallique. Un triste sourire s’étira sur ses lèvres.


- Tu m’as trouvée…

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Dernière édition par Erial Alternost le Sam 12 Juil 2014 - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] L'Accomplissement [Seul] Jeu 10 Juil 2014 - 22:38




L'Accomplissement

Sister's Magic








Incapable de répondre quoi que ce soit, le solitaire se mit à prendre des inspirations saccadées. Une aura de magie l’entoura. De la neige tourbillonna autour de lui et celle se trouvant à ses pieds se changea instantanément en glace, produisant un froid sifflement.
Sans réfléchir, il tendit ses mains crispées comme des serres. Un blizzard souffla en direction de la femme vêtue d’un long manteau beige bordé de fourrure posé sur un débardeur blanc. Ses jambes étaient gainées d’un pantalon aussi blanc que ses bottes.
Alors qu’elle aurait dû tomber de la falaise, emportée par la neige, rien ne se passa et un vent contraire annula l’attaque.


- Lost Magic : Arc of Happening. J’ai élevé les probabilités pour que le vent marin se lève et contre le tien… C’est une magie pratique… J’influe sur le cours des événements… Bien sûr, je ne peux pas agir sur le règne animal, sinon chacun de tes muscles serait déjà paralysé par des crampes. Et toi, Erial ? J’ai entendu parler de tes dons d’usurpateur…, expliqua-t-elle de sa voix veloutée.

Il fronça les sourcils, réalisant soudain quelque chose d’étrange. La jeune femme savait qu’elle était suivie et connaissait le nom de celui qui en voulait à sa vie ? Bah, quoi qu’il en soit ! Il n’était pas ici pour palabrer !

- Bientôt tu ne pourras plus entendre grand-chose ! Ice Make : Freeze Lancer !

Il avait pris la position des Ice Makers avant de tendre ses bras, paumes vers l’avant, posées l’une sur l’autre. D’épaisses lances de glace avaient jailli. Elles vinrent se planter partout autour de la femme, impactant le sol. Certaines s’évanouirent dans la mer. Bizarrement, les projectiles s’étant approchés de l’adversaire avaient instantanément fondu.

- Arrête d’être si belliqueux. Ne veux-tu donc pas me connaître ? Dis-toi que tu ne pourras pas me toucher. Quoi que tu fasses.

Le brouillard de colère enveloppant l’esprit d’Erial se dissipa, ce dernier étant piqué dans sa curiosité. Il foudroya du regard la morte-vivante.

- Tu as raison. Parle. De toute façon, tu mourras après.


Elle rit doucement, nullement déstabilisée par l’acier tranchant des iris de son opposant.

- Quelle détermination ! pouffa-t-elle. La haine que tu ressens envers moi est d’une pureté… J’ai rarement vu ça. Suis-moi, le récit va être long. J’ai beaucoup de choses à te dire.

Avec une expression mystérieuse sur le visage, la femme frôla Erial et s’enfonça dans la forêt. Le solitaire, n’eut d’autre choix que de la suivre. Malgré sa méfiance, il n’aurait pas pris le risque de perdre sa trace.
Après avoir parcouru une dizaine de mètres, la jeune femme marmonna quelque chose d’une voix atone. Une lueur violacée émana soudain de deux géants de bois qui s’effondrèrent, ployant sous le poids de la neige qui avait recommencé à tomber, ne laissant comme vestige de leur existence que deux souches bien lisses. La Némésis de l’usurpateur se posa délicatement sur l’une d’entre elles et invita le jeune homme à faire de même d’un geste las de la main. Comme s’ils étaient là pour prendre le thé…
En s’asseyant, Erial remarqua la plate perfection des sièges improvisés. On aurait pu les mesurer : cent quatre-vingts degrés pile. Ce n’était pas naturel… Plissant les yeux, il réfléchit à ce qui avait été dit par la g*rce se tenant devant lui comme une princesse. « J’ai élevé les probabilités ». C’était donc ça… Les arbres s’étaient effondrés sous leur propre poids parce que cette chère dame l’avait décidé. Mais… Comment atteindre un tel degré de perfection ? Les chances d’obtenir une souche lisse comme la main devaient être tout bonnement…


- Infimes, finit-elle sur un ton à la fois doux et condescendant.

- Que… ?

- Non, je n’ai pas accès à tes pensées. Cependant, je les devine à partir de probabilités. Un regard me suffit à jauger les chances qu’a événement de se produire ou pas. Par exemple, il y avait 38% de chance que ces majestueux conifères tombent sous le poids de leur couverture blanche. Et pour le fait que les souches soient aplanies… C’est dû à un merveilleux... Coup de chance ! La probabilité était de six sur cent. Je n’ai pu l’élever que de soixante-dix pour cent. Enfin, ce n’est que réactions en chaîne et autres principes complexes, tu n’arriverais même pas à appréhender la moindre notion. Bref, passons. Je me nomme Irina. Mais on me connaît aussi sous le nom de Fortuna, épilogua-t-elle.

Fortuna… Fortuna…
Erial avait déjà entendu cette épithète. Sûrement dans une taverne, de la bouche d’un groupe de roublards se croyant bandits de grand chemin. Mais il ne connaissait rien de cette femme, juste qu’elle était un mage noire dotée d’une magnifique crinière blanche et ondulée. Frustré, l’usurpateur inspira un grand coup. Il ne servait à rien de se prendre la tête pour le passé. Elle se trouvait là. Irina.
Comme c’était étrange de mettre enfin un nom sur une tête haïe depuis toujours, sur un fantôme d’autrefois, sur cette immonde sal*pe dont le souvenir était gravé dans la mémoire d’Erial !


- Je me fous de ta magie, t’auras même pas le temps de l’utiliser, tout à l’heure.


L’ennemie éclata de rire. Un rire cristallin, pur. On aurait dit celui d’une dame de la haute société. Le genre de snobinarde qui vous prend de haut, car, de toute façon, vous n’êtes pas riche, donc vous êtes ignorants et ne valez rien.

- Bon, allons à l’essentiel. La personne que… (elle hésita) ton paternel a tué était mon compagnon.

- C’était un accident ! Un accident tout bête ! réagit immédiatement son interlocuteur.

- Oui, oui, je sais. En fait, que mon amant trépasse, je m’en fichais comme d’une guigne. Le combat s’est engagé parce que je le voulais. J’ai attaqué la première. A vrai dire, j’ai même apporté mon aide à l’éboulement après que le sort ait impacté le mur minéral, annonça-t-elle d’un ton naturel, celui que l’on utilise pour raconter des potins.

Confusion. Juste, confusion.

- Mon concubin était un de ces vils, travaillant pour les guildes noires, ironisa-t-elle. Ainsi, j’ai pu trouver deux de ses connaissances pour m’aider à le « venger ». Cela s’est passé comme je l’avais prédit. Ces deux brutes croupissent en enfer, et moi, je les nargue contente de les avoir utilisés pour mes desseins, huhu.

Irina avait croisé les jambes et appuyé son coude sur la plus haute. La femme posa son menton au creux de sa paume, fixant le mage aux cheveux capricieux d’un regard doux.
Monstrueuse. Cette pauvre fille était la lie de l’humanité. Un véritable concentré de malfaisance à l’état pur.


- J’avais le désir d’assassiner tes parents… Leur donner un juste châtiment pour avoir abandonné leur fille aînée…, chantonna-t-elle, balançant sa tête de droite à gauche.

- Tu… ?

- Bien vu, frérot. Je suis Irina Alternost. Ta sœur.

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MessageSujet: Re: [FB] L'Accomplissement [Seul] Ven 11 Juil 2014 - 15:45





L'Accomplissement

Tourmente


"La jalousie... Un sentiment parfois noble, car allant de paire avec l'amour. Mais aussi un sentiment qui pousse aux pires excès, aux pires bassesses, qui sert d'excuses aux gens pour commettre leurs méfaits."

Tatta hitotsu no houhou by Iuchi Maiko on Grooveshark







Cette révélation, conjuguée à la mise en scène parfaite d'Irina, le ton de sa voix, son vocabulaire, passé de soutenu à familier... Fit tout bonnement exploser Erial qui frémit avant de lever et de se jeter sur sa sœur, poussant un cri de rage...
Elle le cueillit en plein vol d'un coup de pied dans l'abdomen. Le pauvre n'avait rien vu venir. Il fit un roulé-boulé à l'atterrissage avant d'être freiné par la neige. La chance semblait être avec le solitaire : il n'avait pas été stoppé plus... Sèchement ; par un arbre, ou quelque chose du genre.


- Tu ne m'auras pas non plus au corps-à-corps... Je peux voir toutes les possibilités qui s'offrent à moi en une fraction de seconde. C'est comme si le temps s'arrêtait. J'évalue la meilleure solution et la mets en place, lâcha-t-elle, l'air ennuyé.

Le jeune homme se redressa, crachotant de la neige, ses habits couverts d'eau sous sa forme la plus douce et d'épines de divers végétaux. Le visage tordu par la colère, il écrasa son poing contre sa paume, si fort qu'une douleur aiguë en découla. Une sorte de vortex de froid dont le point de convergence se trouvait au niveau des mains d'Erial se forma. Le sifflement lancinant, typique de cette magie se fit entendre. La complainte de la glace.

- ICE MAKE : GEYSER !

Il frappa le sol de toutes ses forces. Des pics de glace en jaillirent, d'abord, plutôt petits, juste devant lui, puis de plus en plus grands à mesure que la distance avec la cible s'amenuisait. Enfin, un gigantesque pic de glace, dentelé, ciselé, apparut sous les pieds de l'aînée. Irina fut projetée violemment et atterrit (étrangement) au sommet d'un arbre couvert de neige. Sa chute amortie, elle avait tout de même été blessée par le tranchant de la glace, frôlant l'empalement. En effet, si Erial créait un son geyser de glace alors que la cible chutait, celle-ci, au lieu d'être éjectée, s'empalerait, mourant sur le coup. À noter.
Il courait en direction de sa sœur, quand, tout à coup, la sylve s'embrasa, le piégeant au centre d'un cercle formé par des sapins incandescents. On entendit un ricanement. Aussi, le solitaire fut pris de vertiges, l'air qu'il inspirait n'avait rien de bon.
Le mage usurpateur remarqua que la fumée de tous les foyers était dirigée... En plein sur lui ! Ainsi, elle voulait l'étouffer...
Erial utilisa la Yuki no Mahô afin de disperser la fumée, mobilisant une bourrasque de neige autour de lui. Après cela, il utilisa son Ice Nova pour geler la zone et affaiblir les flammes. Il courut vers la source du rire.
Il apercevait à présent, derrière les troncs calcinés, le visage de la dénommée Fortuna, à présent grimaçant, suintant de méchanceté. Sa véritable nature exposée au grand jour !




- Tu sais, Ery, Papa et Maman n'étaient pas aussi parfaits que tu sembles le croire. Ils m'ont abandonné à la naissance. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient trop jeunes pour s'occuper de moi. (elle hurlait à présent). Le fardeau d'un enfant, c'était trop pour eux ! Ah oui, bien sûr ! C'est bien mieux de lâchement abandonner le fruit de ses entrailles au milieu de la nature ! Comme ça, on oublie ! Pourquoi t'ont-ils gardé, toi ? Hein ? Rien que pour ça, je te hais !

Non ! Pour Erial, le fait que ses parents soient aussi mauvais était inconcevable ! Cette vipère mentait ! Sur toute la ligne ! Elle voulait le manipuler, pour sauver sa misérable peau.
Un blizzard teinté de pourpre se leva. La marque de l'Arc of Happening. Une fois encore, Irina avait fait se lever le vent du Nord.
Jalouse.
La jalousie... Un sentiment parfois noble, car allant de paire avec l'amour. Mais aussi un sentiment qui pousse aux pires excès, aux pires bassesses, qui sert d'excuses aux gens pour commettre leurs méfaits.
Le mage usurpateur, piégé dans cette tourmente hivernale, vit son champ de vision être drastiquement réduit. Il ne voyait plus qu'un vortex neigeux se situant à deux ou trois mètres de lui. Les végétaux se firent ombres dansantes, modifiant leur apparence au gré des déplacements d'air. Irina, quant à elle, se confondait avec celles-ci.
Soudainement, les torrents de neige qui s'abattaient sans relâche sur le champ de bataille commencèrent à cingler le visage du solitaire. Un choc, plus violent, fit tituber Erial, déjà déstabilisé par la force du blizzard violacé.
Puis, sans crier garde, le vent l'assaillit, comme s'il charriait des cailloux. Quoique... Plissant les yeux, le jeune homme à la chevelure extravagantes observa des grêlons de taille variée être malmenés, emportés par l'événement qu'Irina avait fait se produire. Un de ces projectiles vint s'écraser sur le viasge d'Erial. Un autre. Encore un. Sa « malchance » fit que chacun des balles de glace l'impactèrent à la tête, au cou, aux mains, mais aussi aux genoux bref au niveau des parties découvertes ou naturellement fragiles.
La face tuméfiée, méconnaissable, le vengeur, pantelant, utilisa une nouvelle création.


- Ice... Make... Armor, parvint-il à articuler.

Une véritable armure digne d'un chevalier moyenâgeux se forma autour du jeune homme. Bientôt, ses pieds, ses jambes, ses bras, son torse, sa nuque et enfin, son visage furent recouverts de pièces de glace.
Grâce à son accoutrement, les pauvres grêlons rebondissaient mollement sur son corps. Erial entreprit de marcher en face de lui pour sortir de la zone de blizzard. Chaque pas représentait un effort titanesque. Mais le solitaire tint bon.
Quand le bruit d'impact des projectiles mauves s'évanouit, le mage usurpateur fit disparaître sa protection et s'effondra à quatre pattes sur une congère.
Irina se tenait devant lui, le toisant.


- À ton avis, quelle est la probabilité que le sol sous tes pieds s'effondre... ? Qu'un arbre vienne t'écraser ? Ou, mieux, qu'une météorite, ayant pile la bonne taille pour te tuer sans causer aucun autre dommage sur moi ou cette forêt, s'écrase à sur toi à cet instant ? railla-t-elle.

La grande sœur fit quelques pas et se tourna vers le ciel.

- Tout ça... Je peux le faire ! Et je pense que la météorite t'irait, conclut Fortuna, d'un ton dénotant la façon dont elle était imbue d'elle-même.

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MessageSujet: Re: [FB] L'Accomplissement [Seul] Ven 11 Juil 2014 - 15:59





L'Accomplissement

On a ce que l'on mérite...


"Un hurlement strident retentit, faisant s’envoler les charognards qui déjà se massaient autour de la scène."

Tatta hitotsu no houhou by Iuchi Maiko on Grooveshark









Erial tenta à ce moment-là de se relever, mais une botte s'écrasa avec force sur son dos. Il laissa s'échapper un petit cri où se mêlait surprise et douleur. La congère virait au rose à cause des crachats sanglants du solitaire.
Il vit du coin de l'œil, la silhouette de cette espèce d'enfant indigne tendre ses bras flous vers le ciel. La lueur améthyste apparut. Mais cette fois ci, elle nimbait tout le corps d'Irina Alternost. Cette dernière renversa la tête.
Trop faible pour fuir, le jeune homme parvint à se retourner sur le dos.
Il vit ce voile gris couvrir le ciel. Un gris comme ses yeux. Un gris, mystérieux, un gris que l'on pouvait presque voir onduler, que l'on s'imaginait tourbillonner. Elle était hypnotique cette couleur. Un océan de mystère où des vagues oniriques retenaient l'attention. Un gris à la fois léger, fuyant et épais. Gris brouillard. Gris Erial.
Mais la couleur de la spiritualité, le violet, tâcha ce ciel uniforme. Tâcher ? Ou purifier ?
La couleur intruse devint plus vive, elle infecta le reste du firmament qui devint mauve.
Peur. Erial avait peur. Peur de découvrir ce qu’il se cachait derrière le voile ténu. Peur de l’inconnu, du mystère. Peur d’affronter la clarté du jour. Peur de la lumière. La lumière qui vous mettait à nu. La lumière qui vous révèle. Elle vous révèle à vous-même comme aux autres… On était si bien, caché derrière ces fenêtres teintées.

Le violet tomba comme une goutte. Une goutte divine venue pour chasser le gris d’Erial. A mesure qu’elle s’approchait, le solitaire se questionnait sur lui-même. L’instant était bien choisi pour un petit bilan personnel. Qu’avait-il fait de sa vie ? Quel avait été ses objectifs ? Les avait-il accomplis?
Réponse synthétique : durant ces vingt années d’existence, le jeune homme avait enchaîné les drames puis avait poursuivi une quête de vengeance qui allait se solder par un échec. Echec. Ce mot résonna au plus profond de lui. Ses tripes, son esprit puis sa gorge. Un mot qui sonna. Un cri déchirant, un cri portant tout le désespoir d’une vie avec lui.  
La sœur fit volte-face, déconcentrée par le hurlement.
L’objet céleste continuait sa chute. Plus que quelques dizaines de mètres.
Le frère ferma les yeux. Échec…
Sa dernière pensée fut ironique. Comment gaspiller une vie en dix leçons ? Tout d’abord, faites en sorte qu’une pauvre tarée réduise à néant votre foyer. Puis, faites vous recueillir par un couple des plus parfaits. Tuez-les accidentellement. Mettez la faute sur l’autre folle. Errez pendant quelques années comme un con. Rencontrez un psychopathe fanatique. Faites un pacte avec lui. Mais n’oubliez pas de faire de jolies promesses à une jeune femme innocente, histoire de vous donner de faux espoirs. Trahissez la confiance de cette fille et allez gaiement détruire la pouffi*sse du début (entre temps, vous pouvez également massacrer un troupeau de malfrats avec une politicarde schizophrène). Echouez et regardez toute votre misérable vie défiler durant vos derniers instants. Bravo, vous avez fait ça pour rien et une place bien chaude vous a été réservée en Enfer !
Un sifflement. Un choc produisant un bruit de fin du monde.
Mais pourquoi donc n’avait-il pas mal… ?


Une odeur de brûlé vint chatouiller les narines d’Erial. Le feu de l’Enfer ?
Il rouvrit les yeux après avoir tourné sa tête vers la source de cette fragrance.
Un petit cratère fumant, parfaitement rond (encore une manipulation de cette illusion nommée « hasard »), se trouvait à quelques centimètres de lui.
Il écarquilla les yeux.
Ce n’était pas passé loin.
Le solitaire entendit sa sœur pester, lâcher des jurons qu’il n’aurait jamais cru entendre de sa bouche. Comme quoi les apparences sont trompeuses.
Le jeune homme se redressa sur ses jambes tremblotantes à cause d’un mélange de douleur d’émotion et de fatigue.
Irina se rua vers Erial, en poussant un grognement. Il fit de même, mobilisant ses dernières ressources. Une faux se matérialisa entre ses mains.
L’attaque ne fut pas annulée, comme on aurait pu s’y attendre. Il y eut même phénomène tout à fait hallucinant.
La scène se passa au ralenti. Irina tenait trois aiguilles dans chacun de ses poings fermés, de manière à ce que les pointes ressortent entre ses doigts. Les pieds bottés de la fratrie foulaient la neige avec la même rage. Mais l’un deux perdit l’équilibre. L’un deux manqua de « chance », tandis que l’autre lançait son attaque.
On entendit un répugnant bruit, on sentit d’immondes vibrations se répercuter dans tout son être. Comme si le coup avait été porté à mains nues.
A travers la glace, Erial sentit les couches de la peau rompre, les muscles se déchirer comme un quart de viande, l’os résister une fraction de seconde puis rompre. L’opération se répéta à l’envers.
L’avant-bras s’envola, lâchant les tiges métalliques en plein vol. Une de ces aiguilles se ficha en plein dans l’œil droit de la félonne.
La faux retomba sans un bruit, amortie par le manteau neigeux.
Un hurlement strident retentit, faisant s’envoler les charognards qui déjà se massaient autour de la scène.
Irina s’effondra.
Erial s’avança, tremblotant.
Elle n’allait pas mourir de cette blessure, son moignon étant gelé, il n’y allait avoir aucune perte de sang.
Il retira l’aiguille plantée dans le globe oculaire de sa sœur. Celui-ci suivit, provoquant un nouveau cri de douleur.


- Je me suis fait une promesse à moi-même. Teindre tes cheveux en rouge. Désolé, mais tes cris ne suffiront pas à combler des années de désespoir.

Tandis que la femme pleurait de son unique œil, son frère lança l’autre au loin pour pouvoir utiliser l’aiguille de son aînée. Il la cloua sur place avec des mignons bracelets sortant du sol pour venir entourer ses articulations et se ré-ancrer sur la terre.
Après s’être accroupi, il planta froidement l’aiguille dans la veine jugulaire de sa victime et remua le tout pour y créer un joli trou. Aucune émotion ne l’avait encore assailli.
Dans son autre main naquit une coupe en glace. Erial retira l’aiguille et disposa la coupe de façon à ce qu’elle récolte tout le sang qui jaillissait à la manière d’un geyser.
Quand il en eut assez, il déversa le contenu du récipient sur cette crinière blanche qui l’avait nargué des années durant.
Soulagé, il expira longuement, souriant.

Le solitaire se redressa et fixa la femme d’un regard aussi dur que le diamant, mais aussi cruel que l’acier. Irina arrivait à peine à rester consciente.


- Je vais te laisser te vider de ton sang. Si tu as de la chance, cela coagulera. Si jamais c’est le cas, tu mourras de faim et de soif car je t’ai immobilisée. Enfin, de toute façon, la chance semble avoir tourné, annonça-t-il.

Et il se détourna, tandis que la jeune femme le suppliait faiblement, tentant de l’attendrir en évoquant leurs liens fraternels. Erial faisait la sourde oreille. L’utilisatrice de l’Arc of Happening commença alors à le menacer, à l’insulter de tous les noms.
Puis elle se tut. Sûrement s’était-elle évanouie, ayant gaspillé trop d’énergie.


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Dernière édition par Erial Alternost le Mer 29 Oct 2014 - 4:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [FB] L'Accomplissement [Seul] Ven 11 Juil 2014 - 16:07





L'Accomplissement

Épilogue








Le solitaire s’assit sur un rocher, au bord de la rivière. Il regarda l’onde s’écouler en douceur.
Sorti de la transe de l’action, il sentait le contrecoup émotionnel remonter.
Il venait de tuer sa sœur. Il en était heureux. Il avait accompli son rêve le plus cher. Tuer. C’était donc ça son rêve ?
Et ses parents. Oui, ses parents. Irina n’avait pas l’air de mentir, quand on y repenser. Etait-il le fils de lâches ?
Qu’en penserait Isalia qu’il avait si impunément trahi ?
Ces interrogations, et bien d’autres encore, tourbillonnèrent dans l’esprit d’Erial qui prit sa tête entre ses mains, ce qui le fait souffrir : les multiples ecchymoses dues aux grêlons de sa sœur n’allaient pas disparaître de si tôt. Une moue désespérée s’afficha sur son visage, tandis que son âme brulait d’un feu de joie. Malsaine euphorie intérieure. Mélancolie pleine de remords extérieure.
Des larmes coulèrent. Mais était-ce des larmes de joie ? Ou des larmes de tristesse ? Le jeune homme n’aurait pas su le dire… Et cette pensée-là produisait encore plus de chagrin.
Il n’y avait pas été de main morte. Il l’avait laissée se vider de son sang sans aucun état d’âme… Au final, le solitaire valait-il mieux que Fortuna ?
Cette dernière question entraîna un événement auquel il ne s’attendait pas.
Erial sentit que quelque chose n’allait pas… Une sensation étrangère… La même chaleur que produit l’ingestion d’un alcool fort… Au niveau du sternum. Et la chaleur se mouvait. On aurait dit qu’elle tournoyait.
L’étrange jeune homme tenta de se redresser, mais fut rabattu au sol par une vive douleur.
Bientôt, la chaleur s’étendait à tout son corps, plus forte. Les tournoiements se firent plus violents. Le mage avait l’impression qu’une tempête de sable brûlant se déchaînait en lui. La gorge asséchée, transpirant à grosses gouttes, il semblait que son explosion était imminente, qu’il allait être dévoré par un feu intérieur (et pas au sens figuré !).
Le souffle court, Erial roula sur la pierre sur laquelle il s’était étalé. Le minéral lui sembla fondre à son contact. Le solitaire geignit.
Il tomba dans le lit de la rivière. L’eau, s’il avait été debout, lui serait arrivé à la taille. Se cognant contre les pierres au fond du cours d’eau, le solitaire ne fut pas rafraîchi par l’élément aqueux.  Ce fut le contraire qui se produit. Le corps de l’assassin semblait chauffer l’eau ! Pire encore, il ne pouvait plus bouger ! Tétanisé, il ne pouvait qu’observer la surface ondulante de l’eau.
Mourir après avoir évité une météorite ? Trépasser bêtement après avoir accompli de véritables exploits peu avant ?
Franchement… Qu’est-ce qu’il se passait… ?
Se vidant de son air, Erial commença à paniquer. Ce n’est qu’au moment où il perdit conscience qu’il s’en rappela.
Galuna. L’orbe. Il s’était éveillé.


Une brise silencieuse souffla sur les cheveux bleutés. C’était un bleu plutôt clair. Un bleu froid. Glacé.
L’eau provenant du rapide situé en amont produisait un doux bruit en s’infiltrant dans les galets où ce corps était échoué. Le visage tuméfié avait pris une teinte pâle. Les lèvres avaient commencé à bleuir. Seules ses épaules et ce qui se trouvait au-dessus étaient à l’air libre.
Un gargouillis peu ragoûtant monta des entrailles de cet amas de chairs humides. Il s’animait !
Le solitaire cracha de l’eau, puis se mit à tousser en traînant son corps hors de l’eau. Erial prit de grandes inspirations. Il passa une main affaiblie dans ses cheveux puis palpa son visage, comme pour vérifier quelque chose.
Paradoxalement, l’unique action que lui dictaient ses désirs était la suivante : boire. Ainsi, il rampa jusqu’à l’eau et créa un verre en glace par réflexe. Il s’apprêtait à le plonger dans le liquide lorsqu’il remarqua deux choses : la fluidité avec laquelle il avait matérialisé la glace et son reflet. Fronçant les sourcils, Erial se pencha et s’examina sous toutes les coutures.
Bleu. Juste bleu. Monochrome.
Où était passée la magie de neige ?
Il tenta de manipuler la poudreuse qui couvrait la zone. Rien ne se passa.
Le solitaire fit rapidement le lien une fois qu’il se fut remis en route : l’orbe l’avait modifié. Il l’avait bloqué sur la dernière magie utilisée.
Ainsi, Erial était devenu un Ice Maker…
Ce n’était pas pour lui déplaire. Il affectionnait particulièrement cette magie.
Souriant, le solitaire modela quelque chose au creux de sa main.
Le symbole de Fairy Tail.
Son sourire retomba à l’évocation de sa destination. Il allait devoir affronter Isalia.

Ce qu’il ne savait pas, c’est que, non loin de là… Une femme se relevait. Erial l’avait déconcentrée, tout à l’heure. C’est pour ça qu’elle ne l’avait pas touché.
Faire tomber une météorite… Un événement impossible… Le provoquer coûtait à Irina une période de malchance… Ainsi, elle avait glissé, permettant à son frère haï de la vaincre. C’est également à cause de ça qu’elle avait perdu son œil. Ce cruel mage l’avait laissée pour morte…
La pauvre tentait de s’enfuir après s’être libérée. Mais, affaiblie, elle n’aurait pas pu tenir longtemps. C’est un autre utilisateur de magie qui l’avait trouvée.
Cette personne avait dit appartenir à Dark Dragon. Il avait recruté Fortuna.
Et le jeu de vengeance recommençait…


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